SECRETAIRE GENERAL

 

 

 

La situation au Moyen-Orient Question de Palestine-Rapport du Secrétaire général*

RAPPORT DU SECRETAIRE GENERAL SUR LA SITUATION AU MOYEN-ORIENT ET LA QUESTION DE PALESTINE (Doc Word)

CONSEIL DE SECURITE : LE RETOUR AU CALME DANS LA REGION DU MOYEN-ORIENT CONTRIBUERAIT A LA POURSUITE DES NEGOCIATIONS DE PAIX

LES RECENTS DEVELOPPEMENTS DANS LA REGION EVOQUES PAR L'OBSERVATEUR DE LA PALESTINE DEVANT LE COMITE POUR LES DROITS DES PALESTINIENS

LE SECRETAIRE GENERAL EVOQUE LA SITUATION AU MOYEN-ORIENT, EN AFGHANISTAN ET EN IRAQ LORS DU SOMMET DE L'ORGANISATION DE LA CONFERENCE ISLAMIQUE

Déclaration que M. Kofi Annan a faite devant l'Assemblée générale lors de la reprise le 20 octobre dernier de sa dixième session extraordinaire d'urgence 

L'ASSEMBLEE GENERALE ADOPTE UNE RESOLUTION PAR LAQUELLE ELLE CONDAMNE LA VIOLENCE A JERUSALEM ET DANS LES TERRITOIRES PALESTINIENS OCCUPES

Le Secrétaire général

La situation au Moyen-Orient- Suite 2-

 

Kofi Annan estime qu'il y a une tendance générale des parties à vouloir se réunir ce weekend en Egypte.

13 oct. - Un porte-parole de l'ONU a indiqué que, de l'avis du secrétaire général Kofi Annan, DOSSIERSlement en Israël et dans les territoires palestiniens, il y avait une tendance générale des parties israélienne et palestinienne à vouloir se réunir ce weekend en Egypte. Le secrétaire général a passé la journée à Jérusalem, où il a eu des entretiens avec les responsables politiques israéliens, ainsi que des conversations téléphoniques avec "d'autres parties concernées" de la région, avant de se rendre à Gaza pour un nouvel entretien avec le chef de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat.

Kofi Annan interrompt sa visite au Liban pour revenir en Israël.

12 oct. - Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a interrompu sa visite au Liban pour revenir d'urgence ce soir en Israël, à la suite des graves incidents qui se sont déroulés aujourd'hui sur la rive occidentale et à Gaza.

Kofi Annan poursuit sa navette diplomatique dans la région.

11 oct. - Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a poursuivi sa navette diplomatique entre Jérusalem et Gaza, où il aura eu de nouveaux entretiens avec Ehud Barak, le Premier ministre d'Israël, et Yasser Arafat, chef de l'Autorité palestinienne. Il a également rencontré une nouvelle fois aujourd'hui Igor Ivanov, chef de la diplomatie russe. Le secrétaire général s'efforce de ramener les protagonistes israéliens et palestiniens à la table des négociations. Un porte-parole de l'ONU a précisé qu'en raison de son emploi du temps chargé, le secrétaire général devait remettre de 24 heures sa visite au Liban, initialement prévue pour le 11 octobre.

Kofi Annan optimiste après ses entretiens avec MM. Barak et Arafat.

10 oct. - Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, s'est déclaré "optimiste" après les entretiens qu'il a eus au cours des dernières 24 heures avec le Premier ministre d'Israël, Ehud Barak, et le Président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat. Lors d'une conférence de presse donnée cet après-midi à Jérusalem à l'issue d'une réunion avec M. Barak, le secrétaire général a réitéré sa détermination de "travailler avec toutes les parties concernées pour briser le cycle de la violence et reprendre le processus de paix". Arrivé hier après-midi en Israël, M. Annan s'est entretenu à plusieurs reprises avec les dirigeants israéliens à Jérusalem et Tel-Aviv et le Président Arafat à Gaza, ainsi qu'avec le responsable de la diplomatie russe également présent en Israël, Igor Ivanov. Malgré une certaine décrispation sur le terrain, les risques d'affrontement entre Israéliens et Palestiniens demeurent réels.

Kofi Annan en Israël: il faut que la négociation reprenne ses droits.

9 oct. - Il faut que la négociation reprenne ses droits, a affirmé à son arrivée à Tel Aviv le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan. Après avoir souligné que le but de son voyage était d'examiner avec les dirigeants des deux parties les moyens de trouver une solution à la crise qui déchire la région, le secrétaire général a eu un premier entretien avec le ministre israélien des affaires étrangères, Shlomo Ben Ami. Il devait se rendre ensuite à Gaza pour y rencontrer le Président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat. Le 10 octobre, M. Annan devrait rencontrer le Premier ministre d'Israël, Ehud Barak. Dans un communiqué publié hier, M. Annan a justifié sa visite inopinée dans la région par sa volonté de n'épargner aucun effort destiné à réduire les tensions dans la région et à remettre le processus de paix sur rails.


A la suite du retrait israélien du Liban, le Secrétaire général a entrepris un périple qui doit le mener dans sept nations du Moyen-Orient pour remercier les gouvernements de leur appui à une transition en douceur au Liban et recueillir leurs conseils sur la manière de consolider la paix dans ce pays.

Le Secrétaire général est arrivé au Maroc le samedi, 17 juin où il a été reçu en audience par Sa Majesté, le Roi Mohamed VI, à Rabat. Les deux hommes ont eu un entretien privé d'une heure environ. Le Secrétaire général a ensuite assisté à un déjeuner offert par le Roi dont l'hôte était le Ministre des affaires étrangères du Maroc, M. Mohamed Benaissa.

Dans le courant de l'après-midi, le Secrétaire général a pris la route pour Casablanca où il a rencontré le Prince héritier Abdullah bin Abdul Aziz Al Saud d'Arabie saoudite. Il a remercié le Prince saoudien pour ses conseils et son appui dans le Sud-Liban et déclaré qu'il espérait que le retrait par Israël du Liban conduira à des progrès dans les parties syrienne et palestinienne du processus de paix au Moyen-Orient.

Le Secrétaire général a quitté Casablanca tôt dans la soirée et a pris l'avion durant la nuit pour l'Iran. Il est arrivé dans la capitale iranienne, Téhéran, dimanche 18 juin.

AU COURS DE SA VISITE OFFICIELLE EN SYRIE, LE SECRETAIRE GENERAL RENCONTRE BASHAR AL-ASSAD, LE NOUVEAU SECRETAIRE GENERAL DU PARTI BAATH ET COMMANDANT EN CHEF DES FORCES ARMEES

Le Secrétaire général et sa délégation sont arrivés à Damas, jeudi 22 juin dans l'après-midi. A son arrivée, il s'est adressé brièvement à la presse. Le soir même, il a rencontré M. Bashar Al-Assad, Secrétaire général du parti Baath et Commandant en chef des Forces armées. Il a également rencontré M. Farouk Al- Shara, Ministre des affaires étrangères, et ont eu ensemble un dîner de travail. Vendredi matin, M. Annan a visité les bureaux des Nations Unies à Damas pour s'adresser au personnel de la Force des Nations Unies chargée d'observer le dégagement (FNUOD), qui surveille la zone de séparation entre Israël et la Syrie sur le plateau du Golan, le remerciant pour son appui au cours des récents développements au Sud-Liban. Il a tenu une dernière réunion avec le Ministre syrien des affaires étrangères, M. Al-Shara, avant de donner une conférence de presse conjointe à l'aéroport de Damas.

Concernant la plainte du Liban contre les incursions israéliennes le long de la frontière au sud du pays, le Secrétaire général a déclaré qu'une équipe mixte israélo-Nations Unies se trouvait aujourd'hui à la frontière et il a émis l'espoir qu'à la fin de la journée, on l'informera que toutes les violations présumées ont été éliminées. Il a ajouté qu'il avait donné des instructions à la Force intérimaire des Nations Unies au Liban pour faire un rapport sur les questions liées à la situation à la frontière, ce dimanche 25 juin et ensuite chaque dimanche, afin que le Conseil de sécurité puisse être régulièrement informé de toute violation éventuelle par chacune des parties.

Le 23 juin dans l'après-midi, le Secrétaire général s'est envolé pour Bâle (Suisse), où il devrait commencer demain une visite officielle dans quatre pays européens.

"NOUS AVONS BESOIN DE VOUS, DE VOS BONS OFFICES ET DE VOS EFFORTS POUR FAIRE AVANCER LE PROCESSUS DE PAIX", DECLARE YASSER ARAFAT AU SECRETAIRE GENERAL

En quittant Jérusalem pour Damas, le Secrétaire général s'est rendu à Ramallah pour y rencontrer M. Yasser Arafat, Président du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) et Président de l'Autorité palestinienne. M. Arafat a remis au Secrétaire général la médaille de Bethléem 2000, distinction réservée normalement aux chefs d'Etat en visite officielle.

Le Secrétaire général a informé M. Arafat des derniers développements de la situation au Sud-Liban. Les deux hommes ont ensuite évoqué l'état du processus de paix au Moyen-Orient. Au cours de la conférence de presse tenue à l'issue de la rencontre, M. Arafat a déclaré que les Palestiniens ne veulent que la pleine mise en oeuvre des accords existants.

"M. le Secrétaire général", a-t-il conclu, "nous avons besoin de vous, de vos bons offices et de vos efforts pour faire avancer le processus de paix". Le Secrétaire général a répondu que les Nations Unies continueront à appuyer les efforts de médiation des États-Unis par tous les moyens possibles.

Le Secrétaire général et sa délégation ont ensuite pris la route pour Amman en Jordanie d'où ils ont décollé pour Damas en République arabe syrienne.

KOFI ANNAN: AUJOURD'HUI EST UN JOUR D'ESPOIR POUR LE MOYEN-ORIENT

Aujourd'hui est un jour d'espoir pour l'ensemble du Moyen-Orient, a affirmé le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, en confirmant officiellement le 16 juin le retrait israélien du Sud Liban.

Lors d'une conférence de presse impromptue, M. Annan a indiqué que désormais il appartenait à la Force intérimaire de l'ONU au Liban (FINUL) d'aider le gouvernement et les forces armées libanais à assumer leurs responsabilités le long de la frontière et dans la région évacuée par Israël. Il a aussi exprimé l'espoir que la fin du retrait israélien, en conformité avec la résolution 425 du Conseil de sécurité, encouragerait les pays de la région à accélérer le rythme des négociations des traités de paix entre eux, en application des résolutions pertinentes du Conseil de sécurité.

Le secrétaire général a par ailleurs annoncé qu'il s'envolerait ce soir pour la région afin de voir "ce que l'ONU peut faire pour consolider l'acquis d'aujourd'hui".

Pour sa part, l'émissaire spécial de l'ONU pour le Proche-Orient, Terje Roed-Larsen, a précisé en réponse aux questions que d'ici la mi-juillet la Force de l'ONU au Sud Liban devrait compter 5.600 hommes, soit environ 1000 de plus qu'à l'heure DOSSIERSle. Ils prendraient immédiatement position dans les zones évacuées par l'Etat hébreu. M. Roed-Larsen a aussi exprimé l'espoir que la confirmation d'aujourd'hui du retrait israélien inciterait d'autres pays à contribuer des contingents à l'ONU, pour porter éventuellement à 8.500 le nombre des casques bleus dans la région.


LE SECRETAIRE GENERAL ET LE PRESIDENT EGYPTIEN DISCUTENT DU RETRAIT D'ISRAEL DU SUD-LIBAN ET DU PROCESSUS DE PAIX AU MOYEN-ORIENT

Le Secrétaire général est arrivé de Téhéran au Caire dans la soirée de dimanche 18 juin. Il a eu un entretien avec le Ministre des affaires étrangères de l'Egypte, M. Amre Moussa et discuté des derniers développements de la situation au Sud-Liban au moment où le Conseil de sécurité discutait, à New York, d'un projet de texte approuvant sa confirmation du retrait complet par Israël du Liban. Les deux hommes ont soulevé un certain nombre de questions notamment l'impact des sanctions sur la population civile en Iraq et la réforme du Conseil de sécurité. A la suite de cet entretien, ils ont donné une conférence de presse commune. Le Ministre des affaires étrangères a ensuite offert un dîner en l'honneur du Secrétaire général

Lundi 19 au matin, le Secrétaire général a eu un entretien avec le Président de l'Égypte, M. Hosni Mubarak avant de quitter le pays pour le Liban. Ils ont discuté du retrait des troupes israéliennes du Sud-Liban, du processus de paix au Moyen-Orient, de l'Érythrée et de l'Éthiopie, ainsi que des autres questions concernant l'ONU.

Plus tard dans la journée, le Secrétaire général s'est envolé pour Beyrouth au Liban.


LE SECRETAIRE GENERAL EVOQUE LE ROLE DU HEZBOLLAH AU LIBAN AVEC LE MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES DE L'IRAN

Le Secrétaire général est arrivé en Iran, dimanche 18 juin et a rencontré le Ministre des affaires étrangères, M. Kamal Kharrazi. Les deux hommes ont discuté des plaintes formulées par le Liban concernant les empiètements d'Israël sur le sol libanais. Le Secrétaire général s'est dit convaincu que ces problèmes trouveraient une solution et souligné que maintenant qu'il avait confirmé le retrait d'Israël, tout empiètement serait porté à son attention par les forces des Nations Unies ainsi qu'à l'attention du Conseil de sécurité et du monde entier.

Les discussions ont également porté sur le rôle émergent du Hezbollah au Liban, du point de vue politique, économique et social. Ont été abordées les questions de la transition politique qui a eu lieu en Syrie, des efforts de paix en Afghanistan et de la sécheresse dans ce pays qui complique les efforts visant à contrôler le commerce illicite des drogues.

Le Secrétaire général a eu un entretien avec le Président de l'Iran, M. Seyed Mohammad Khatami et avec le Chef suprême, l'Ayatollah Ali Hosseini Khameini. Le Ministre des affaires étrangères a offert un déjeuner en l'honneur du Secrétaire général avant son départ pour l'Egypte au courant de l'après-midi.


KOFI ANNAN S'ENTRETEINT AVEC LES DIRIGEANTS LIBANAIS A BEYROUTH

Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a poursuivi son périple moyen-oriental en arrivant le 19 juin à Beyrouth, au Liban, en provenance du Caire. Selon un porte-parole de l'ONU, M. Annan s'y est entretenu avec le Président libanais Emile Lahoud et le Premier ministre Salim El-Hoss de la question du retrait israélien du Sud Liban. M. Anann a précisé à cette occasion que les parties avaient encore des problèmes avec le tracé par l'ONU de la "ligne bleue", c'est-à-dire la ligne de retrait, qu'il ne fallait pas assimiler à la ligne de démarcation dont le tracé relève de la responsabilité des Etats. M. Annan a par ailleurs expliqué qu'il avait été en mesure de confirmer le 16 juin le retrait israélien du Sud Liban, en conformité avec la résolution 425 du Conseil, mais que la question des violations ultérieures de ce retrait constituait un problème différent qu'il fallait porter à l'attention de l'ONU. Pour l'instant, a-t-il ajouté, le rôle de la Force intérimaire de l'ONU au Liban (FINUL) était de garantir la paix et la stabilité dans la région.

Le secrétaire général s'est ensuite rendu à Naqoura, siège de la FINUL au Sud Liban, avant de revenir à Beyrouth. Le Liban constitue la quatrième étape de la tournée de M. Annan dans la région, qui l'a déjà conduit depuis samedi au Maroc, en Iran et en Egypte.

Partout le secrétaire général a rencontré les principaux dirigeants de ces pays et abordé avec eux la question du retrait israélien, ses implications régionales et le rôle de l'ONU.


LE RETRAIT D'ISRAEL DU SUD-LIBAN DOIT ETRE PERCU PAR LES PAYS DE LA REGION COMME UN ENCOURAGEMENT A ACCELERER LES NEGOCIATIONS SUR LES ACCORDS DE PAIX

On trouvera, ci-après, la déclaration du Secrétaire général, M. Kofi Annan, sur la confirmation par la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) du retrait complet des forces israéliennes du Liban:

Je suis heureux de vous annoncer que la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) m'a informé, aujourd'hui, qu'Israël s'est retiré du pays, conformément à la résolution 425 (1978)du Conseil de sécurité. Je viens de transmettre cette information au Conseil de sécurité. Le peuple du Liban attend ce moment depuis plus de 22 ans. Nous devons tous rendre hommage au courage avec lequel ils ont subi cette longue épreuve. C'est un jour heureux pour le Liban mais aussi pour Israël. C'est un jour d'espoir pour le Moyen-Orient dans son ensemble. Et c'est un jour de fierté pour les Nations Unies. Ce qui prouve que, quand elles sont mises en ouvre par toutes les parties dans un effort commun, les résolutions des Nations Unies peuvent constituer les fondations de la paix. Le Liban est plus proche de la paix maintenant qu'il ne l'a jamais été depuis des décennies. La principale tâche de la FINUL sera maintenant d'aider le Gouvernement du Liban et ses forces armées à assumer leur responsabilité le long de la frontière et dans la région de laquelle Israël s'est retiré.

J'espère que la communauté internationale sera également prompte à assister le Liban dans la tâche qui consiste à redresser l'économie dans le Sud et à rétablir ses liens avec le reste du pays. Cela aidera tout le pays à se rapprocher de la paix et de la stabilité.

J'espère aussi que la mise en ouvre de la résolution 425 (1978) du Conseil de sécurité sera perçue par tous dans la région, en particulier les Syriens, les Palestiniens et les Israéliens et aussi les Libanais, comme un encouragement à faire avancer plus rapidement les négociations sur les accords de paix fondés sur les résolutions précédentes du Conseil de sécurité, en particulier les résolutions 242 (1971) et 338 (1973). Ces résolutions, consacrant le principe de "la terre contre la paix", constituent la base sur laquelle s'est fondée la formule de Madrid de 1991 pour une paix juste, durable et globale. Je me rendrais moi-même immédiatement après cette conférence de presse au Moyen-Orient pour y rencontrer les dirigeants et voir ce que les Nations Unies peuvent faire pour consolider l'évolution DOSSIERSle.

Pour finir, permettez-moi de remercier les dirigeants du Liban, d'Israël et de la Syrie, le Président Emlie Lahoud, le Premier Ministre Ehud Barak et feu le Président Hafez El-Assad pour la coopération dont ils ont fait preuve à l'égard des Nations Unies au cours des quelques dernières semaines. Je voudrais aussi remercier les Gouvernements de l'Egypte, de l'Iran, de la Jordanie et de l'Arabie saoudite pour leur appui et les membres du Conseil de sécurité ainsi que le dernier mais non le moindre, M. Terje Roed-Larsen, mon Envoyé spécial, pour tout ce qu'ils ont accompli pour rendre ce jour possible. Si la journée d'aujourd'hui ne marque pas la fin de la longue route vers la paix dans la région, j'espère au moins qu'elle sera perçue comme le début de la fin.


ACTIVITES DU SECRETAIRE GENERAL EN JORDANIE DU 20 AU 21 JUIN

Le Secrétaire général, M. Kofi Annan, a quitté Beyrouth mardi matin 20 juin pour se rendre à Amman. Il a rencontré en premier lieu le Ministre jordanien des affaires étrangères, M. Abdul Ilah El-Khatib. Le Secrétaire général et le Ministre ont ensuite répondu aux questions de la presse. A la suite de cette rencontre, le Secrétaire général a eu une audience avec le Roi Abdullah II qui a offert un déjeuner en son honneur. Plus tard dans la journée lors d'une rencontre avec la presse à son hôtel, le Secrétaire général a rendu hommage aux Casques bleus jordaniens pour leur performance au service des Nations Unies dans le monde. Il a ajouté que d'autres États membres des Nations Unies pourraient s'inspirer du modèle jordanien.

Le Secrétaire général a ensuite voyagé par hélicoptère à Petra pour visiter un site archéologique. Mardi dans la soirée, il était l'invité du Ministre des affaires étrangères lors d'un dîner officiel. D'Amman en Jordanie, le Secrétaire général s'est rendu mercredi matin 21 juin en Israël par voie terrestre.


LES ACTIVITES DU SECRETAIRE GENERAL EN ISRAEL DU 21 AU 22 JUIN

Le Secrétaire général s'est rendu par voie terrestre d'Amman (Jordanie) en Israël, mercredi 21 juin dans la matinée. A l'hôtel King David, il a eu un entretien d'environ une heure avec le Ministre israélien des affaires étrangères, M. David Levy, au cours duquel ils ont discuté de la situation au Sud-Liban. Il a déclaré qu'il est remarquable que le retrait d'Israël se soit déroulé rapidement et sans incident, ce qui a été rendu possible grâce à la coopération étroite entre Israël et les Nations Unies, ainsi que celle des autres acteurs de la région.

Le Secrétaire général a rendu compte des préoccupations dont on lui a fait part à Beyrouth, notamment les allégations par le Liban concernant l'incursion israélienne dans le territoire israélien, que la FINUL a vérifiée. Il était important d'éviter même la perception de violations, a-t-il déclaré, dans la mesure où cela pourrait être déstabilisateur. A midi, le Secrétaire général s'est entretenu avec le Premier Ministre, M. Ehud Barak. Leur entretien a porté essentiellement sur le Sud-Liban, mais a également porté sur le processus de paix au Moyen-Orient dans son ensemble. Le Premier Ministre a offert un déjeuner en l'honneur du Secrétaire général et de sa délégation. Au cours d'une conférence de presse conjointe, ouverte par le Premier Ministre qui s'est déclaré convaincu que l'engagement et le dévouement du Secrétaire général en faveur de la paix avait contribué à la stabilité future de la région. Le Secrétaire général a répondu qu'il estimait que le retrait des forces israéliennes du Liban constitue une étape importante sur la longue voie de la paix.

Au cours de la visite du Secrétaire général, d'autres questions ont été abordées, notamment les plaintes officielles du gouvernement libanais concernant les ressortissants libanais détenus par Israël. A leur demande, le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques, M. Kieran Prendergast, a rencontré les familles des Israéliens disparus pendant l'exercice de leurs fonctions et a reçu, au nom du Secrétaire général, une lettre des habitants de Rajar.

Mardi dans l'après-midi, le Secrétaire général s'est rendu au Palais du Gouvernement, au siège de l'Organisme des Nations Unies chargé de la surveillance de la trêve (ONUST), la première mission de maintien de la paix des Nations Unies au Moyen- Orient. Il s'est entretenu en privé avec le Chef d'état-major de l'ONUST, le Général de division Franco Ganguzza, avant de s'adresser au personnel.

Mercredi soir, il était l'invité d'honneur d'un dîner offert par le Président d'Israël, M. Ezer Weizman. Le lendemain matin, le Secrétaire général a eu un second entretien avec le Premier Ministre israélien, M. Barak, pour discuter des questions en suspens entre Israël et le Liban concernant le retrait. La veille, tous les deux avaient émis l'espoir que ces questions seraient réglées d'ici deux jours.

Ils ont convenu que les responsables militaires israéliens, accompagnés par les soldats de la paix des Nations Unies de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban (FINUL) franchiraient la "ligne bleue" pour inspecter les zones litigieuses en cours. Ils ont également convenu d'accélérer les procédures visant à faire rapport et à enquêter sur les violations présumées. La FINUL devrait également améliorer les accords de liaison à la fois avec Israël et le Liban. En définitive, a insisté le Secrétaire général, la décision devrait revenir aux Nations Unies. Le Secrétaire général a émis l'espoir que toutes les questions en suspens pourraient être réglées avant qu'il ne quitte le Moyen-Orient, vendredi 23 juin.


TRANSCRIPTION DE LA CONFERENCE DE PRESSE FAITE PAR LE SECRETAIRE GENERAL, M. KOFI ANNAN, AU SIEGE DES NATIONS UNIES A NEW YORK, LE 16 JUIN 2000

Le Secrétaire général: Bonjour. J'ai le plaisir de vous annoncer que la Force intérimaire des Nations Unies au Liban m'a informé aujourd'hui qu'Israël s'était retiré du pays conformément aux dispositions de la résolution 425 (1978). Je viens de transmettre cette information au Conseil de sécurité.

La population libanaise attend ce jour depuis 22 ans. Nous nous devons tous d'admirer le courage avec lequel elle a supporté cette épreuve. Aujourd'hui est un jour heureux pour le Liban, mais aussi pour Israël. C'est un jour d'espoir pour l'ensemble du Moyen-Orient et un jour de fierté pour l'Organisation des Nations Unies. Cela montre que les résolutions des Nations Unies, quand elles sont pleinement appliquées par les parties, peuvent servir de base à la paix. Le Liban est maintenant plus proche de la paix qu'il ne l'a été depuis des dizaines d'années.

La principale tâche de la FINUL sera d'aider le Gouvernement et les forces armées libanaises à assumer leurs responsabilités à la frontière et dans toute la zone dont Israël s'est retiré. Je suis convaincu que la communauté internationale aidera sans tarder le Liban à reconstruire son économie dans le sud et à restaurer les liens entre cette région et le reste du pays, permettant ainsi à l'ensemble du pays de progresser vers la paix et la stabilité.<Cliquez ici pour la suite>


22mai 2000-Conseil de sécurité: Rapport du Secrétaire général sur l'application des résolutions 425 (1978) et 426 (1978) du Conseil de sécurité (En format PDF)


 

   


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