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Le
Secrétaire général
La
situation au Moyen-Orient- Suite 2-
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Kofi
Annan estime qu'il y a une tendance générale des parties à vouloir
se réunir ce weekend en Egypte.
13
oct. - Un porte-parole de l'ONU a indiqué que, de l'avis du secrétaire
général Kofi Annan, DOSSIERSlement en Israël et dans les territoires
palestiniens, il y avait une tendance générale des parties israélienne
et palestinienne à vouloir se réunir ce weekend en Egypte. Le
secrétaire général a passé la journée à Jérusalem, où il a eu
des entretiens avec les responsables politiques israéliens, ainsi
que des conversations téléphoniques avec "d'autres parties concernées"
de la région, avant de se rendre à Gaza pour un nouvel entretien
avec le chef de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat.
Kofi
Annan interrompt sa visite au Liban pour revenir en Israël.
12
oct. - Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a interrompu
sa visite au Liban pour revenir d'urgence ce soir en Israël, à
la suite des graves incidents qui se sont déroulés aujourd'hui
sur la rive occidentale et à Gaza.
Kofi
Annan poursuit sa navette diplomatique dans la région.
11 oct. - Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a poursuivi
sa navette diplomatique entre Jérusalem et Gaza, où il aura eu
de nouveaux entretiens avec Ehud Barak, le Premier ministre d'Israël,
et Yasser Arafat, chef de l'Autorité palestinienne. Il a également
rencontré une nouvelle fois aujourd'hui Igor Ivanov, chef de la
diplomatie russe. Le secrétaire général s'efforce de ramener les
protagonistes israéliens et palestiniens à la table des négociations.
Un porte-parole de l'ONU a précisé qu'en raison de son emploi
du temps chargé, le secrétaire général devait remettre de 24 heures
sa visite au Liban, initialement prévue pour le 11 octobre.
Kofi
Annan optimiste après ses entretiens avec MM. Barak et Arafat.
10
oct. - Le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, s'est déclaré
"optimiste" après les entretiens qu'il a eus au cours des dernières
24 heures avec le Premier ministre d'Israël, Ehud Barak, et le
Président de l'Autorité palestinienne, Yasser Arafat. Lors d'une
conférence de presse donnée cet après-midi à Jérusalem à l'issue
d'une réunion avec M. Barak, le secrétaire général a réitéré sa
détermination de "travailler avec toutes les parties concernées
pour briser le cycle de la violence et reprendre le processus
de paix". Arrivé hier après-midi en Israël, M. Annan s'est entretenu
à plusieurs reprises avec les dirigeants israéliens à Jérusalem
et Tel-Aviv et le Président Arafat à Gaza, ainsi qu'avec le responsable
de la diplomatie russe également présent en Israël, Igor Ivanov.
Malgré une certaine décrispation sur le terrain, les risques d'affrontement
entre Israéliens et Palestiniens demeurent réels.
Kofi
Annan en Israël: il faut que la négociation reprenne ses droits.
9
oct. - Il faut que la négociation reprenne ses droits, a affirmé
à son arrivée à Tel Aviv le secrétaire général de l'ONU, Kofi
Annan. Après avoir souligné que le but de son voyage était d'examiner
avec les dirigeants des deux parties les moyens de trouver une
solution à la crise qui déchire la région, le secrétaire général
a eu un premier entretien avec le ministre israélien des affaires
étrangères, Shlomo Ben Ami. Il devait se rendre ensuite à Gaza
pour y rencontrer le Président de l'Autorité palestinienne, Yasser
Arafat. Le 10 octobre, M. Annan devrait rencontrer le Premier
ministre d'Israël, Ehud Barak. Dans un communiqué publié hier,
M. Annan a justifié sa visite inopinée dans la région par sa volonté
de n'épargner aucun effort destiné à réduire les tensions dans
la région et à remettre le processus de paix sur rails.
A
la suite du retrait israélien du Liban, le Secrétaire général
a entrepris un périple qui doit le mener dans sept nations du
Moyen-Orient pour remercier les gouvernements de leur appui à
une transition en douceur au Liban et recueillir leurs conseils
sur la manière de consolider la paix dans ce pays.
Le Secrétaire général est arrivé au Maroc le samedi, 17 juin où
il a été reçu en audience par Sa Majesté, le Roi Mohamed VI, à
Rabat. Les deux hommes ont eu un entretien privé d'une heure environ.
Le Secrétaire général a ensuite assisté à un déjeuner offert par
le Roi dont l'hôte était le Ministre des affaires étrangères du
Maroc, M. Mohamed Benaissa.
Dans le courant de l'après-midi, le Secrétaire général a pris
la route pour Casablanca où il a rencontré le Prince héritier
Abdullah bin Abdul Aziz Al Saud d'Arabie saoudite. Il a remercié
le Prince saoudien pour ses conseils et son appui dans le Sud-Liban
et déclaré qu'il espérait que le retrait par Israël du Liban conduira
à des progrès dans les parties syrienne et palestinienne du processus
de paix au Moyen-Orient.
Le Secrétaire général a quitté Casablanca tôt dans la soirée et
a pris l'avion durant la nuit pour l'Iran. Il est arrivé dans
la capitale iranienne, Téhéran, dimanche 18 juin.

AU
COURS DE SA VISITE OFFICIELLE EN SYRIE, LE SECRETAIRE GENERAL
RENCONTRE BASHAR AL-ASSAD, LE NOUVEAU SECRETAIRE GENERAL DU PARTI
BAATH ET COMMANDANT EN CHEF DES FORCES ARMEES
Le
Secrétaire général et sa délégation sont arrivés à Damas, jeudi
22 juin dans l'après-midi. A son arrivée, il s'est adressé brièvement
à la presse. Le soir même, il a rencontré M. Bashar Al-Assad,
Secrétaire général du parti Baath et Commandant en chef des Forces
armées. Il a également rencontré M. Farouk Al- Shara, Ministre
des affaires étrangères, et ont eu ensemble un dîner de travail.
Vendredi matin, M. Annan a visité les bureaux des Nations Unies
à Damas pour s'adresser au personnel de la Force des Nations Unies
chargée d'observer le dégagement (FNUOD), qui surveille la zone
de séparation entre Israël et la Syrie sur le plateau du Golan,
le remerciant pour son appui au cours des récents développements
au Sud-Liban. Il a tenu une dernière réunion avec le Ministre
syrien des affaires étrangères, M. Al-Shara, avant de donner une
conférence de presse conjointe à l'aéroport de Damas.
Concernant
la plainte du Liban contre les incursions israéliennes le long
de la frontière au sud du pays, le Secrétaire général a déclaré
qu'une équipe mixte israélo-Nations Unies se trouvait aujourd'hui
à la frontière et il a émis l'espoir qu'à la fin de la journée,
on l'informera que toutes les violations présumées ont été éliminées.
Il a ajouté qu'il avait donné des instructions à la Force intérimaire
des Nations Unies au Liban pour faire un rapport sur les questions
liées à la situation à la frontière, ce dimanche 25 juin et ensuite
chaque dimanche, afin que le Conseil de sécurité puisse être régulièrement
informé de toute violation éventuelle par chacune des parties.
Le
23 juin dans l'après-midi, le Secrétaire général s'est envolé
pour Bâle (Suisse), où il devrait commencer demain une visite
officielle dans quatre pays européens.
"NOUS
AVONS BESOIN DE VOUS, DE VOS BONS OFFICES ET DE VOS EFFORTS POUR
FAIRE AVANCER LE PROCESSUS DE PAIX", DECLARE YASSER ARAFAT AU
SECRETAIRE GENERAL
En quittant Jérusalem pour Damas, le Secrétaire général s'est
rendu à Ramallah pour y rencontrer M. Yasser Arafat, Président
du Comité exécutif de l'Organisation de libération de la Palestine
(OLP) et Président de l'Autorité palestinienne. M. Arafat a remis
au Secrétaire général la médaille de Bethléem 2000, distinction
réservée normalement aux chefs d'Etat en visite officielle.
Le
Secrétaire général a informé M. Arafat des derniers développements
de la situation au Sud-Liban. Les deux hommes ont ensuite évoqué
l'état du processus de paix au Moyen-Orient. Au cours de la conférence
de presse tenue à l'issue de la rencontre, M. Arafat a déclaré
que les Palestiniens ne veulent que la pleine mise en oeuvre des
accords existants.
"M. le Secrétaire général", a-t-il conclu, "nous avons besoin
de vous, de vos bons offices et de vos efforts pour faire avancer
le processus de paix". Le Secrétaire général a répondu que les
Nations Unies continueront à appuyer les efforts de médiation
des États-Unis par tous les moyens possibles.
Le
Secrétaire général et sa délégation ont ensuite pris la route
pour Amman en Jordanie d'où ils ont décollé pour Damas en République
arabe syrienne.
KOFI
ANNAN: AUJOURD'HUI EST UN JOUR D'ESPOIR POUR LE MOYEN-ORIENT
Aujourd'hui
est un jour d'espoir pour l'ensemble du Moyen-Orient, a affirmé
le secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, en confirmant officiellement
le 16 juin le retrait israélien du Sud Liban.
Lors
d'une conférence de presse impromptue, M. Annan a indiqué que
désormais il appartenait à la Force intérimaire de l'ONU au Liban
(FINUL) d'aider le gouvernement et les forces armées libanais
à assumer leurs responsabilités le long de la frontière et dans
la région évacuée par Israël. Il a aussi exprimé l'espoir que
la fin du retrait israélien, en conformité avec la résolution
425 du Conseil de sécurité, encouragerait les pays de la région
à accélérer le rythme des négociations des traités de paix entre
eux, en application des résolutions pertinentes du Conseil de
sécurité.
Le
secrétaire général a par ailleurs annoncé qu'il s'envolerait ce
soir pour la région afin de voir "ce que l'ONU peut faire pour
consolider l'acquis d'aujourd'hui".
Pour sa part, l'émissaire spécial de l'ONU pour le Proche-Orient,
Terje Roed-Larsen, a précisé en réponse aux questions que d'ici
la mi-juillet la Force de l'ONU au Sud Liban devrait compter 5.600
hommes, soit environ 1000 de plus qu'à l'heure DOSSIERSle. Ils prendraient
immédiatement position dans les zones évacuées par l'Etat hébreu.
M. Roed-Larsen a aussi exprimé l'espoir que la confirmation d'aujourd'hui
du retrait israélien inciterait d'autres pays à contribuer des
contingents à l'ONU, pour porter éventuellement à 8.500 le nombre
des casques bleus dans la région.
LE
SECRETAIRE GENERAL ET LE PRESIDENT EGYPTIEN DISCUTENT DU RETRAIT
D'ISRAEL DU SUD-LIBAN ET DU PROCESSUS DE PAIX AU MOYEN-ORIENT
Le Secrétaire général est arrivé de Téhéran au Caire dans la soirée
de dimanche 18 juin. Il a eu un entretien avec le Ministre des
affaires étrangères de l'Egypte, M. Amre Moussa et discuté des
derniers développements de la situation au Sud-Liban au moment
où le Conseil de sécurité discutait, à New York, d'un projet de
texte approuvant sa confirmation du retrait complet par Israël
du Liban. Les deux hommes ont soulevé un certain nombre de questions
notamment l'impact des sanctions sur la population civile en Iraq
et la réforme du Conseil de sécurité. A la suite de cet entretien,
ils ont donné une conférence de presse commune. Le Ministre des
affaires étrangères a ensuite offert un dîner en l'honneur du
Secrétaire général
Lundi 19 au matin, le Secrétaire général a eu un entretien avec
le Président de l'Égypte, M. Hosni Mubarak avant de quitter le
pays pour le Liban. Ils ont discuté du retrait des troupes israéliennes
du Sud-Liban, du processus de paix au Moyen-Orient, de l'Érythrée
et de l'Éthiopie, ainsi que des autres questions concernant l'ONU.
Plus tard dans la journée, le Secrétaire général s'est envolé
pour Beyrouth au Liban.
LE
SECRETAIRE GENERAL EVOQUE LE ROLE DU HEZBOLLAH AU LIBAN AVEC LE
MINISTRE DES AFFAIRES ETRANGERES DE L'IRAN
Le Secrétaire général est arrivé en Iran, dimanche 18 juin et
a rencontré le Ministre des affaires étrangères, M. Kamal Kharrazi.
Les deux hommes ont discuté des plaintes formulées par le Liban
concernant les empiètements d'Israël sur le sol libanais. Le Secrétaire
général s'est dit convaincu que ces problèmes trouveraient une
solution et souligné que maintenant qu'il avait confirmé le retrait
d'Israël, tout empiètement serait porté à son attention par les
forces des Nations Unies ainsi qu'à l'attention du Conseil de
sécurité et du monde entier.
Les discussions ont également porté sur le rôle émergent du Hezbollah
au Liban, du point de vue politique, économique et social. Ont
été abordées les questions de la transition politique qui a eu
lieu en Syrie, des efforts de paix en Afghanistan et de la sécheresse
dans ce pays qui complique les efforts visant à contrôler le commerce
illicite des drogues.
Le Secrétaire général a eu un entretien avec le Président de l'Iran,
M. Seyed Mohammad Khatami et avec le Chef suprême, l'Ayatollah
Ali Hosseini Khameini. Le Ministre des affaires étrangères a offert
un déjeuner en l'honneur du Secrétaire général avant son départ
pour l'Egypte au courant de l'après-midi.

KOFI ANNAN S'ENTRETEINT AVEC LES DIRIGEANTS LIBANAIS A BEYROUTH
Le
secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a poursuivi son périple
moyen-oriental en arrivant le 19 juin à Beyrouth, au Liban, en
provenance du Caire. Selon un porte-parole de l'ONU, M. Annan
s'y est entretenu avec le Président libanais Emile Lahoud et le
Premier ministre Salim El-Hoss de la question du retrait israélien
du Sud Liban. M. Anann a précisé à cette occasion que les parties
avaient encore des problèmes avec le tracé par l'ONU de la "ligne
bleue", c'est-à-dire la ligne de retrait, qu'il ne fallait pas
assimiler à la ligne de démarcation dont le tracé relève de la
responsabilité des Etats. M. Annan a par ailleurs expliqué qu'il
avait été en mesure de confirmer le 16 juin le retrait israélien
du Sud Liban, en conformité avec la résolution 425 du Conseil,
mais que la question des violations ultérieures de ce retrait
constituait un problème différent qu'il fallait porter à l'attention
de l'ONU. Pour l'instant, a-t-il ajouté, le rôle de la Force intérimaire
de l'ONU au Liban (FINUL) était de garantir la paix et la stabilité
dans la région.
Le secrétaire général s'est ensuite rendu à Naqoura, siège de
la FINUL au Sud Liban, avant de revenir à Beyrouth. Le Liban constitue
la quatrième étape de la tournée de M. Annan dans la région, qui
l'a déjà conduit depuis samedi au Maroc, en Iran et en Egypte.
Partout
le secrétaire général a rencontré les principaux dirigeants de
ces pays et abordé avec eux la question du retrait israélien,
ses implications régionales et le rôle de l'ONU.

LE RETRAIT D'ISRAEL
DU SUD-LIBAN DOIT ETRE PERCU PAR LES PAYS DE LA REGION COMME UN
ENCOURAGEMENT A ACCELERER LES NEGOCIATIONS SUR LES ACCORDS DE
PAIX
On
trouvera, ci-après, la déclaration du Secrétaire général, M. Kofi
Annan, sur la confirmation par la Force intérimaire des Nations
Unies au Liban (FINUL) du retrait complet des forces israéliennes
du Liban:
Je
suis heureux de vous annoncer que la Force intérimaire des Nations
Unies au Liban (FINUL) m'a informé, aujourd'hui, qu'Israël s'est
retiré du pays, conformément à la résolution 425 (1978)du Conseil
de sécurité. Je viens de transmettre cette information au Conseil
de sécurité. Le peuple du Liban attend ce moment depuis plus de
22 ans. Nous devons tous rendre hommage au courage avec lequel
ils ont subi cette longue épreuve. C'est un jour heureux pour
le Liban mais aussi pour Israël. C'est un jour d'espoir pour le
Moyen-Orient dans son ensemble. Et c'est un jour de fierté pour
les Nations Unies. Ce qui prouve que, quand elles sont mises en
ouvre par toutes les parties dans un effort commun, les résolutions
des Nations Unies peuvent constituer les fondations de la paix.
Le Liban est plus proche de la paix maintenant qu'il ne l'a jamais
été depuis des décennies. La principale tâche de la FINUL sera
maintenant d'aider le Gouvernement du Liban et ses forces armées
à assumer leur responsabilité le long de la frontière et dans
la région de laquelle Israël s'est retiré.
J'espère
que la communauté internationale sera également prompte à assister
le Liban dans la tâche qui consiste à redresser l'économie dans
le Sud et à rétablir ses liens avec le reste du pays. Cela aidera
tout le pays à se rapprocher de la paix et de la stabilité.
J'espère
aussi que la mise en ouvre de la résolution 425 (1978) du Conseil
de sécurité sera perçue par tous dans la région, en particulier
les Syriens, les Palestiniens et les Israéliens et aussi les Libanais,
comme un encouragement à faire avancer plus rapidement les négociations
sur les accords de paix fondés sur les résolutions précédentes
du Conseil de sécurité, en particulier les résolutions 242 (1971)
et 338 (1973). Ces résolutions, consacrant le principe de "la
terre contre la paix", constituent la base sur laquelle s'est
fondée la formule de Madrid de 1991 pour une paix juste, durable
et globale. Je me rendrais moi-même immédiatement après cette
conférence de presse au Moyen-Orient pour y rencontrer les dirigeants
et voir ce que les Nations Unies peuvent faire pour consolider
l'évolution DOSSIERSle.
Pour
finir, permettez-moi de remercier les dirigeants du Liban, d'Israël
et de la Syrie, le Président Emlie Lahoud, le Premier Ministre
Ehud Barak et feu le Président Hafez El-Assad pour la coopération
dont ils ont fait preuve à l'égard des Nations Unies au cours
des quelques dernières semaines. Je voudrais aussi remercier les
Gouvernements de l'Egypte, de l'Iran, de la Jordanie et de l'Arabie
saoudite pour leur appui et les membres du Conseil de sécurité
ainsi que le dernier mais non le moindre, M. Terje Roed-Larsen,
mon Envoyé spécial, pour tout ce qu'ils ont accompli pour rendre
ce jour possible. Si la journée d'aujourd'hui ne marque pas la
fin de la longue route vers la paix dans la région, j'espère au
moins qu'elle sera perçue comme le début de la fin.
ACTIVITES
DU SECRETAIRE GENERAL EN JORDANIE DU 20 AU 21 JUIN
Le
Secrétaire général, M. Kofi Annan, a quitté Beyrouth mardi matin
20 juin pour se rendre à Amman. Il a rencontré en premier lieu
le Ministre jordanien des affaires étrangères, M. Abdul Ilah El-Khatib.
Le Secrétaire général et le Ministre ont ensuite répondu aux questions
de la presse. A la suite de cette rencontre, le Secrétaire général
a eu une audience avec le Roi Abdullah II qui a offert un déjeuner
en son honneur. Plus tard dans la journée lors d'une rencontre
avec la presse à son hôtel, le Secrétaire général a rendu hommage
aux Casques bleus jordaniens pour leur performance au service
des Nations Unies dans le monde. Il a ajouté que d'autres États
membres des Nations Unies pourraient s'inspirer du modèle jordanien.
Le
Secrétaire général a ensuite voyagé par hélicoptère à Petra pour
visiter un site archéologique. Mardi dans la soirée, il était
l'invité du Ministre des affaires étrangères lors d'un dîner officiel.
D'Amman en Jordanie, le Secrétaire général s'est rendu mercredi
matin 21 juin en Israël par voie terrestre.
LES
ACTIVITES DU SECRETAIRE GENERAL EN ISRAEL DU 21 AU 22 JUIN
Le
Secrétaire général s'est rendu par voie terrestre d'Amman (Jordanie)
en Israël, mercredi 21 juin dans la matinée. A l'hôtel King David,
il a eu un entretien d'environ une heure avec le Ministre israélien
des affaires étrangères, M. David Levy, au cours duquel ils ont
discuté de la situation au Sud-Liban. Il a déclaré qu'il est remarquable
que le retrait d'Israël se soit déroulé rapidement et sans incident,
ce qui a été rendu possible grâce à la coopération étroite entre
Israël et les Nations Unies, ainsi que celle des autres acteurs
de la région.
Le
Secrétaire général a rendu compte des préoccupations dont on lui
a fait part à Beyrouth, notamment les allégations par le Liban
concernant l'incursion israélienne dans le territoire israélien,
que la FINUL a vérifiée. Il était important d'éviter même la perception
de violations, a-t-il déclaré, dans la mesure où cela pourrait
être déstabilisateur. A midi, le Secrétaire général s'est entretenu
avec le Premier Ministre, M. Ehud Barak. Leur entretien a porté
essentiellement sur le Sud-Liban, mais a également porté sur le
processus de paix au Moyen-Orient dans son ensemble. Le Premier
Ministre a offert un déjeuner en l'honneur du Secrétaire général
et de sa délégation. Au cours d'une conférence de presse conjointe,
ouverte par le Premier Ministre qui s'est déclaré convaincu que
l'engagement et le dévouement du Secrétaire général en faveur
de la paix avait contribué à la stabilité future de la région.
Le Secrétaire général a répondu qu'il estimait que le retrait
des forces israéliennes du Liban constitue une étape importante
sur la longue voie de la paix.
Au
cours de la visite du Secrétaire général, d'autres questions ont
été abordées, notamment les plaintes officielles du gouvernement
libanais concernant les ressortissants libanais détenus par Israël.
A leur demande, le Secrétaire général adjoint aux affaires politiques,
M. Kieran Prendergast, a rencontré les familles des Israéliens
disparus pendant l'exercice de leurs fonctions et a reçu, au nom
du Secrétaire général, une lettre des habitants de Rajar.
Mardi
dans l'après-midi, le Secrétaire général s'est rendu au Palais
du Gouvernement, au siège de l'Organisme des Nations Unies chargé
de la surveillance de la trêve (ONUST), la première mission de
maintien de la paix des Nations Unies au Moyen- Orient. Il s'est
entretenu en privé avec le Chef d'état-major de l'ONUST, le Général
de division Franco Ganguzza, avant de s'adresser au personnel.
Mercredi
soir, il était l'invité d'honneur d'un dîner offert par le Président
d'Israël, M. Ezer Weizman. Le lendemain matin, le Secrétaire général
a eu un second entretien avec le Premier Ministre israélien, M.
Barak, pour discuter des questions en suspens entre Israël et
le Liban concernant le retrait. La veille, tous les deux avaient
émis l'espoir que ces questions seraient réglées d'ici deux jours.
Ils
ont convenu que les responsables militaires israéliens, accompagnés
par les soldats de la paix des Nations Unies de la Force intérimaire
des Nations Unies au Liban (FINUL) franchiraient la "ligne bleue"
pour inspecter les zones litigieuses en cours. Ils ont également
convenu d'accélérer les procédures visant à faire rapport et à
enquêter sur les violations présumées. La FINUL devrait également
améliorer les accords de liaison à la fois avec Israël et le Liban.
En définitive, a insisté le Secrétaire général, la décision devrait
revenir aux Nations Unies. Le Secrétaire général a émis l'espoir
que toutes les questions en suspens pourraient être réglées avant
qu'il ne quitte le Moyen-Orient, vendredi 23 juin.
TRANSCRIPTION
DE LA CONFERENCE DE PRESSE FAITE PAR LE SECRETAIRE GENERAL, M.
KOFI ANNAN, AU SIEGE DES NATIONS
UNIES
A NEW YORK, LE 16 JUIN 2000
Le
Secrétaire général: Bonjour. J'ai le plaisir de vous annoncer
que la Force intérimaire des Nations Unies au Liban m'a informé
aujourd'hui qu'Israël s'était retiré du pays conformément aux
dispositions de la résolution 425 (1978). Je viens de transmettre
cette information au Conseil de sécurité.
La population libanaise attend ce jour depuis 22 ans. Nous nous
devons tous d'admirer le courage avec lequel elle a supporté cette
épreuve. Aujourd'hui est un jour heureux pour le Liban, mais aussi
pour Israël. C'est un jour d'espoir pour l'ensemble du Moyen-Orient
et un jour de fierté pour l'Organisation des Nations Unies. Cela
montre que les résolutions des Nations Unies, quand elles sont
pleinement appliquées par les parties, peuvent servir de base
à la paix. Le Liban est maintenant plus proche de la paix qu'il
ne l'a été depuis des dizaines d'années.
La principale tâche de la FINUL sera d'aider le Gouvernement et
les forces armées libanaises à assumer leurs responsabilités à
la frontière et dans toute la zone dont Israël s'est retiré. Je
suis convaincu que la communauté internationale aidera sans tarder
le Liban à reconstruire son économie dans le sud et à restaurer
les liens entre cette région et le reste du pays, permettant ainsi
à l'ensemble du pays de progresser vers la paix et la stabilité.<Cliquez
ici pour la suite>
22mai
2000-Conseil
de sécurité: Rapport du Secrétaire général
sur l'application des résolutions 425 (1978) et 426 (1978)
du Conseil de sécurité
(En format PDF)
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