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ACTIVITES
DU SECRETAIRE GENERAL (Suite 3)
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Journée
intrenationale des droits de l'homme
10
décembre 2004
Kofi
Annan: "L’éducation aux droits de l’homme
est un processus qui vise à ce que chaque individu
vive dans la dignité"A
l'occasion de la célébration, le
10 décembre, de la Journée des droits
de l'homme, M. Kofi Annan fait remarquer que l’éducation
aux droits de l’homme est plus qu’un sujet
de leçon ou que le thème d’une journée,
mais bien
un processus qui vise à ce que chacun soit équipé
pour vivre sa vie dans la sécurité et la
dignité. Lire
le message >>
"Agir
avant d'être submergés", exhorte Kofi
Annan
Le
Secrétaire général des Nations Unies
a
déclaré, en présentant devant
l’Assemblée générale le rapport
du Groupe de personnalités de haut niveau sur les
menaces, les défis et le changement, intitulé
« Un monde plus sûr:
notre affaire à tous », que l’année
2005 serait non seulement importante, mais qu’elle
constituerait également une « étape
critique » pour réformer l’ONU. Lire
le discours>>
Affronter
l'islamophobie
Appel
de Kofi Annan à mettre fin aux préjugés
négatifs envers l'Islam Rappelant
lors d'un séminaire sur l'islamophobie que l'Islam
ne pouvait être jugé aux actes d'extrémistes
qui s'en prennent volontairement à des civils,
le
Secrétaire général des Nations Unies
a estimé qu'il fallait « empêcher les
médias de répandre la haine sans sacrifier
la liberté d'expression ».
Lire
le discours du Secrétaire général
>>
POUR
UN MONDE PLUS SUR
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« Menaces, défis
et changement » : un point de départ pour les
réformes de l'ONU
Le Président du Groupe de personnalités de
haut niveau sur les menaces, les défis et le changement,
Anand Panyarachun de la Thaïlande, a présenté
le 2 décembre au Siège de l'ONU à New
York son
Rapport intitulé «Un monde plus sûr :
notre affaire à tous», après l'avoir
remis officiellement au Secrétaire général
de l'ONU. Suite
>>
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Soutien de la France
et de l'Allemagne à Kofi Annan La
France et l'Allemagne ont apporté leur soutien à
Kofi Annan dans un communiqué conjoint, a fait savoir
l'ambassadeur de l'Allemagne à l'ONU avant de rappeler
le soutien de son pays à un élargissement
du Conseil de sécurité.
Suite
>>
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MESSAGE
DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL À L’OCCASION
DE LA JOURNÉE MONDIALE DE LA LUTTE CONTRE LE SIDA
On
trouvera ci-après le texte du message du Secrétaire
général, Kofi Annan, à l’occasion de
la Journée mondiale de la lutte contre le sida, célébrée
le 1er décembre 2004:
À
l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre
le sida, prenons acte du fardeau qui pèse sur les femmes
et les jeunes filles en cette ère du VIH/sida, mais célébrons
aussi les résultats qu’elles obtiennent dans ce combat.
Ce
sont les femmes qui montrent le plus grand courage et la plus grande
créativité dans le combat contre le VIH/sida. Dans
la plupart des pays et des sociétés que j’ai
visités, partout dans le monde, leur voix domine toutes les
autres. Avocates de la cause, militantes, quelque chose les pousse
à se dévouer et à parler publiquement, afin
d’améliorer la vie des autres, au risque, souvent,
d’être victimes de préjugés, de sévices
ou de violences.
Le
courage dont elles font preuve dans cette lutte n’a d’égal
que le lourd tribut qu’elles paient à la maladie. Déjà,
elles sont les premières victimes de la pauvreté.
À cause du sida, il leur est encore plus facile de tomber
dans le piège de la pauvreté et plus difficile d’en
sortir. Elles continuent de faire l’objet de mesures discriminatoires
dans plusieurs domaines – lieu de travail, législation
foncière, droit successoral, et le sida aggrave encore les
risques auxquels elles sont exposées. Les filles sont majoritaires
parmi les enfants non scolarisés. Lorsque le sida frappe
la famille, ce sont les filles scolarisées qui, trop souvent,
sont retirées de l’école et doivent aider à
faire fonctionner la maison et à soigner les malades. À
l’heure actuelle, les femmes représentent environ la
moitié de la population mondiale touchée par le sida.
En Afrique subsaharienne, où vivent plus des trois quarts
des femmes séropositives, près de 57 % des adultes
atteints du sida sont des femmes.
Pourquoi
les femmes sont-elles plus vulnérables que les hommes à
cette infection? Pourquoi, alors qu’elles sont moins susceptibles
d’avoir de nombreux partenaires sexuels en dehors du mariage
et de s’injecter de la drogue? Ce sont souvent les inégalités
sociales qui leur font courir des risques – des risques injustes,
inacceptables. Toute une série de facteurs se conjuguent
pour qu’il en soit ainsi: la pauvreté, les atteintes
et les violences dont elles sont victimes, le manque d’informations,
les pressions exercées par des hommes plus âgés
et le fait que des hommes entretiennent parallèlement plusieurs
relations sexuelles, qui fait que les jeunes femmes sont prises
au piège dans un immense réseau de gens contaminés.
Et le mariage n’est pas toujours une protection: dans certains
pays très touchés par le sida, le taux de séropositivité
est plus élevé chez les femmes mariées que
chez les femmes célibataires sexuellement actives.
Ces
facteurs ne peuvent pas être éliminés par des
mesures ponctuelles. La seule solution réside dans un changement
positif qui donne aux femmes et aux filles plus de prise sur leur
propre vie et plus de confiance en elles-mêmes. Un changement
qui transformera les relations entre les femmes et les hommes à
tous les niveaux de la société. Un changement qui
ne peut survenir que grâce à l’éducation
des filles, à des réformes législatives et
sociales, à une plus grande prise de conscience chez les
hommes et à un plus grand sentiment de leurs responsabilités.
Un changement qui permettra aux femmes d’assumer sans réserve
leur rôle dans la lutte contre le VIH/sida. Notre stratégie
pour l’avenir doit être de donner aux femmes les moyens
d’agir dans ce combat. Les véritables héros
de cette guerre, c’est parmi elles qu’il faut les chercher,
et il nous appartient de leur fournir l’arme de l’espoir.

Le
Secrétaire général des Nations Unies
Message
à l’occasion de la Journée internationale
de solidarité avec le peuple palestinien
29
novembre 2004
Alors
que nous célébrons la Journée internationale
de solidarité avec le peuple palestinien, je voudrais à
nouveau offrir mes condoléances au peuple palestinien qui
vient de perdre son chef, le Président Arafat. Espérons
que sa mémoire sera une source d’inspiration pour les
Palestiniens en ces temps difficiles, de sorte qu’ils restent
unis et redoublent d’efforts pour réaliser leurs aspirations
nationales à la souveraineté et à l’autodétermination
par des moyens pacifiques.
Depuis quatre ans, les effusions de sang et le chaos continuent
sans répit au Moyen-Orient. Les Palestiniens ont eu à
subir des conditions d’existence lamentables, dans la plus
grande misère et privés de leurs biens. Mais ces années
n’ont pas été bonnes pour les Israéliens
non plus. Eux aussi ont subi des pertes sévères. Eux
aussi ont besoin de sécurité. Ces quatre années
n’ont démontré que trop clairement que la violence
n’engendre que la violence et qu’elle éloigne
d’autant les perspectives de règlement pacifique du
conflit.
Il ne faut pas néanmoins s’abandonner au désespoir
et au pessimisme. Aujourd’hui, le monde entier espère
qu’une nouvelle chance de paix, peut-être toute proche,
va se présenter. Il ne faut pas laisser échapper cette
chance. La communauté internationale doit rassembler ses
forces et réaffirmer sa détermination à œuvrer
en faveur de la revitalisation du processus de paix. Après
la réunion du Quatuor qui s’est récemment tenue
à Charm el-Cheikh, j’ai espoir qu’elle le fera.
La Feuille de route du Quatuor représente, aujourd’hui
encore, un chemin vers la paix accepté aussi bien par les
Palestiniens que par les Israéliens et fermement soutenu
par la communauté internationale. Il est grand temps qu’une
chance lui soit donnée d’aboutir et que les parties
commencent à tenir les engagements qui y sont énoncés.
Je formule à nouveau l’espoir que le plan de désengagement
d’Israël réactivera les efforts de paix fondés
sur la Feuille de route, pour conduire à la fin de l’occupation
de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, ainsi que de
la bande de Gaza et ouvrir la voie à un État palestinien
souverain et démocratique, vivant côte à côte
avec Israël dans la paix et la sécurité.
Je m’engage pour ma part à poursuivre mes efforts avec
toutes les parties en faveur d’un règlement global,
juste et durable de la question de Palestine, fondé sur les
résolutions du Conseil de sécurité et sur le
principe de la terre contre la paix.

Message
publié par le Secrétaire général à
l’occasion du lancement de l’Année internationale
du microcrédit
18 novembre 2004
Dans bien des pays, le microfinancement s’est révélé
une arme efficace contre la misère et la faim. Il permet
d’améliorer réellement le sort des gens, surtout
de ceux qui en ont le plus besoin.
Un prêt d’un montant modeste, un compte d’épargne,
une façon abordable d’envoyer sa paie à sa famille,
ce sont autant de moyens qui peuvent faire une grosse différence
dans la vie d’une famille pauvre ou à revenu faible.
Ceux qui ont accès au microfinancement peuvent gagner plus,
acquérir des biens et mieux se prémunir contre des
pertes ou des revers éventuels. Au lieu de ne penser qu’à
survivre au jour le jour, ils peuvent commencer à faire des
projets d’avenir. Ils peuvent investir dans leur alimentation,
leur logement, leur santé, l’instruction de leurs enfants.
Autrement dit, ils peuvent échapper au cercle vicieux de
la misère.
Si nous voulons atteindre les objectifs du Millénaire pour
le développement, c’est précisément le
type de progrès qu’il nous faut faire.
Soyons clairs : le microfinancement n’est pas une forme de
charité. C’est une façon de permettre aux ménages
à revenu faible de disposer des mêmes droits et des
mêmes services que tous les autres. C’est une façon
de reconnaître que les pauvres ne sont pas le problème,
mais la solution. C’est une façon de tirer le meilleur
parti de leurs idées, de leur énergie, de leur façon
de voir les choses. C’est une façon de soutenir des
entreprises productives, et donc d’aider les collectivités
à prospérer.
Quand l’entreprise privée ne peut se développer,
les pays ne le peuvent pas non plus. Que cette Année internationale
du microcrédit soit donc l’occasion d’ouvrir
à des millions de familles les portes de la prospérité.
L'ONU rend hommege au chef historique des
Palestiniens
Au cours de l'hommage rendu
le 11 novembre par l'Assemblée générale au
Président de l'Autorité palestinienne, le Secrétaire
général de l'ONU s'est engagé à poursuivre
avec la communauté internationale la vision de Yasser Arafat
d'un Etat palestinien souverain, démocratique, viable et
contigu et engagé le peuple palestinien à se préparer
à un règlement pacifique pour le bien des générations
à venir.
Suite
>>
Pas d'accord en vue sur le Sahara
occidental, indique Kofi Annan La
perspective d'un accord sur un plan de paix pour l'autodétermination
du peuple du Sahara semble plus lointain aujourd'hui qu'en avril
dernier, estime le Secrétaire général de l'ONU
dans son dernier rapport
sur le Sahara occidental, qui recommande le maintien des forces
actuelles de la Mission
pour préserver, à la demande des deux parties, la
surveillance effective du cessez-le-feu.
Suite
>>

Message
du Secrétaire général de l’ONU à
l’occasion de la Journée des Nations Unie
Le 24 octobre 2004
Nous fêtons aujourd’hui la journée des Nations
Unies.
Il y a cinquante-neuf ans, l’Organisation des Nations Unies
était créée afin de servir la paix, les droits
de l’homme et le développement. Le monde dans lequel
nous vivons est meilleur grâce à l’ONU. Cependant
trop de gens continuent de souffrir de la violence, de l’oppression,
de la pauvreté, de la faim, de l’analphabétisme
et de maladies.
Nous pouvons et devons faire mieux. Tous les êtres humains
méritent de vivre à l’abri de la peur et du
besoin. Il faut qu’ils puissent espérer un futur meilleur.
Il le faut pour l’avenir de l’humanité. Il le
faut pour notre sécurité à tous.
Toute nation a besoin d’un gouvernement qui soit vraiment
au service de son peuple. Et nous avons tous besoin que l’Organisation
des Nations Unies soit efficace, qu’elle reflète le
monde dans lequel nous vivons, et qu’elle soit capable de
relever les défis auxquels nous devrons faire face demain.
Je pense que nous pouvons bâtir une meilleure Organisation
des Nations Unies. Fort de cette conviction, je présenterai
bientôt aux dirigeants du monde entier un ensemble de mesures
destinées à revitaliser l’Organisation. Il appartiendra
à vos dirigeants de faire preuve de hauteur de vues et de
bonne volonté. Il faudra qu’ils trouvent un terrain
d’entente lors de la réunion historique qui aura lieu
dans un an.
Je vous demande d’encourager vos dirigeants à offrir
à notre monde l’Organisation des Nations Unies qu’il
mérite. Avec votre aide, je sais que ce sera possible.
Nous vivons une ère nouvelle. Il nous faut une nouvelle Organisation
des Nations Unies. Faisons en sorte qu’elle voie le jour.
L'information sur l'ONU compliquée
par la conjoncture et contrainte à l'innovation
Il aurait pu parler d'annus horribilis. Le responsable de la communication
et de l'information de l'ONU s'est contenté de
désigner les dissensions au sein du Conseil de sécurité,
les attaques portées contre l'ONU et la raréfaction
des ressources comme autant d'éléments ayant compliqué
la tache du Département qu'il dirige et qu'il a réussi
en partie à compenser en innovant.
Suite..
Message
du Secrétaire général de l’ONU à
l’occasion de la Journée internationale pour l’éliminationde
la pauvreté
Le 17 octobre 2004
En
septembre prochain, les dirigeants des pays du monde tiendront une
réunion de haut niveau au Siège de l’Organisation
des Nations Unies pour faire le point des progrès accomplis
dans l’application de la Déclaration du Millénaire,
qu’ils ont adoptée en 2000. Mais nous savons d’ores
et déjà qu’il faudrait un véritable bond
en avant pour que les huit objectifs de développement arrêtés
dans la Déclaration soient atteints dans le délai
prévu, c’est-à-dire en 2015 au plus tard.
Des progrès notables ont été accomplis, et
il y a des raisons d’espérer. Les modalités
de la coopération au développement se sont transformées.
Le consensus réuni autour d’un ensemble d’objectifs
clairs, mesurables et assortis de délais précis s’est
traduit par des interventions sans précédent menées
de façon coordonnée non seulement par le système
des Nations Unies (y compris les institutions de Bretton Woods),
mais aussi par la communauté des donateurs au sens large
et, ce qui est le plus important, par les pays en développement
eux-mêmes.
D’après les données disponibles aujourd’hui,
il semble que du point de vue des progrès effectivement accomplis,
les pays en développement se répartissent en trois
grands groupes. Le premier, qui comprend la plupart des pays d’Asie
et d’Afrique du Nord, est sur la bonne voie pour atteindre
l’objectif relatif au nombre de personnes vivant dans la misère,
qui doit être réduit de moitié, et une bonne
partie des autres objectifs sociaux. Le deuxième, qui comprend
surtout des pays d’Asie de l’Ouest et d’Amérique
latine et des Caraïbes, a fait des progrès encourageants
dans certains domaines, par exemple l’enseignement primaire,
censé devenir universel, mais n’ont pas vraiment progressé
en ce qui concerne la réduction du nombre des très
pauvres. Le troisième groupe, qui comprend essentiellement
des pays d’Afrique subsaharienne, mais aussi des pays d’autres
régions qui figurent parmi les moins avancés, avance
beaucoup trop lentement sur tous les fronts.
Aussi déterminé que l’on soit à dresser
un tableau statistique fiable des progrès et des lacunes,
il ne faut pas oublier que ce qui compte, ce ne sont pas les chiffres
mais les gens : les jeunes qui travaillent au lieu d’aller
à l’école, les enfants dont les parents ont
été emportés par le sida ou d’autres
maladies évitables, les mères qui meurent à
l’accouchement, les collectivités atteintes par la
dégradation de l’environnement. Nous avons tout à
fait les moyens de combattre ces problèmes et les autres
manifestations de la pauvreté et du sous-développement.
À 10 ans de l’échéance, il reste possible
d’atteindre les objectifs du Millénaire sans dépenses
exorbitantes. Mais il faut pour ceci que, comme le prévoit
le huitième objectif du Millénaire, les pays développés
fassent un énorme effort sur le plan de l’aide, de
l’allégement de la dette et des concessions commerciales.
Et il faut que les pays en développement fassent un effort
tout aussi important pour réaménager leurs programmes
de développement. En cette Journée internationale
pour l’élimination de la pauvreté, je demande
instamment à tous les pays de s’acquitter de leurs
responsabilités. Et j’exhorte les dirigeants des pays
du monde qui participeront à la réunion de l’an
prochain à ne pas se contenter de dresser un bilan, et à
saisir l’occasion pour redynamiser une entreprise indispensable
à la sécurité et au bien-être futurs
de l’humanité.
ETAT
DE DROIT APRES LES CONFLITS
Rétablissement de l'état
de droit : des modèles « sur mesure » préconisés
par Kofi Annan L'expérience
de l'ONU en matière de justice
en période de transition après un conflit lui
a appris que la démocratie sortait renforcée par les
efforts consentis pour faire prévaloir la justice et lutter
contre l'impunité mais que leur efficacité dépendait
de leur adaptation aux besoins du pays et à ses aspirations,
souligne Kofi Annan devant le Conseil de sécurité.
Suite...
Message
du Secrétaire général de l’ONU à
l’occasion de la Journée mondiale de l’habitat
Le
4 octobre 2004
Le thème retenu cette année pour la Journée
mondiale de l’habitat, «
Les villes, moteurs du développement rural »,
a pour objet de rappeler à tous ceux qui prennent des décisions
relatives au développement que les zones urbaines et les
zones rurales ne doivent pas être vues comme des mondes séparés,
mais comme les parties d’un même tout économique
et social.
Les villes entretiennent toutes sortes de rapports avec les zones
rurales. Les migrants qui vivent et travaillent dans les villes
envoient de l’argent dans les zones rurales. Les villes absorbent
l’excédent de population des zones rurales et achètent
les produits agricoles et autres des zones rurales. Les villes offrent
des services et des équipements collectifs, tels qu’universités
et hôpitaux, qui ne sont pas nécessairement disponibles
dans les zones rurales. Les villes attirent aussi la plupart des
investissements, et ont donc besoin de biens, de main-d’œuvre
et d’autres éléments de production provenant
des zones rurales.
Au cours des 25 prochaines années, la presque totalité
de la croissance démographique aura lieu dans les villes,
surtout celles des pays en développement. Les villes qui
croîtront le plus vite sont les petites villes et les gros
bourgs, qui sont plus proches des zones rurales. Cette croissance
pourrait aider à améliorer les conditions de vie dans
les zones rurales et à atténuer certains problèmes
liés aux mégapoles. Mais il faudra pour cela qu’elle
soit bien gérée, que des montants considérables
soient investis dans les communications, les voies de transport
et l’infrastructure en général, et que des efforts
concertés soient faits pour que tous les habitants bénéficient
de services dignes de ce nom.
Certes, il y a des différences évidentes entre le
développement urbain et le développement rural qui
font que des interventions différenciées s’imposent
mais, en dernière analyse, le développement durable
ne peut ni ne doit être centré exclusivement sur l’un
ou l’autre pôle. Cette Journée mondiale de l’habitat
est l’occasion d’affirmer que les villes peuvent contribuer
de façon extrêmement utile au développement
rural, et que le développement doit donc être abordé
dans sa globalité.
59ème
session de l'Assemblée générale
Kofi
Annan: "Renforcer l’état de droit pour tous est
le seul moyen de garantir la liberté de tous"
Dans le discours qu'il a prononcé
le 21 septembre à la 59ème session de l'Assemblée
générale, Kofi Annan a souligné que les lois
les plus fondamentales – celles qui exigent le respect des
innocents, des civils, des plus vulnérables, en particulier
les enfants – sont impudemment foulées aux pieds.
Lire
le discours...
Financer
le développement : Kofi Annan appuie l'action des chefs d'Etat
réunis à l'ONU Devant
plus de 50 chefs d'Etats réunis à l'initiative du
président du Brésil pour débattre des moyens
financiers à mettre en place pour lutter contre la pauvreté,
le Secrétaire général de l'ONU a déclaré
que le Sommet était la démonstration de ce que pouvait
accomplir la volonté politique et la créativité.
Suite...

Nouveau
partenariat pour le développement de l'Afrique: deuxième
rapport complet sur les progrès de la mise en oeuvre et de
l'appui international
Rapport
du Secrétaire général
Le
projet africain progresse mais doit bénéficier d'un
soutien international plus ferme
Les
progrès remarquables accomplis dans le cadre du NEPAD, dont
la mise en place d'un système d'évaluation intra africain,
devrait susciter un soutien international plus ferme, indique le
Secrétaire général dans son dernier rapport
sur la question.
Les
pays africains accomplissent des progrès notables dans la
réalisation de leur projet continental, le Nouveau Partenariat
pour le développement de l'Afrique (NEPAD), a affirmé
le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan.
Toutefois, estime son deuxième rapport annuel consacré
à la mise en œuvre du NEPAD, il faudrait que la communauté
internationale s'engage d'une manière plus ferme et plus
concertée dans les efforts déployés par les
pays du continent pour surmonter les sérieux obstacles auxquels
ils continuent de se heurter.
De
l'avis du Secrétaire général, cela suppose
l'octroi d'une aide plus substantielle, l'adoption de mesures d'allègement
de la dette, l'injection de capitaux étrangers et l'intensification
des échanges commerciaux, ainsi qu'une plus grande cohérence
en matière de politique étrangère de manière
à ce que les progrès réalisés dans un
domaine ne soient pas compromis par les retards accumulés
dans un autre.
Le
rapport du Secrétaire général cite en exemple
les progrès enregistrés dans le renforcement des capacités
africaines à maintenir la paix et les avancées réalisées
dans la mise en place du Mécanisme d'évaluation intra
africaine.
Dans
le cadre de ce mécanisme, auquel font à ce jour partie
23 Etats soit environ la moitié des pays que compte l'Afrique,
les dirigeants africains s'accordent à soumettre volontairement
à l'examen de leurs collègues du continent leurs critères
en matière de démocratie, de droits de l'homme, de
gouvernance et de gestion économique.
Le
rapport de M. Annan précise par ailleurs qu'afin de développer
l'infrastructure physique du continent, le comité des Chefs
d'Etat et Gouvernement chargé de la mise en oeuvre du NEPAD
a entériné une liste de 20 projets « prioritaires
» dans les domaines de l'énergie, des transports, de
l'eau et de l'hygiène, ainsi que de la technologie de l'information
et des communications.
Si
la Banque mondiale et la Banque africaine de développement
ont déjà garanti une partie du financement, la moitié
environ du montant total de 8,1 milliards de dollars prévu
pour la réalisation de ces projets devra néanmoins
provenir du secteur privé.
Le
rapport souligne également que l'aide de la communauté
internationale à l'Afrique pèche parfois par manque
de coordination, ce qui en réduit la portée. C'est
ainsi que, selon les chiffres fournis par les pays donateurs, l'aide
publique au développement totale accordée au continent
a atteint 22,2 milliards de dollars en 2002 contre 16,4 milliards
seulement en 2000. D'après les premières estimations
de l'ONU, le niveau de cette aide aurait même atteint les
23,1 milliards de dollars en 2003.
Toutefois
ce montant reste inférieur aux 26,6 milliards de dollars
que l'Afrique avait reçus au titre de l'assistance en 1990,
souligne le rapport. De surcroît, la majorité du financement
accordé dans le cadre de l'aide au développement est
retourné sous forme de paiements considérables au
titre du service de la dette. C'est ainsi qu'en 2002 seulement,
l'Afrique a déboursé 21,9 milliards de dollars au
titre du service de sa dette extérieure, soit un montant
pratiquement égal à celui qu'elle à reçu
sous forme d'aide pour la même année.
A
ce jour, 23 pays africains ont bénéficié de
mesures d'allègement de la dette dans le cadre de l'Initiative
en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). Pourtant,
note le Secrétaire général, même pour
les 11 pays africains en droit de bénéficier de mesures
d'annulation substantielle de la dette en vertu de l'Initiative,
il n'y a que peu d'espoirs de parvenir « au niveau d'endettement
acceptable tant espéré. »
Par
conséquent, « on préconise de plus en plus l'adoption
d'un nouveau cadre d'analyse de la viabilité de la dette
», allant au-delà de l'Initiative PPTE.
Les
politiques d'aide menées par les pays donateurs et les pratiques
commerciales en vigueur sur le plan international sont par ailleurs
contradictoires, souligne le rapport. La part de l'Afrique sur les
marchés mondiaux a diminué sensiblement depuis 1970,
poursuit le Secrétaire général qui chiffre
à environ 70 milliards de dollars par an le manque à
gagner découlant de ce repli, soit près de cinq fois
plus que le montant de l'aide annuelle accordée au continent.
Le
Secrétaire général préconise donc l'application
de réformes, notamment en matière de commerce agricole,
y compris l'élimination des subventions agricoles dans les
pays développés qui ont pour effet de réduire
la compétitivité des exportations agricoles africaines.
Le
Secrétaire général consacre près de
la moitié de son rapport à l'examen des mesures prises
par les Africains eux-mêmes au cours de l'année écoulée.
Selon M. Annan, les pays du continent s'efforcent de calquer progressivement
leurs dépenses budgétaires sur les domaines prioritaires
du NEPAD.
C'est
ainsi qu'ils se sont engagés à consacrer 15% de leurs
budgets nationaux à la santé et 10% à l'agriculture.
Par ailleurs, environ 5% des budgets nationaux et locaux devraient
être réservés à l'eau et à l'hygiène,
alors que les dépenses en matière de sciences et de
technologie devraient atteindre 1% du produit intérieur brut
dans les cinq prochaines années.
Cependant
cet ajustement risque d'être lent, estime le rapport, compte
tenu des sévères restrictions fiscales auxquelles
est soumise la majorité des pays africains ainsi que des
accords budgétaires négociés avec les institutions
financières étrangères. De plus, la part de
l'aide extérieure accordée à l'agriculture
africaine est en diminution tandis que le secteur de la santé
perd ses cadres qui émigrent ou sont victimes des ravages
provoqués par la pandémie de VHI/sida.
Le
rapport souligne néanmoins les succès enregistrés
dans l'engagement des femmes dans la mise en œuvre du NEPAD.
En effet, sur les sept membres du Groupe de personnalités
éminentes, membres du Mécanisme d'évaluation
intra-africaine, trois sont des femmes dont la présidente.
Par ailleurs, plusieurs femmes occupent des fonctions de haut niveau
représentant leurs gouvernements au sein du comité
directeur alors que d'autres détiennent des postes de responsabilité
au Secrétariat du NEPAD.

CONFÉRENCE
INTERNATIONALE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE À L’APPUI
DU PEUPLE PALESTINIEN
Lors
de la conférence internationale sur la « Fin de l'occupation,
un préalable à l'instauration de la paix au Moyen-Orient
» qui a rassemblé les 13 et 14 septembre au siège
de l'ONU à New York, des membres israéliens et palestiniens
de la société civile, le Secrétaire général
de l'ONU, Kofi Annan, a exhorté la communauté internationale,
dont la société civile, à ne pas baisser les
bras.
Message
du Secrétaire général de l’ONU
New York le 13 septembre 2004
Lu
par M. Kieran Prendergast, Secrétaire général
adjoint
aux affaires politiques
Je
souhaite la bienvenue au Siège de l’Organisation des
Nations Unies à tous ceux qui sont réunis pour la
Conférence internationale de la société civile
à l’appui du peuple palestinien.
Le conflit israélo-palestinien est, depuis plusieurs décennies,
au cœur des préoccupations de la communauté internationale
qui a consacré beaucoup d’énergie, de ressources
et d’efforts diplomatiques à trouver un règlement
juste et durable. La communauté internationale a également
reconnu depuis longtemps que la paix entre les deux peuples était
essentielle à la stabilité politique et économique
au Moyen-Orient.
L’ampleur de la crise humanitaire dans le territoire palestinien
occupé est très alarmante. Le nombre de Palestiniens
tués et blessés continue d’augmenter. La destruction
systématique de maisons palestiniennes dans la bande de Gaza
et le nombre de Palestiniens ainsi laissés sans abri suscitent
une vive inquiétude. Ces mesures, ainsi que les bouclages,
les couvre-feux et autres entraves graves à la liberté
de mouvement, ont eu des effets particulièrement désastreux
sur les membres les plus vulnérables de la population palestinienne
– les femmes, les enfants et les personnes âgées.
Plus de la moitié des Palestiniens vivent au-dessous du seuil
de pauvreté. Ils sont chaque jour plus nombreux à
compter sur l’aide internationale d’urgence pour subsister.
On ne saurait faire non plus abstraction du fait que certains groupes
palestiniens continuent à perpétrer des attentats-suicide
et d’autres attaques qui coûtent la vie à des
civils israéliens, attisent la haine et la peur, et ne font
qu’entraver les aspirations nationales du peuple palestinien.
Nous devons être unanimes à condamner résolument
et systématiquement ce type de terrorisme sous tous ses aspects
et dans toutes ses manifestations. Nulle cause ne peut le justifier.
La voie vers une solution est définie par la Feuille de route
du Quatuor qui prévoit clairement deux États, Israël
et la Palestine, vivant côte à côte, en paix
et en sécurité. Un règlement définitif
marquant la fin de l’occupation entamée en 1967 devrait
intervenir à l’issue de négociations entre les
deux parties, sur la base des résolutions 242, 338, 1397
et 1515 du Conseil de sécurité et du principe de l’échange
de territoires contre la paix. Bien que les deux parties soient
convenues d’adopter une série de mesures parallèles
et réciproques prévues dans le plan, les efforts visant
à honorer ces engagements ont été jusqu’ici
décevants. Il est inadmissible que l’application de
la Feuille de route continue à être retardée,
car le temps joue contre nous. Les deux parties doivent s’acquitter
des obligations qu’elles ont contractées en vertu du
plan.
J’exhorte le Gouvernement israélien à démanteler
les avant-postes établis depuis mars 2001, à geler
immédiatement toute activité d’implantation,
y compris l’expansion naturelle des colonies et à arrêter
dans le territoire palestinien occupé la construction de
la barrière, qui a fait récemment l’objet d’un
arrêt de la Cour internationale de Justice.
J’engage vivement l’Autorité palestinienne à
prendre les mesures tant attendues pour restructurer et renforcer
les services de sécurité palestiniens afin de combattre
les groupes qui sèment la terreur, et à s’engager
dans la voie de la réforme.
Pour difficile et complexe que soit devenue la situation, la communauté
internationale et la société civile ne sauraient se
soustraire à l’obligation qui leur incombe de tout
faire pour atténuer les souffrances des Palestiniens et aider
à créer un climat propice aux négociations
politiques et à la réconciliation entre les deux peuples.
Les organisations non gouvernementales à travers le monde
ont montré au fil des années, par leurs campagnes
et leurs initiatives locales, qu’elles apportent une contribution
unique à la transition pacifique dans les zones du monde
ravagées par les conflits. Votre expérience pratique
et votre connaissance de première main des communautés
où vous évoluez, de même que la diversité
de vos associations, vous permettent d’explorer de nouveaux
moyens de travailler ensemble pour trouver un terrain d’entente.
Les initiatives de Genève et Nusseibeh-Ayalon sont de brillants
exemples d’initiatives de la société civile
qui, quoique officieuses, offrent des idées fraîches
pour des concessions mutuelles que pourraient exploiter des négociateurs
officiels. Fait plus significatif, ces initiatives redonnent de
l’ardeur à ceux qui avaient cédé au découragement
et à la lassitude, en prouvant qu’il existe des Israéliens
et des Palestiniens qui sont disposés à faire des
compromis et qui estiment que la paix et la sécurité
des générations futures valent bien le prix d’un
compromis.
Seules des négociations politiques officielles débouchant
sur un accord entre les parties peuvent conduire à un règlement
pacifique. Autrement, les parties se heurteront à la triste
réalité d’une voie sans issue et d’une
violence sans fin.
L’Organisation des Nations Unies et ses divers organes, organismes
et programmes continueront de s’employer à atténuer
l’impact de la situation humanitaire dans le territoire palestinien
jusqu’à ce qu’un règlement négocié
soit trouvé et que la reconstruction démarre. L’UNRWA,
dont les ressources sont sollicitées à l’excès
et dont les conditions de travail deviennent de plus en plus dangereuses,
continue à fournir comme elle le peut une assistance et des
services d’urgence là où le besoin s’en
fait sentir. Je lance de nouveau un appel pressant à la communauté
des donateurs pour qu’elle fasse preuve de générosité
dans ses contributions à l’UNRWA et à d’autres
organismes des Nations Unies qui restent très actifs sur
le terrain en ce moment, où on a grand besoin d’eux.
J’en appelle également au Gouvernement israélien
pour qu’il favorise le passage sans entrave des travailleurs
humanitaires de l’ONU et d’autres organismes dans la
région.
Je me réjouis de poursuivre de continuer de travailler en
partenariat avec la société civile en vue de la réalisation
de notre objectif commun : une paix globale, juste et durable pour
les Palestiniens et les Israéliens et pour tout le Moyen-Orient.
Je tiens à féliciter le Comité de la collaboration
étroite qu’il continue d’entretenir avec la société
civile sur cette question très importante et vous souhaite
plein succès dans vos travaux.
METTRE
EN OEUVRE LA DECLARATION DU MILLENAIRE
Par
leur nombre et leur ampleur, les opérations de maintien de
la paix des Nations Unies approchent des niveaux peut-être
sans précédent, ce qui améliore les perspectives
de résolution des conflits, mais met aussi à rude
épreuve les capacités du système, souligne
le Secrétaire général, Kofi Annan, dans son
rapport
annuel sur l'activité de l'Organisation présenté
à l’Assemblée générale le 7 septembre.
LE
SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU: LES MISSIONS
DE MAINTIEN DE LA PAIX ATTEIGNENT UN NIVEAU SANS PRÉCÉDENT

Par leur nombre et leur ampleur, les opérations de
maintien de la paix des Nations Unies approchent des niveaux peut?être
sans précédent, ce qui améliore les perspectives
de résolution des conflits, mais met aussi à rude
épreuve les capacités du système, a dit le
Secrétaire général, Kofi Annan, à l’Assemblée
générale le 7 septembre 2004:
«En 2004, la demande d’opérations de maintien
de la paix des Nations Unies est si forte que nous n’avions
rien connu de tel depuis la brusque augmentation de l’ampleur
et de la complexité de ces opérations dans les années
90,» indique le Secrétaire général dans
son rapport annuel sur la mise en œuvre de la Déclaration
du Millénaire, adoptée en l’an 2000.
L’Organisation
des Nations Unies, qui a renforcé ses services d’appui
au Siège, administre actuellement 17 opérations, notamment
dans les environnements politiques complexes et fragiles qui sont
ceux de l’Afghanistan, de l’Éthiopie et de l’Érythrée,
de la Géorgie et du Kosovo. Les forces des Nations Unies
se retirent aujourd’hui de la Sierra Leone, pays qui a retrouvé
sa stabilité, où elles ont aidé le Gouvernement
à consolider la paix. Comme prévu, l’ONU réduit
aussi sa présence au Timor?Leste, où ses forces de
maintien de la paix ont contribué à l’indépendance
du pays.
Pendant
l’année passée, de nouvelles opérations
ont été autorisées au Libéria, en Côte
d’Ivoire, en Haïti et au Burundi, et une importante mission
au Soudan est en cours de planification. Le Secrétaire général
s’emploie aussi à renforcer sensiblement la mission
de maintien de la paix en République démocratique
du Congo pour éviter tout retour en arrière dans un
processus de paix qui a progressé.
Le Secrétaire général prévoit que l’ONU
pourrait avoir besoin de plus de 30 000 personnels en tenue, outre
les 50 000 déployés sur le terrain au début
de 2004, pour faire face à la demande accrue d’opérations
de maintien de la paix. Il pourrait s’ensuivre que les Casques
bleus - soldats et membres de la police civile - pourraient être
encore plus nombreux qu’au moment où les opérations
de maintien de la paix des Nations Unies ont atteint leur niveau
maximum en 1993, lorsque, selon le Département des opérations
de maintien de la paix de l’ONU, les personnels en tenue étaient
au nombre de 78 000.
L’expansion
exige des engagements
Tout
en se félicitant de la demande accrue de missions des Nations
Unies, qui est de bon augure pour la paix, le Secrétaire
général souligne que ces missions exigent des engagements
dans les domaines politique, financier, matériel et des ressources
humaines, et que chacune d’elles doit impérativement
être assortie d’une stratégie de sortie claire.
Le
Secrétaire général le souligne, l’ONU
sollicite un soutien pour ces opérations auprès des
pays en développement comme des pays développés.
Trouver des soldats n’est pas impossible, mais il restera
des lacunes critiques à combler en matière de capacités
militaires spécialisées, comme l’appui aérien
tactique et les installations médicales de campagne, ainsi
qu’à remédier au manque de policiers francophones
et à l’épuisement des stocks stratégiques
destinés aux opérations de maintien de la paix.
Le
Secrétaire général souligne également
la nécessité d’une coopération régulière
et continue avec les institutions locales pour promouvoir le développement
économique durable et la bonne gouvernance et pour renforcer
l’état de droit.
«La
communauté internationale doit avoir conscience de la nécessité
de respecter et de défendre la légalité internationale
- dans tous les domaines - du maintien de la paix et de la sécurité
internationale à la gestion du commerce international et
à la protection des droits de l’homme» indique
le Secrétaire général dans son rapport annuel,
qui fait le point des résultats obtenus dans la réalisation
des objectifs fixés par les chefs d’État et
de Gouvernement lors du Sommet du Millénaire qui s’est
tenu en septembre 2000 à New York.
Dans
d’autres parties de son rapport, le Secrétaire général
relève que la lutte mondiale contre la drogue et la criminalité
transnationale a été renforcée par l’entrée
en vigueur, en septembre 2003, de la Convention des Nations Unies
contre la criminalité transnationale organisée, qui
a été ratifiée par 82 États, ainsi que
par l’adoption et l’ouverture à la signature
de la Convention des Nations Unies contre la corruption, en décembre
2003 à Mérida, au Mexique.
Selon
le rapport, le crime organisé prend aujourd’hui la
forme d’énormes consortiums, alors que les structures
hiérarchiques comme les «familles» et les cartels
sont en voie de disparition. La diversification des activités
criminelles ainsi que la décentralisation des structures
compliquent la tâche de la police, et les réseaux criminels
tirent parti des conflits civils et de l’instabilité
politique et se mettent parfois au service d’organisations
terroristes.
La
fréquence des catastrophes naturelles et leurs conséquences
sur les pauvres et les groupes vulnérables semblent aller
en augmentant, toujours selon le rapport. Pendant la seule année
2003, 75 000 personnes ont trouvé la mort dans 700 catastrophes,
dont les tremblements de terre à Bam et en Algérie.
Ces catastrophes ont touché 600 millions de personnes, et
le montant total des pertes économiques dépasserait
les 65 milliards de dollars. Un certain nombre de tendances, notamment
l’élévation du niveau de la mer, des amplitudes
plus marquées des températures et des pluies ainsi
que l’évolution de la structure de la production agricole
font redouter de nouvelles calamités.
Il
est heureux que la communauté inter |