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SECRETAIRE GENERAL



Rapport du Secrétaire général sur l'activité de l'organisation 2004

Rapport du Secrétaire général sur l'activité de l'Organisation 2002

Dossier Moyen-Orient du Centre de Nouvelles ONU


Les récentes déclarations du Secrétaire général sur le Moyen-Orient

LE SECRETAIRE GENERAL ET LE MOYEN-ORIENT

Dossier Liban

Rapport du Secrétaire général sur le sida

Page web-Plan de financement du développement

Conseil de sécurité-La situation en Afrique: les incidences du sida à l'égard de la paix et de la sécurité en Afrique (Janvier 2000)

Dossier France-Afrique du Ministère français des Affaires étrangères

L'AFRIQUE A SOIF DE DEMOCRATIE. Par Kofi A. Annan

Les causes des conflits et la promotion d'une paix et d'un développement durables en Afrique Rapport du Secrétaire général des Nations Unies

Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, au XXXVème Sommet de l'Organisation de l'unité africaine (OUA)-Alger-12-14 Juillet 1999

LE SECRETAIRE GENERAL SOULIGNE LES MOYENS PAR LESQUELS L’AFRIQUE POUVAIT JOUER PLEINEMENT SON ROLE DANS L’ECONOMIE MONDIALE

LES PARTENARIATS AVEC LE SECTEUR PRIVE SONT LA CONDITION ESSENTIELLE DU DEVELOPPEMENT INDUSTRIEL DE L'AFRIQUE, DECLARE M. KOFI ANNAN

L'ONU NE DOIT PAS MANQUER A SON OBLIGATION DE PROTEGER LES POPULATIONS CIVILES CONTRE LE GENOCIDE ET LE MASSACRE

Déclarations sur les questions à l'ordre du jour*

Rapport du Secrétaire général sur l’activité de l’Organisation (2000)

Rapport du Secrétaire général sur l'activité de l'Organisation (1999)

Rapport du Secrétaire général sur l'activité de l'Organisation (1998)






 

 
 
























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ACTIVITES DU SECRETAIRE GENERAL (Suite 3)

Journée intrenationale des droits de l'homme

10 décembre 2004

Kofi Annan: "L’éducation aux droits de l’homme est un processus qui vise à ce que chaque individu vive dans la dignité"A l'occasion de la célébration, le 10 décembre, de la Journée des droits de l'homme, M. Kofi Annan fait remarquer que l’éducation aux droits de l’homme est plus qu’un sujet de leçon ou que le thème d’une journée, mais bien un processus qui vise à ce que chacun soit équipé pour vivre sa vie dans la sécurité et la dignité. Lire le message >>

"Agir avant d'être submergés", exhorte Kofi Annan Le Secrétaire général des Nations Unies a déclaré, en présentant devant l’Assemblée générale le rapport du Groupe de personnalités de haut niveau sur les menaces, les défis et le changement, intitulé « Un monde plus sûr: notre affaire à tous », que l’année 2005 serait non seulement importante, mais qu’elle constituerait également une « étape critique » pour réformer l’ONU. Lire le discours>>

Affronter l'islamophobie

Appel de Kofi Annan à mettre fin aux préjugés négatifs envers l'Islam Rappelant lors d'un séminaire sur l'islamophobie que l'Islam ne pouvait être jugé aux actes d'extrémistes qui s'en prennent volontairement à des civils, le Secrétaire général des Nations Unies a estimé qu'il fallait « empêcher les médias de répandre la haine sans sacrifier la liberté d'expression ». Lire le discours du Secrétaire général >>

POUR UN MONDE PLUS SUR

« Menaces, défis et changement » : un point de départ pour les réformes de l'ONU Le Président du Groupe de personnalités de haut niveau sur les menaces, les défis et le changement, Anand Panyarachun de la Thaïlande, a présenté le 2 décembre au Siège de l'ONU à New York son Rapport intitulé «Un monde plus sûr : notre affaire à tous», après l'avoir remis officiellement au Secrétaire général de l'ONU. Suite >>

Soutien de la France et de l'Allemagne à Kofi Annan La France et l'Allemagne ont apporté leur soutien à Kofi Annan dans un communiqué conjoint, a fait savoir l'ambassadeur de l'Allemagne à l'ONU avant de rappeler le soutien de son pays à un élargissement du Conseil de sécurité. Suite >>

MESSAGE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL À L’OCCASION DE LA JOURNÉE MONDIALE DE LA LUTTE CONTRE LE SIDA

On trouvera ci-après le texte du message du Secrétaire général, Kofi Annan, à l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre le sida, célébrée le 1er décembre 2004:

À l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre le sida, prenons acte du fardeau qui pèse sur les femmes et les jeunes filles en cette ère du VIH/sida, mais célébrons aussi les résultats qu’elles obtiennent dans ce combat.

Ce sont les femmes qui montrent le plus grand courage et la plus grande créativité dans le combat contre le VIH/sida. Dans la plupart des pays et des sociétés que j’ai visités, partout dans le monde, leur voix domine toutes les autres. Avocates de la cause, militantes, quelque chose les pousse à se dévouer et à parler publiquement, afin d’améliorer la vie des autres, au risque, souvent, d’être victimes de préjugés, de sévices ou de violences.

Le courage dont elles font preuve dans cette lutte n’a d’égal que le lourd tribut qu’elles paient à la maladie. Déjà, elles sont les premières victimes de la pauvreté. À cause du sida, il leur est encore plus facile de tomber dans le piège de la pauvreté et plus difficile d’en sortir. Elles continuent de faire l’objet de mesures discriminatoires dans plusieurs domaines – lieu de travail, législation foncière, droit successoral, et le sida aggrave encore les risques auxquels elles sont exposées. Les filles sont majoritaires parmi les enfants non scolarisés. Lorsque le sida frappe la famille, ce sont les filles scolarisées qui, trop souvent, sont retirées de l’école et doivent aider à faire fonctionner la maison et à soigner les malades. À l’heure actuelle, les femmes représentent environ la moitié de la population mondiale touchée par le sida. En Afrique subsaharienne, où vivent plus des trois quarts des femmes séropositives, près de 57 % des adultes atteints du sida sont des femmes.

Pourquoi les femmes sont-elles plus vulnérables que les hommes à cette infection? Pourquoi, alors qu’elles sont moins susceptibles d’avoir de nombreux partenaires sexuels en dehors du mariage et de s’injecter de la drogue? Ce sont souvent les inégalités sociales qui leur font courir des risques – des risques injustes, inacceptables. Toute une série de facteurs se conjuguent pour qu’il en soit ainsi: la pauvreté, les atteintes et les violences dont elles sont victimes, le manque d’informations, les pressions exercées par des hommes plus âgés et le fait que des hommes entretiennent parallèlement plusieurs relations sexuelles, qui fait que les jeunes femmes sont prises au piège dans un immense réseau de gens contaminés. Et le mariage n’est pas toujours une protection: dans certains pays très touchés par le sida, le taux de séropositivité est plus élevé chez les femmes mariées que chez les femmes célibataires sexuellement actives.

Ces facteurs ne peuvent pas être éliminés par des mesures ponctuelles. La seule solution réside dans un changement positif qui donne aux femmes et aux filles plus de prise sur leur propre vie et plus de confiance en elles-mêmes. Un changement qui transformera les relations entre les femmes et les hommes à tous les niveaux de la société. Un changement qui ne peut survenir que grâce à l’éducation des filles, à des réformes législatives et sociales, à une plus grande prise de conscience chez les hommes et à un plus grand sentiment de leurs responsabilités. Un changement qui permettra aux femmes d’assumer sans réserve leur rôle dans la lutte contre le VIH/sida. Notre stratégie pour l’avenir doit être de donner aux femmes les moyens d’agir dans ce combat. Les véritables héros de cette guerre, c’est parmi elles qu’il faut les chercher, et il nous appartient de leur fournir l’arme de l’espoir.

Le Secrétaire général des Nations Unies

Message à l’occasion de la Journée internationale
de solidarité avec le peuple palestinien

29 novembre 2004

Alors que nous célébrons la Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien, je voudrais à nouveau offrir mes condoléances au peuple palestinien qui vient de perdre son chef, le Président Arafat. Espérons que sa mémoire sera une source d’inspiration pour les Palestiniens en ces temps difficiles, de sorte qu’ils restent unis et redoublent d’efforts pour réaliser leurs aspirations nationales à la souveraineté et à l’autodétermination par des moyens pacifiques.
Depuis quatre ans, les effusions de sang et le chaos continuent sans répit au Moyen-Orient. Les Palestiniens ont eu à subir des conditions d’existence lamentables, dans la plus grande misère et privés de leurs biens. Mais ces années n’ont pas été bonnes pour les Israéliens non plus. Eux aussi ont subi des pertes sévères. Eux aussi ont besoin de sécurité. Ces quatre années n’ont démontré que trop clairement que la violence n’engendre que la violence et qu’elle éloigne d’autant les perspectives de règlement pacifique du conflit.
Il ne faut pas néanmoins s’abandonner au désespoir et au pessimisme. Aujourd’hui, le monde entier espère qu’une nouvelle chance de paix, peut-être toute proche, va se présenter. Il ne faut pas laisser échapper cette chance. La communauté internationale doit rassembler ses forces et réaffirmer sa détermination à œuvrer en faveur de la revitalisation du processus de paix. Après la réunion du Quatuor qui s’est récemment tenue à Charm el-Cheikh, j’ai espoir qu’elle le fera.
La Feuille de route du Quatuor représente, aujourd’hui encore, un chemin vers la paix accepté aussi bien par les Palestiniens que par les Israéliens et fermement soutenu par la communauté internationale. Il est grand temps qu’une chance lui soit donnée d’aboutir et que les parties commencent à tenir les engagements qui y sont énoncés. Je formule à nouveau l’espoir que le plan de désengagement d’Israël réactivera les efforts de paix fondés sur la Feuille de route, pour conduire à la fin de l’occupation de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est, ainsi que de la bande de Gaza et ouvrir la voie à un État palestinien souverain et démocratique, vivant côte à côte avec Israël dans la paix et la sécurité.
Je m’engage pour ma part à poursuivre mes efforts avec toutes les parties en faveur d’un règlement global, juste et durable de la question de Palestine, fondé sur les résolutions du Conseil de sécurité et sur le principe de la terre contre la paix.

Message publié par le Secrétaire général à l’occasion du lancement de l’Année internationale du microcrédit
18 novembre 2004

Dans bien des pays, le microfinancement s’est révélé une arme efficace contre la misère et la faim. Il permet d’améliorer réellement le sort des gens, surtout de ceux qui en ont le plus besoin.
Un prêt d’un montant modeste, un compte d’épargne, une façon abordable d’envoyer sa paie à sa famille, ce sont autant de moyens qui peuvent faire une grosse différence dans la vie d’une famille pauvre ou à revenu faible. Ceux qui ont accès au microfinancement peuvent gagner plus, acquérir des biens et mieux se prémunir contre des pertes ou des revers éventuels. Au lieu de ne penser qu’à survivre au jour le jour, ils peuvent commencer à faire des projets d’avenir. Ils peuvent investir dans leur alimentation, leur logement, leur santé, l’instruction de leurs enfants. Autrement dit, ils peuvent échapper au cercle vicieux de la misère.
Si nous voulons atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement, c’est précisément le type de progrès qu’il nous faut faire.
Soyons clairs : le microfinancement n’est pas une forme de charité. C’est une façon de permettre aux ménages à revenu faible de disposer des mêmes droits et des mêmes services que tous les autres. C’est une façon de reconnaître que les pauvres ne sont pas le problème, mais la solution. C’est une façon de tirer le meilleur parti de leurs idées, de leur énergie, de leur façon de voir les choses. C’est une façon de soutenir des entreprises productives, et donc d’aider les collectivités à prospérer.
Quand l’entreprise privée ne peut se développer, les pays ne le peuvent pas non plus. Que cette Année internationale du microcrédit soit donc l’occasion d’ouvrir à des millions de familles les portes de la prospérité.

L'ONU rend hommege au chef historique des Palestiniens Au cours de l'hommage rendu le 11 novembre par l'Assemblée générale au Président de l'Autorité palestinienne, le Secrétaire général de l'ONU s'est engagé à poursuivre avec la communauté internationale la vision de Yasser Arafat d'un Etat palestinien souverain, démocratique, viable et contigu et engagé le peuple palestinien à se préparer à un règlement pacifique pour le bien des générations à venir. Suite >>

Pas d'accord en vue sur le Sahara occidental, indique Kofi Annan La perspective d'un accord sur un plan de paix pour l'autodétermination du peuple du Sahara semble plus lointain aujourd'hui qu'en avril dernier, estime le Secrétaire général de l'ONU dans son dernier rapport sur le Sahara occidental, qui recommande le maintien des forces actuelles de la Mission pour préserver, à la demande des deux parties, la surveillance effective du cessez-le-feu. Suite >>

Message du Secrétaire général de l’ONU à l’occasion de la Journée des Nations Unie
Le 24 octobre 2004


Nous fêtons aujourd’hui la journée des Nations Unies.
Il y a cinquante-neuf ans, l’Organisation des Nations Unies était créée afin de servir la paix, les droits de l’homme et le développement. Le monde dans lequel nous vivons est meilleur grâce à l’ONU. Cependant trop de gens continuent de souffrir de la violence, de l’oppression, de la pauvreté, de la faim, de l’analphabétisme et de maladies.
Nous pouvons et devons faire mieux. Tous les êtres humains méritent de vivre à l’abri de la peur et du besoin. Il faut qu’ils puissent espérer un futur meilleur. Il le faut pour l’avenir de l’humanité. Il le faut pour notre sécurité à tous.
Toute nation a besoin d’un gouvernement qui soit vraiment au service de son peuple. Et nous avons tous besoin que l’Organisation des Nations Unies soit efficace, qu’elle reflète le monde dans lequel nous vivons, et qu’elle soit capable de relever les défis auxquels nous devrons faire face demain.
Je pense que nous pouvons bâtir une meilleure Organisation des Nations Unies. Fort de cette conviction, je présenterai bientôt aux dirigeants du monde entier un ensemble de mesures destinées à revitaliser l’Organisation. Il appartiendra à vos dirigeants de faire preuve de hauteur de vues et de bonne volonté. Il faudra qu’ils trouvent un terrain d’entente lors de la réunion historique qui aura lieu dans un an.
Je vous demande d’encourager vos dirigeants à offrir à notre monde l’Organisation des Nations Unies qu’il mérite. Avec votre aide, je sais que ce sera possible.
Nous vivons une ère nouvelle. Il nous faut une nouvelle Organisation des Nations Unies. Faisons en sorte qu’elle voie le jour.

L'information sur l'ONU compliquée par la conjoncture et contrainte à l'innovation Il aurait pu parler d'annus horribilis. Le responsable de la communication et de l'information de l'ONU s'est contenté de désigner les dissensions au sein du Conseil de sécurité, les attaques portées contre l'ONU et la raréfaction des ressources comme autant d'éléments ayant compliqué la tache du Département qu'il dirige et qu'il a réussi en partie à compenser en innovant. Suite..

Message du Secrétaire général de l’ONU à l’occasion de la Journée internationale pour l’éliminationde la pauvreté

Le 17 octobre 2004

En septembre prochain, les dirigeants des pays du monde tiendront une réunion de haut niveau au Siège de l’Organisation des Nations Unies pour faire le point des progrès accomplis dans l’application de la Déclaration du Millénaire, qu’ils ont adoptée en 2000. Mais nous savons d’ores et déjà qu’il faudrait un véritable bond en avant pour que les huit objectifs de développement arrêtés dans la Déclaration soient atteints dans le délai prévu, c’est-à-dire en 2015 au plus tard.
Des progrès notables ont été accomplis, et il y a des raisons d’espérer. Les modalités de la coopération au développement se sont transformées. Le consensus réuni autour d’un ensemble d’objectifs clairs, mesurables et assortis de délais précis s’est traduit par des interventions sans précédent menées de façon coordonnée non seulement par le système des Nations Unies (y compris les institutions de Bretton Woods), mais aussi par la communauté des donateurs au sens large et, ce qui est le plus important, par les pays en développement eux-mêmes.
D’après les données disponibles aujourd’hui, il semble que du point de vue des progrès effectivement accomplis, les pays en développement se répartissent en trois grands groupes. Le premier, qui comprend la plupart des pays d’Asie et d’Afrique du Nord, est sur la bonne voie pour atteindre l’objectif relatif au nombre de personnes vivant dans la misère, qui doit être réduit de moitié, et une bonne partie des autres objectifs sociaux. Le deuxième, qui comprend surtout des pays d’Asie de l’Ouest et d’Amérique latine et des Caraïbes, a fait des progrès encourageants dans certains domaines, par exemple l’enseignement primaire, censé devenir universel, mais n’ont pas vraiment progressé en ce qui concerne la réduction du nombre des très pauvres. Le troisième groupe, qui comprend essentiellement des pays d’Afrique subsaharienne, mais aussi des pays d’autres régions qui figurent parmi les moins avancés, avance beaucoup trop lentement sur tous les fronts.
Aussi déterminé que l’on soit à dresser un tableau statistique fiable des progrès et des lacunes, il ne faut pas oublier que ce qui compte, ce ne sont pas les chiffres mais les gens : les jeunes qui travaillent au lieu d’aller à l’école, les enfants dont les parents ont été emportés par le sida ou d’autres maladies évitables, les mères qui meurent à l’accouchement, les collectivités atteintes par la dégradation de l’environnement. Nous avons tout à fait les moyens de combattre ces problèmes et les autres manifestations de la pauvreté et du sous-développement.
À 10 ans de l’échéance, il reste possible d’atteindre les objectifs du Millénaire sans dépenses exorbitantes. Mais il faut pour ceci que, comme le prévoit le huitième objectif du Millénaire, les pays développés fassent un énorme effort sur le plan de l’aide, de l’allégement de la dette et des concessions commerciales. Et il faut que les pays en développement fassent un effort tout aussi important pour réaménager leurs programmes de développement. En cette Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, je demande instamment à tous les pays de s’acquitter de leurs responsabilités. Et j’exhorte les dirigeants des pays du monde qui participeront à la réunion de l’an prochain à ne pas se contenter de dresser un bilan, et à saisir l’occasion pour redynamiser une entreprise indispensable à la sécurité et au bien-être futurs de l’humanité.

ETAT DE DROIT APRES LES CONFLITS

Rétablissement de l'état de droit : des modèles « sur mesure » préconisés par Kofi Annan L'expérience de l'ONU en matière de justice en période de transition après un conflit lui a appris que la démocratie sortait renforcée par les efforts consentis pour faire prévaloir la justice et lutter contre l'impunité mais que leur efficacité dépendait de leur adaptation aux besoins du pays et à ses aspirations, souligne Kofi Annan devant le Conseil de sécurité. Suite...

Message du Secrétaire général de l’ONU à l’occasion de la Journée mondiale de l’habitat

Le 4 octobre 2004

Le thème retenu cette année pour la Journée mondiale de l’habitat, « Les villes, moteurs du développement rural », a pour objet de rappeler à tous ceux qui prennent des décisions relatives au développement que les zones urbaines et les zones rurales ne doivent pas être vues comme des mondes séparés, mais comme les parties d’un même tout économique et social.
Les villes entretiennent toutes sortes de rapports avec les zones rurales. Les migrants qui vivent et travaillent dans les villes envoient de l’argent dans les zones rurales. Les villes absorbent l’excédent de population des zones rurales et achètent les produits agricoles et autres des zones rurales. Les villes offrent des services et des équipements collectifs, tels qu’universités et hôpitaux, qui ne sont pas nécessairement disponibles dans les zones rurales. Les villes attirent aussi la plupart des investissements, et ont donc besoin de biens, de main-d’œuvre et d’autres éléments de production provenant des zones rurales.
Au cours des 25 prochaines années, la presque totalité de la croissance démographique aura lieu dans les villes, surtout celles des pays en développement. Les villes qui croîtront le plus vite sont les petites villes et les gros bourgs, qui sont plus proches des zones rurales. Cette croissance pourrait aider à améliorer les conditions de vie dans les zones rurales et à atténuer certains problèmes liés aux mégapoles. Mais il faudra pour cela qu’elle soit bien gérée, que des montants considérables soient investis dans les communications, les voies de transport et l’infrastructure en général, et que des efforts concertés soient faits pour que tous les habitants bénéficient de services dignes de ce nom.
Certes, il y a des différences évidentes entre le développement urbain et le développement rural qui font que des interventions différenciées s’imposent mais, en dernière analyse, le développement durable ne peut ni ne doit être centré exclusivement sur l’un ou l’autre pôle. Cette Journée mondiale de l’habitat est l’occasion d’affirmer que les villes peuvent contribuer de façon extrêmement utile au développement rural, et que le développement doit donc être abordé dans sa globalité.

59ème session de l'Assemblée générale

Kofi Annan: "Renforcer l’état de droit pour tous est le seul moyen de garantir la liberté de tous" Dans le discours qu'il a prononcé le 21 septembre à la 59ème session de l'Assemblée générale, Kofi Annan a souligné que les lois les plus fondamentales – celles qui exigent le respect des innocents, des civils, des plus vulnérables, en particulier les enfants – sont impudemment foulées aux pieds. Lire le discours...

Financer le développement : Kofi Annan appuie l'action des chefs d'Etat réunis à l'ONU Devant plus de 50 chefs d'Etats réunis à l'initiative du président du Brésil pour débattre des moyens financiers à mettre en place pour lutter contre la pauvreté, le Secrétaire général de l'ONU a déclaré que le Sommet était la démonstration de ce que pouvait accomplir la volonté politique et la créativité. Suite...

Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique: deuxième rapport complet sur les progrès de la mise en oeuvre et de l'appui international

Rapport du Secrétaire général

Le projet africain progresse mais doit bénéficier d'un soutien international plus ferme

Les progrès remarquables accomplis dans le cadre du NEPAD, dont la mise en place d'un système d'évaluation intra africain, devrait susciter un soutien international plus ferme, indique le Secrétaire général dans son dernier rapport sur la question.

Les pays africains accomplissent des progrès notables dans la réalisation de leur projet continental, le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), a affirmé le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan. Toutefois, estime son deuxième rapport annuel consacré à la mise en œuvre du NEPAD, il faudrait que la communauté internationale s'engage d'une manière plus ferme et plus concertée dans les efforts déployés par les pays du continent pour surmonter les sérieux obstacles auxquels ils continuent de se heurter.

De l'avis du Secrétaire général, cela suppose l'octroi d'une aide plus substantielle, l'adoption de mesures d'allègement de la dette, l'injection de capitaux étrangers et l'intensification des échanges commerciaux, ainsi qu'une plus grande cohérence en matière de politique étrangère de manière à ce que les progrès réalisés dans un domaine ne soient pas compromis par les retards accumulés dans un autre.

Le rapport du Secrétaire général cite en exemple les progrès enregistrés dans le renforcement des capacités africaines à maintenir la paix et les avancées réalisées dans la mise en place du Mécanisme d'évaluation intra africaine.

Dans le cadre de ce mécanisme, auquel font à ce jour partie 23 Etats soit environ la moitié des pays que compte l'Afrique, les dirigeants africains s'accordent à soumettre volontairement à l'examen de leurs collègues du continent leurs critères en matière de démocratie, de droits de l'homme, de gouvernance et de gestion économique.

Le rapport de M. Annan précise par ailleurs qu'afin de développer l'infrastructure physique du continent, le comité des Chefs d'Etat et Gouvernement chargé de la mise en oeuvre du NEPAD a entériné une liste de 20 projets « prioritaires » dans les domaines de l'énergie, des transports, de l'eau et de l'hygiène, ainsi que de la technologie de l'information et des communications.

Si la Banque mondiale et la Banque africaine de développement ont déjà garanti une partie du financement, la moitié environ du montant total de 8,1 milliards de dollars prévu pour la réalisation de ces projets devra néanmoins provenir du secteur privé.

Le rapport souligne également que l'aide de la communauté internationale à l'Afrique pèche parfois par manque de coordination, ce qui en réduit la portée. C'est ainsi que, selon les chiffres fournis par les pays donateurs, l'aide publique au développement totale accordée au continent a atteint 22,2 milliards de dollars en 2002 contre 16,4 milliards seulement en 2000. D'après les premières estimations de l'ONU, le niveau de cette aide aurait même atteint les 23,1 milliards de dollars en 2003.

Toutefois ce montant reste inférieur aux 26,6 milliards de dollars que l'Afrique avait reçus au titre de l'assistance en 1990, souligne le rapport. De surcroît, la majorité du financement accordé dans le cadre de l'aide au développement est retourné sous forme de paiements considérables au titre du service de la dette. C'est ainsi qu'en 2002 seulement, l'Afrique a déboursé 21,9 milliards de dollars au titre du service de sa dette extérieure, soit un montant pratiquement égal à celui qu'elle à reçu sous forme d'aide pour la même année.

A ce jour, 23 pays africains ont bénéficié de mesures d'allègement de la dette dans le cadre de l'Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). Pourtant, note le Secrétaire général, même pour les 11 pays africains en droit de bénéficier de mesures d'annulation substantielle de la dette en vertu de l'Initiative, il n'y a que peu d'espoirs de parvenir « au niveau d'endettement acceptable tant espéré. »

Par conséquent, « on préconise de plus en plus l'adoption d'un nouveau cadre d'analyse de la viabilité de la dette », allant au-delà de l'Initiative PPTE.

Les politiques d'aide menées par les pays donateurs et les pratiques commerciales en vigueur sur le plan international sont par ailleurs contradictoires, souligne le rapport. La part de l'Afrique sur les marchés mondiaux a diminué sensiblement depuis 1970, poursuit le Secrétaire général qui chiffre à environ 70 milliards de dollars par an le manque à gagner découlant de ce repli, soit près de cinq fois plus que le montant de l'aide annuelle accordée au continent.

Le Secrétaire général préconise donc l'application de réformes, notamment en matière de commerce agricole, y compris l'élimination des subventions agricoles dans les pays développés qui ont pour effet de réduire la compétitivité des exportations agricoles africaines.

Le Secrétaire général consacre près de la moitié de son rapport à l'examen des mesures prises par les Africains eux-mêmes au cours de l'année écoulée. Selon M. Annan, les pays du continent s'efforcent de calquer progressivement leurs dépenses budgétaires sur les domaines prioritaires du NEPAD.

C'est ainsi qu'ils se sont engagés à consacrer 15% de leurs budgets nationaux à la santé et 10% à l'agriculture. Par ailleurs, environ 5% des budgets nationaux et locaux devraient être réservés à l'eau et à l'hygiène, alors que les dépenses en matière de sciences et de technologie devraient atteindre 1% du produit intérieur brut dans les cinq prochaines années.

Cependant cet ajustement risque d'être lent, estime le rapport, compte tenu des sévères restrictions fiscales auxquelles est soumise la majorité des pays africains ainsi que des accords budgétaires négociés avec les institutions financières étrangères. De plus, la part de l'aide extérieure accordée à l'agriculture africaine est en diminution tandis que le secteur de la santé perd ses cadres qui émigrent ou sont victimes des ravages provoqués par la pandémie de VHI/sida.

Le rapport souligne néanmoins les succès enregistrés dans l'engagement des femmes dans la mise en œuvre du NEPAD. En effet, sur les sept membres du Groupe de personnalités éminentes, membres du Mécanisme d'évaluation intra-africaine, trois sont des femmes dont la présidente. Par ailleurs, plusieurs femmes occupent des fonctions de haut niveau représentant leurs gouvernements au sein du comité directeur alors que d'autres détiennent des postes de responsabilité au Secrétariat du NEPAD.


CONFÉRENCE INTERNATIONALE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE À L’APPUI DU PEUPLE PALESTINIEN

Lors de la conférence internationale sur la « Fin de l'occupation, un préalable à l'instauration de la paix au Moyen-Orient » qui a rassemblé les 13 et 14 septembre au siège de l'ONU à New York, des membres israéliens et palestiniens de la société civile, le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a exhorté la communauté internationale, dont la société civile, à ne pas baisser les bras.

Message du Secrétaire général de l’ONU

New York le 13 septembre 2004

Lu par M. Kieran Prendergast, Secrétaire général adjoint
aux affaires politiques


Je souhaite la bienvenue au Siège de l’Organisation des Nations Unies à tous ceux qui sont réunis pour la Conférence internationale de la société civile à l’appui du peuple palestinien.
Le conflit israélo-palestinien est, depuis plusieurs décennies, au cœur des préoccupations de la communauté internationale qui a consacré beaucoup d’énergie, de ressources et d’efforts diplomatiques à trouver un règlement juste et durable. La communauté internationale a également reconnu depuis longtemps que la paix entre les deux peuples était essentielle à la stabilité politique et économique au Moyen-Orient.
L’ampleur de la crise humanitaire dans le territoire palestinien occupé est très alarmante. Le nombre de Palestiniens tués et blessés continue d’augmenter. La destruction systématique de maisons palestiniennes dans la bande de Gaza et le nombre de Palestiniens ainsi laissés sans abri suscitent une vive inquiétude. Ces mesures, ainsi que les bouclages, les couvre-feux et autres entraves graves à la liberté de mouvement, ont eu des effets particulièrement désastreux sur les membres les plus vulnérables de la population palestinienne – les femmes, les enfants et les personnes âgées. Plus de la moitié des Palestiniens vivent au-dessous du seuil de pauvreté. Ils sont chaque jour plus nombreux à compter sur l’aide internationale d’urgence pour subsister.
On ne saurait faire non plus abstraction du fait que certains groupes palestiniens continuent à perpétrer des attentats-suicide et d’autres attaques qui coûtent la vie à des civils israéliens, attisent la haine et la peur, et ne font qu’entraver les aspirations nationales du peuple palestinien. Nous devons être unanimes à condamner résolument et systématiquement ce type de terrorisme sous tous ses aspects et dans toutes ses manifestations. Nulle cause ne peut le justifier.
La voie vers une solution est définie par la Feuille de route du Quatuor qui prévoit clairement deux États, Israël et la Palestine, vivant côte à côte, en paix et en sécurité. Un règlement définitif marquant la fin de l’occupation entamée en 1967 devrait intervenir à l’issue de négociations entre les deux parties, sur la base des résolutions 242, 338, 1397 et 1515 du Conseil de sécurité et du principe de l’échange de territoires contre la paix. Bien que les deux parties soient convenues d’adopter une série de mesures parallèles et réciproques prévues dans le plan, les efforts visant à honorer ces engagements ont été jusqu’ici décevants. Il est inadmissible que l’application de la Feuille de route continue à être retardée, car le temps joue contre nous. Les deux parties doivent s’acquitter des obligations qu’elles ont contractées en vertu du plan.
J’exhorte le Gouvernement israélien à démanteler les avant-postes établis depuis mars 2001, à geler immédiatement toute activité d’implantation, y compris l’expansion naturelle des colonies et à arrêter dans le territoire palestinien occupé la construction de la barrière, qui a fait récemment l’objet d’un arrêt de la Cour internationale de Justice.
J’engage vivement l’Autorité palestinienne à prendre les mesures tant attendues pour restructurer et renforcer les services de sécurité palestiniens afin de combattre les groupes qui sèment la terreur, et à s’engager dans la voie de la réforme.
Pour difficile et complexe que soit devenue la situation, la communauté internationale et la société civile ne sauraient se soustraire à l’obligation qui leur incombe de tout faire pour atténuer les souffrances des Palestiniens et aider à créer un climat propice aux négociations politiques et à la réconciliation entre les deux peuples.
Les organisations non gouvernementales à travers le monde ont montré au fil des années, par leurs campagnes et leurs initiatives locales, qu’elles apportent une contribution unique à la transition pacifique dans les zones du monde ravagées par les conflits. Votre expérience pratique et votre connaissance de première main des communautés où vous évoluez, de même que la diversité de vos associations, vous permettent d’explorer de nouveaux moyens de travailler ensemble pour trouver un terrain d’entente.
Les initiatives de Genève et Nusseibeh-Ayalon sont de brillants exemples d’initiatives de la société civile qui, quoique officieuses, offrent des idées fraîches pour des concessions mutuelles que pourraient exploiter des négociateurs officiels. Fait plus significatif, ces initiatives redonnent de l’ardeur à ceux qui avaient cédé au découragement et à la lassitude, en prouvant qu’il existe des Israéliens et des Palestiniens qui sont disposés à faire des compromis et qui estiment que la paix et la sécurité des générations futures valent bien le prix d’un compromis.
Seules des négociations politiques officielles débouchant sur un accord entre les parties peuvent conduire à un règlement pacifique. Autrement, les parties se heurteront à la triste réalité d’une voie sans issue et d’une violence sans fin.
L’Organisation des Nations Unies et ses divers organes, organismes et programmes continueront de s’employer à atténuer l’impact de la situation humanitaire dans le territoire palestinien jusqu’à ce qu’un règlement négocié soit trouvé et que la reconstruction démarre. L’UNRWA, dont les ressources sont sollicitées à l’excès et dont les conditions de travail deviennent de plus en plus dangereuses, continue à fournir comme elle le peut une assistance et des services d’urgence là où le besoin s’en fait sentir. Je lance de nouveau un appel pressant à la communauté des donateurs pour qu’elle fasse preuve de générosité dans ses contributions à l’UNRWA et à d’autres organismes des Nations Unies qui restent très actifs sur le terrain en ce moment, où on a grand besoin d’eux. J’en appelle également au Gouvernement israélien pour qu’il favorise le passage sans entrave des travailleurs humanitaires de l’ONU et d’autres organismes dans la région.
Je me réjouis de poursuivre de continuer de travailler en partenariat avec la société civile en vue de la réalisation de notre objectif commun : une paix globale, juste et durable pour les Palestiniens et les Israéliens et pour tout le Moyen-Orient.
Je tiens à féliciter le Comité de la collaboration étroite qu’il continue d’entretenir avec la société civile sur cette question très importante et vous souhaite plein succès dans vos travaux.

METTRE EN OEUVRE LA DECLARATION DU MILLENAIRE

Par leur nombre et leur ampleur, les opérations de maintien de la paix des Nations Unies approchent des niveaux peut-être sans précédent, ce qui améliore les perspectives de résolution des conflits, mais met aussi à rude épreuve les capacités du système, souligne le Secrétaire général, Kofi Annan, dans son rapport annuel sur l'activité de l'Organisation présenté à l’Assemblée générale le 7 septembre.

LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU: LES MISSIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX ATTEIGNENT UN NIVEAU SANS PRÉCÉDENT


Par leur nombre et leur ampleur, les opérations de maintien de la paix des Nations Unies approchent des niveaux peut?être sans précédent, ce qui améliore les perspectives de résolution des conflits, mais met aussi à rude épreuve les capacités du système, a dit le Secrétaire général, Kofi Annan, à l’Assemblée générale le 7 septembre 2004:


«En 2004, la demande d’opérations de maintien de la paix des Nations Unies est si forte que nous n’avions rien connu de tel depuis la brusque augmentation de l’ampleur et de la complexité de ces opérations dans les années 90,» indique le Secrétaire général dans son rapport annuel sur la mise en œuvre de la Déclaration du Millénaire, adoptée en l’an 2000.

L’Organisation des Nations Unies, qui a renforcé ses services d’appui au Siège, administre actuellement 17 opérations, notamment dans les environnements politiques complexes et fragiles qui sont ceux de l’Afghanistan, de l’Éthiopie et de l’Érythrée, de la Géorgie et du Kosovo. Les forces des Nations Unies se retirent aujourd’hui de la Sierra Leone, pays qui a retrouvé sa stabilité, où elles ont aidé le Gouvernement à consolider la paix. Comme prévu, l’ONU réduit aussi sa présence au Timor?Leste, où ses forces de maintien de la paix ont contribué à l’indépendance du pays.

Pendant l’année passée, de nouvelles opérations ont été autorisées au Libéria, en Côte d’Ivoire, en Haïti et au Burundi, et une importante mission au Soudan est en cours de planification. Le Secrétaire général s’emploie aussi à renforcer sensiblement la mission de maintien de la paix en République démocratique du Congo pour éviter tout retour en arrière dans un processus de paix qui a progressé.
Le Secrétaire général prévoit que l’ONU pourrait avoir besoin de plus de 30 000 personnels en tenue, outre les 50 000 déployés sur le terrain au début de 2004, pour faire face à la demande accrue d’opérations de maintien de la paix. Il pourrait s’ensuivre que les Casques bleus - soldats et membres de la police civile - pourraient être encore plus nombreux qu’au moment où les opérations de maintien de la paix des Nations Unies ont atteint leur niveau maximum en 1993, lorsque, selon le Département des opérations de maintien de la paix de l’ONU, les personnels en tenue étaient au nombre de 78 000.

L’expansion exige des engagements

Tout en se félicitant de la demande accrue de missions des Nations Unies, qui est de bon augure pour la paix, le Secrétaire général souligne que ces missions exigent des engagements dans les domaines politique, financier, matériel et des ressources humaines, et que chacune d’elles doit impérativement être assortie d’une stratégie de sortie claire.

Le Secrétaire général le souligne, l’ONU sollicite un soutien pour ces opérations auprès des pays en développement comme des pays développés. Trouver des soldats n’est pas impossible, mais il restera des lacunes critiques à combler en matière de capacités militaires spécialisées, comme l’appui aérien tactique et les installations médicales de campagne, ainsi qu’à remédier au manque de policiers francophones et à l’épuisement des stocks stratégiques destinés aux opérations de maintien de la paix.

Le Secrétaire général souligne également la nécessité d’une coopération régulière et continue avec les institutions locales pour promouvoir le développement économique durable et la bonne gouvernance et pour renforcer l’état de droit.

«La communauté internationale doit avoir conscience de la nécessité de respecter et de défendre la légalité internationale - dans tous les domaines - du maintien de la paix et de la sécurité internationale à la gestion du commerce international et à la protection des droits de l’homme» indique le Secrétaire général dans son rapport annuel, qui fait le point des résultats obtenus dans la réalisation des objectifs fixés par les chefs d’État et de Gouvernement lors du Sommet du Millénaire qui s’est tenu en septembre 2000 à New York.

Dans d’autres parties de son rapport, le Secrétaire général relève que la lutte mondiale contre la drogue et la criminalité transnationale a été renforcée par l’entrée en vigueur, en septembre 2003, de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée, qui a été ratifiée par 82 États, ainsi que par l’adoption et l’ouverture à la signature de la Convention des Nations Unies contre la corruption, en décembre 2003 à Mérida, au Mexique.

Selon le rapport, le crime organisé prend aujourd’hui la forme d’énormes consortiums, alors que les structures hiérarchiques comme les «familles» et les cartels sont en voie de disparition. La diversification des activités criminelles ainsi que la décentralisation des structures compliquent la tâche de la police, et les réseaux criminels tirent parti des conflits civils et de l’instabilité politique et se mettent parfois au service d’organisations terroristes.

La fréquence des catastrophes naturelles et leurs conséquences sur les pauvres et les groupes vulnérables semblent aller en augmentant, toujours selon le rapport. Pendant la seule année 2003, 75 000 personnes ont trouvé la mort dans 700 catastrophes, dont les tremblements de terre à Bam et en Algérie. Ces catastrophes ont touché 600 millions de personnes, et le montant total des pertes économiques dépasserait les 65 milliards de dollars. Un certain nombre de tendances, notamment l’élévation du niveau de la mer, des amplitudes plus marquées des températures et des pluies ainsi que l’évolution de la structure de la production agricole font redouter de nouvelles calamités.

Il est heureux que la communauté inter