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MESSAGE DU SECRÉTAIRE GÉNÉRAL À L’OCCASION DE LA JOURNÉE MONDIALE DE LA LUTTE CONTRE LE SIDA On trouvera ci-après le texte du message du Secrétaire général, Kofi Annan, à l’occasion de la Journée mondiale de la lutte contre le sida, célébrée le 1er décembre 2004:
Ce sont les femmes qui montrent le plus grand courage et la plus grande créativité dans le combat contre le VIH/sida. Dans la plupart des pays et des sociétés que j’ai visités, partout dans le monde, leur voix domine toutes les autres. Avocates de la cause, militantes, quelque chose les pousse à se dévouer et à parler publiquement, afin d’améliorer la vie des autres, au risque, souvent, d’être victimes de préjugés, de sévices ou de violences. Le courage dont elles font preuve dans cette lutte n’a d’égal que le lourd tribut qu’elles paient à la maladie. Déjà, elles sont les premières victimes de la pauvreté. À cause du sida, il leur est encore plus facile de tomber dans le piège de la pauvreté et plus difficile d’en sortir. Elles continuent de faire l’objet de mesures discriminatoires dans plusieurs domaines – lieu de travail, législation foncière, droit successoral, et le sida aggrave encore les risques auxquels elles sont exposées. Les filles sont majoritaires parmi les enfants non scolarisés. Lorsque le sida frappe la famille, ce sont les filles scolarisées qui, trop souvent, sont retirées de l’école et doivent aider à faire fonctionner la maison et à soigner les malades. À l’heure actuelle, les femmes représentent environ la moitié de la population mondiale touchée par le sida. En Afrique subsaharienne, où vivent plus des trois quarts des femmes séropositives, près de 57 % des adultes atteints du sida sont des femmes. Pourquoi les femmes sont-elles plus vulnérables que les hommes à cette infection? Pourquoi, alors qu’elles sont moins susceptibles d’avoir de nombreux partenaires sexuels en dehors du mariage et de s’injecter de la drogue? Ce sont souvent les inégalités sociales qui leur font courir des risques – des risques injustes, inacceptables. Toute une série de facteurs se conjuguent pour qu’il en soit ainsi: la pauvreté, les atteintes et les violences dont elles sont victimes, le manque d’informations, les pressions exercées par des hommes plus âgés et le fait que des hommes entretiennent parallèlement plusieurs relations sexuelles, qui fait que les jeunes femmes sont prises au piège dans un immense réseau de gens contaminés. Et le mariage n’est pas toujours une protection: dans certains pays très touchés par le sida, le taux de séropositivité est plus élevé chez les femmes mariées que chez les femmes célibataires sexuellement actives. Ces facteurs ne peuvent pas être éliminés par des mesures ponctuelles. La seule solution réside dans un changement positif qui donne aux femmes et aux filles plus de prise sur leur propre vie et plus de confiance en elles-mêmes. Un changement qui transformera les relations entre les femmes et les hommes à tous les niveaux de la société. Un changement qui ne peut survenir que grâce à l’éducation des filles, à des réformes législatives et sociales, à une plus grande prise de conscience chez les hommes et à un plus grand sentiment de leurs responsabilités. Un changement qui permettra aux femmes d’assumer sans réserve leur rôle dans la lutte contre le VIH/sida. Notre stratégie pour l’avenir doit être de donner aux femmes les moyens d’agir dans ce combat. Les véritables héros de cette guerre, c’est parmi elles qu’il faut les chercher, et il nous appartient de leur fournir l’arme de l’espoir.
Le Secrétaire général des Nations Unies Message
à l’occasion de la Journée internationale 29 novembre 2004 Alors
que nous célébrons la Journée internationale
de solidarité avec le peuple palestinien, je voudrais à
nouveau offrir mes condoléances au peuple palestinien qui
vient de perdre son chef, le Président Arafat. Espérons
que sa mémoire sera une source d’inspiration pour les
Palestiniens en ces temps difficiles, de sorte qu’ils restent
unis et redoublent d’efforts pour réaliser leurs aspirations
nationales à la souveraineté et à l’autodétermination
par des moyens pacifiques. Message
publié par le Secrétaire général à
l’occasion du lancement de l’Année internationale
du microcrédit
Dans bien des pays, le microfinancement s’est révélé
une arme efficace contre la misère et la faim. Il permet
d’améliorer réellement le sort des gens, surtout
de ceux qui en ont le plus besoin.
Message
du Secrétaire général de l’ONU à
l’occasion de la Journée des Nations Unie
Message du Secrétaire général de l’ONU à l’occasion de la Journée internationale pour l’éliminationde la pauvreté Le 17 octobre 2004 En
septembre prochain, les dirigeants des pays du monde tiendront une
réunion de haut niveau au Siège de l’Organisation
des Nations Unies pour faire le point des progrès accomplis
dans l’application de la Déclaration du Millénaire,
qu’ils ont adoptée en 2000. Mais nous savons d’ores
et déjà qu’il faudrait un véritable bond
en avant pour que les huit objectifs de développement arrêtés
dans la Déclaration soient atteints dans le délai
prévu, c’est-à-dire en 2015 au plus tard. ETAT DE DROIT APRES LES CONFLITS
Message du Secrétaire général de l’ONU à l’occasion de la Journée mondiale de l’habitat Le 4 octobre 2004
Le thème retenu cette année pour la Journée
mondiale de l’habitat, «
Les villes, moteurs du développement rural »,
a pour objet de rappeler à tous ceux qui prennent des décisions
relatives au développement que les zones urbaines et les
zones rurales ne doivent pas être vues comme des mondes séparés,
mais comme les parties d’un même tout économique
et social. 59ème session de l'Assemblée générale
Nouveau partenariat pour le développement de l'Afrique: deuxième rapport complet sur les progrès de la mise en oeuvre et de l'appui international Le
projet africain progresse mais doit bénéficier d'un
soutien international plus ferme Les progrès remarquables accomplis dans le cadre du NEPAD, dont la mise en place d'un système d'évaluation intra africain, devrait susciter un soutien international plus ferme, indique le Secrétaire général dans son dernier rapport sur la question. Les pays africains accomplissent des progrès notables dans la réalisation de leur projet continental, le Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD), a affirmé le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan. Toutefois, estime son deuxième rapport annuel consacré à la mise en œuvre du NEPAD, il faudrait que la communauté internationale s'engage d'une manière plus ferme et plus concertée dans les efforts déployés par les pays du continent pour surmonter les sérieux obstacles auxquels ils continuent de se heurter. De l'avis du Secrétaire général, cela suppose l'octroi d'une aide plus substantielle, l'adoption de mesures d'allègement de la dette, l'injection de capitaux étrangers et l'intensification des échanges commerciaux, ainsi qu'une plus grande cohérence en matière de politique étrangère de manière à ce que les progrès réalisés dans un domaine ne soient pas compromis par les retards accumulés dans un autre. Le rapport du Secrétaire général cite en exemple les progrès enregistrés dans le renforcement des capacités africaines à maintenir la paix et les avancées réalisées dans la mise en place du Mécanisme d'évaluation intra africaine. Dans le cadre de ce mécanisme, auquel font à ce jour partie 23 Etats soit environ la moitié des pays que compte l'Afrique, les dirigeants africains s'accordent à soumettre volontairement à l'examen de leurs collègues du continent leurs critères en matière de démocratie, de droits de l'homme, de gouvernance et de gestion économique. Le rapport de M. Annan précise par ailleurs qu'afin de développer l'infrastructure physique du continent, le comité des Chefs d'Etat et Gouvernement chargé de la mise en oeuvre du NEPAD a entériné une liste de 20 projets « prioritaires » dans les domaines de l'énergie, des transports, de l'eau et de l'hygiène, ainsi que de la technologie de l'information et des communications. Si la Banque mondiale et la Banque africaine de développement ont déjà garanti une partie du financement, la moitié environ du montant total de 8,1 milliards de dollars prévu pour la réalisation de ces projets devra néanmoins provenir du secteur privé. Le rapport souligne également que l'aide de la communauté internationale à l'Afrique pèche parfois par manque de coordination, ce qui en réduit la portée. C'est ainsi que, selon les chiffres fournis par les pays donateurs, l'aide publique au développement totale accordée au continent a atteint 22,2 milliards de dollars en 2002 contre 16,4 milliards seulement en 2000. D'après les premières estimations de l'ONU, le niveau de cette aide aurait même atteint les 23,1 milliards de dollars en 2003. Toutefois ce montant reste inférieur aux 26,6 milliards de dollars que l'Afrique avait reçus au titre de l'assistance en 1990, souligne le rapport. De surcroît, la majorité du financement accordé dans le cadre de l'aide au développement est retourné sous forme de paiements considérables au titre du service de la dette. C'est ainsi qu'en 2002 seulement, l'Afrique a déboursé 21,9 milliards de dollars au titre du service de sa dette extérieure, soit un montant pratiquement égal à celui qu'elle à reçu sous forme d'aide pour la même année. A ce jour, 23 pays africains ont bénéficié de mesures d'allègement de la dette dans le cadre de l'Initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE). Pourtant, note le Secrétaire général, même pour les 11 pays africains en droit de bénéficier de mesures d'annulation substantielle de la dette en vertu de l'Initiative, il n'y a que peu d'espoirs de parvenir « au niveau d'endettement acceptable tant espéré. » Par conséquent, « on préconise de plus en plus l'adoption d'un nouveau cadre d'analyse de la viabilité de la dette », allant au-delà de l'Initiative PPTE. Les politiques d'aide menées par les pays donateurs et les pratiques commerciales en vigueur sur le plan international sont par ailleurs contradictoires, souligne le rapport. La part de l'Afrique sur les marchés mondiaux a diminué sensiblement depuis 1970, poursuit le Secrétaire général qui chiffre à environ 70 milliards de dollars par an le manque à gagner découlant de ce repli, soit près de cinq fois plus que le montant de l'aide annuelle accordée au continent. Le Secrétaire général préconise donc l'application de réformes, notamment en matière de commerce agricole, y compris l'élimination des subventions agricoles dans les pays développés qui ont pour effet de réduire la compétitivité des exportations agricoles africaines. Le Secrétaire général consacre près de la moitié de son rapport à l'examen des mesures prises par les Africains eux-mêmes au cours de l'année écoulée. Selon M. Annan, les pays du continent s'efforcent de calquer progressivement leurs dépenses budgétaires sur les domaines prioritaires du NEPAD. C'est ainsi qu'ils se sont engagés à consacrer 15% de leurs budgets nationaux à la santé et 10% à l'agriculture. Par ailleurs, environ 5% des budgets nationaux et locaux devraient être réservés à l'eau et à l'hygiène, alors que les dépenses en matière de sciences et de technologie devraient atteindre 1% du produit intérieur brut dans les cinq prochaines années. Cependant cet ajustement risque d'être lent, estime le rapport, compte tenu des sévères restrictions fiscales auxquelles est soumise la majorité des pays africains ainsi que des accords budgétaires négociés avec les institutions financières étrangères. De plus, la part de l'aide extérieure accordée à l'agriculture africaine est en diminution tandis que le secteur de la santé perd ses cadres qui émigrent ou sont victimes des ravages provoqués par la pandémie de VHI/sida. Le rapport souligne néanmoins les succès enregistrés dans l'engagement des femmes dans la mise en œuvre du NEPAD. En effet, sur les sept membres du Groupe de personnalités éminentes, membres du Mécanisme d'évaluation intra-africaine, trois sont des femmes dont la présidente. Par ailleurs, plusieurs femmes occupent des fonctions de haut niveau représentant leurs gouvernements au sein du comité directeur alors que d'autres détiennent des postes de responsabilité au Secrétariat du NEPAD.
CONFÉRENCE INTERNATIONALE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE À L’APPUI DU PEUPLE PALESTINIEN Lors de la conférence internationale sur la « Fin de l'occupation, un préalable à l'instauration de la paix au Moyen-Orient » qui a rassemblé les 13 et 14 septembre au siège de l'ONU à New York, des membres israéliens et palestiniens de la société civile, le Secrétaire général de l'ONU, Kofi Annan, a exhorté la communauté internationale, dont la société civile, à ne pas baisser les bras. Message
du Secrétaire général de l’ONU Lu
par M. Kieran Prendergast, Secrétaire général
adjoint
METTRE EN OEUVRE LA DECLARATION DU MILLENAIRE Par leur nombre et leur ampleur, les opérations de maintien de la paix des Nations Unies approchent des niveaux peut-être sans précédent, ce qui améliore les perspectives de résolution des conflits, mais met aussi à rude épreuve les capacités du système, souligne le Secrétaire général, Kofi Annan, dans son rapport annuel sur l'activité de l'Organisation présenté à l’Assemblée générale le 7 septembre. LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL DE L’ONU: LES MISSIONS DE MAINTIEN DE LA PAIX ATTEIGNENT UN NIVEAU SANS PRÉCÉDENT
L’Organisation des Nations Unies, qui a renforcé ses services d’appui au Siège, administre actuellement 17 opérations, notamment dans les environnements politiques complexes et fragiles qui sont ceux de l’Afghanistan, de l’Éthiopie et de l’Érythrée, de la Géorgie et du Kosovo. Les forces des Nations Unies se retirent aujourd’hui de la Sierra Leone, pays qui a retrouvé sa stabilité, où elles ont aidé le Gouvernement à consolider la paix. Comme prévu, l’ONU réduit aussi sa présence au Timor?Leste, où ses forces de maintien de la paix ont contribué à l’indépendance du pays. Pendant
l’année passée, de nouvelles opérations
ont été autorisées au Libéria, en Côte
d’Ivoire, en Haïti et au Burundi, et une importante mission
au Soudan est en cours de planification. Le Secrétaire général
s’emploie aussi à renforcer sensiblement la mission
de maintien de la paix en République démocratique
du Congo pour éviter tout retour en arrière dans un
processus de paix qui a progressé. L’expansion exige des engagements Tout en se félicitant de la demande accrue de missions des Nations Unies, qui est de bon augure pour la paix, le Secrétaire général souligne que ces missions exigent des engagements dans les domaines politique, financier, matériel et des ressources humaines, et que chacune d’elles doit impérativement être assortie d’une stratégie de sortie claire. Le Secrétaire général le souligne, l’ONU sollicite un soutien pour ces opérations auprès des pays en développement comme des pays développés. Trouver des soldats n’est pas impossible, mais il restera des lacunes critiques à combler en matière de capacités militaires spécialisées, comme l’appui aérien tactique et les installations médicales de campagne, ainsi qu’à remédier au manque de policiers francophones et à l’épuisement des stocks stratégiques destinés aux opérations de maintien de la paix. Le Secrétaire général souligne également la nécessité d’une coopération régulière et continue avec les institutions locales pour promouvoir le développement économique durable et la bonne gouvernance et pour renforcer l’état de droit. «La communauté internationale doit avoir conscience de la nécessité de respecter et de défendre la légalité internationale - dans tous les domaines - du maintien de la paix et de la sécurité internationale à la gestion du commerce international et à la protection des droits de l’homme» indique le Secrétaire général dans son rapport annuel, qui fait le point des résultats obtenus dans la réalisation des objectifs fixés par les chefs d’État et de Gouvernement lors du Sommet du Millénaire qui s’est tenu en septembre 2000 à New York. Dans d’autres parties de son rapport, le Secrétaire général relève que la lutte mondiale contre la drogue et la criminalité transnationale a été renforcée par l’entrée en vigueur, en septembre 2003, de la Convention des Nations Unies contre la criminalité transnationale organisée, qui a été ratifiée par 82 États, ainsi que par l’adoption et l’ouverture à la signature de la Convention des Nations Unies contre la corruption, en décembre 2003 à Mérida, au Mexique. Selon le rapport, le crime organisé prend aujourd’hui la forme d’énormes consortiums, alors que les structures hiérarchiques comme les «familles» et les cartels sont en voie de disparition. La diversification des activités criminelles ainsi que la décentralisation des structures compliquent la tâche de la police, et les réseaux criminels tirent parti des conflits civils et de l’instabilité politique et se mettent parfois au service d’organisations terroristes. La fréquence des catastrophes naturelles et leurs conséquences sur les pauvres et les groupes vulnérables semblent aller en augmentant, toujours selon le rapport. Pendant la seule année 2003, 75 000 personnes ont trouvé la mort dans 700 catastrophes, dont les tremblements de terre à Bam et en Algérie. Ces catastrophes ont touché 600 millions de personnes, et le montant total des pertes économiques dépasserait les 65 milliards de dollars. Un certain nombre de tendances, notamment l’élévation du niveau de la mer, des amplitudes plus marquées des températures et des pluies ainsi que l’évolution de la structure de la production agricole font redouter de nouvelles calamités. Il
est heureux que la communauté internationale applique de
nouvelles stratégies de prévention des catastrophes
et d’atténuation des risques. Malgré leur importance,
les inondations dont une bonne partie de l’Asie du Sud a souffert
en juillet ont eu des conséquences moins destructrices grâce
aux mesures de préparation prises sur le plan local et aux
moyens d’intervention mis en place. En s’attaquant aux
obstacles structurels à la sécurité alimentaire,
on a pu éviter que le cycle de sécheresse commencé
en 2002 ne dégénère en une véritable
famine dans la Corne de l’Afrique.
En Asie de l’Est, du Sud et du Sud-Est, le nombre de personnes vivant dans l’extrême pauvreté (avec moins de un dollar par jour) a baissé de plus de 200 millions depuis 1990, et le rapport fait état de progrès réalisés également dans les pays d’Afrique du Nord sur la voie d’une baisse de moitié des taux d’extrême pauvreté à l’horizon 2015. Les taux de scolarisation dans le primaire sont de plus de 90 % en Amérique latine et dans les Caraïbes, dans la majeure partie de l’Asie, en Afrique du Nord et dans la Communauté des États indépendants (les anciennes républiques soviétiques), où l’objectif d’une scolarisation universelle en 2015 n’est pas loin d’être réalisé. La famine recule dans toutes les régions du monde depuis 1990, mais pas partout à un rythme suffisant à l’heure actuelle pour atteindre l’objectif d’une diminution de moitié en 2015. Selon des statistiques très récentes, l’accès à une eau de meilleure qualité s’est grandement amélioré. Selon le rapport, «en l’espace de quatre ans seulement, les huit objectifs de développement énoncés dans la Déclaration du Millénaire ont révolutionné la coopération mondiale en matière de développement. Le large consensus qui s’est forgé au niveau international autour d’un ensemble d’objectifs clairs, mesurables et assortis de délais, pour le développement, a donné naissance à une action concertée sans précédent.» Mais l’ONU met en garde contre le fait que le progrès a été le plus difficile dans les nations les plus pauvres: celles qui sont enclavées ou parmi les moins avancées, et celles qui se trouvent en Afrique subsaharienne. Dans de nombreux cas, on constate une absence de progrès significatif, voire une régression. On relève une décourageante absence de progrès en ce qui concerne la survie de l’enfant, des taux de mortalité maternelle affligeants dans une grande partie du monde et de faibles avancées en matière d’accès à un meilleur assainissement. Remodeler les stratégies de développement Les objectifs de développement du Millénaire appellent à des progrès dans huit domaines: la misère et la faim; l’enseignement primaire; l’égalité des femmes; la mortalité infantile; la santé maternelle; les maladies; l’environnement et, enfin, un partenariat mondial pour le développement. La plupart de ces objectifs appellent à des améliorations substantielles, à l’horizon 2015, par rapport à la situation qui régnait en 1990. De nombreux pays en développement réorganisent actuellement leurs programmes et stratégies de développement dans la lignée des objectifs de développement du Millénaire. D’après le rapport, au moins 65 pays et 5 régions ou sous?régions ont publié des rapports dont l’objet était de mesurer les progrès de la réalisation de ces objectifs. Selon l’ONU, l’établissement de ces rapports tend à ne plus être le fait d’un petit groupe mais à devenir un processus dans lequel les gouvernements engagent des débats nationaux et adaptent les objectifs de développement du Millénaire aux priorités et à la situation nationales, ce qui se traduit par un plus fort sentiment d’appropriation nationale de ces objectifs et permet une fusion progressive des décisions politiques et des efforts de planification nationaux autour d’un ensemble défini d’aspirations de développement. Le travail de l’ONU à l’échelon des pays est également en cours de réorganisation, sous la coordination du Groupe des Nations Unies pour le développement et en partenariat avec les gouvernements et la société civile des pays en développement. Un partenariat international La responsabilité première de la réalisation de l’objectif 8 - qui a trait à des questions telles que le commerce, l’aide et la dette - incombe aux pays développés. Comme pour les sept premiers, les progrès vers la réalisation de cet objectif sont mitigés d’après le rapport de l’ONU. En ce qui concerne les négociations au sein de l’Organisation mondiale du commerce, on reproche aux pays développés de ne pas vouloir accorder aux pays en développement des règles du jeu équitables leur permettant de mettre à profit leurs avantages comparatifs, en particulier dans les domaines de l’agriculture et des textiles. La décision de l’Union européenne d’admettre l’importation en franchise de «tout sauf des armes» en provenance des pays les moins avancés et l’Africa Growth and Opportunity Act (loi sur la croissance et les possibilités économiques en Afrique) des États-Unis sont considérées comme des mesures positives, mais qui n’ont donné que peu de résultats jusqu’à présent. L’aide publique au développement (APD) a considérablement augmenté depuis le Sommet du Millénaire. En 2000, l’APD totale se situait au niveau très bas de 52,4 milliards de dollars en termes réels. Dès 2003, soit en deux ans seulement, elle avait atteint un niveau record, tant en valeur nominale qu’en valeur réelle, de 68,5 milliards de dollars (chiffre légèrement gonflé par la dépréciation du dollar des États-Unis, qui tient compte aussi des dépenses exceptionnelles en Afghanistan et en Iraq). Cinq pays - la Belgique, l’Espagne, la France, l’Irlande et le Royaume-Uni - se sont récemment engagés à améliorer leur APD pour atteindre l’objectif fixé par l’ONU de 0,7 % du revenu national brut (RNB), ce qui les placerait au même rang que le Danemark, le Luxembourg, la Norvège, les Pays?Bas et la Suède. Les États-Unis, dont le pourcentage du RNB consacré à l’APD est bien inférieur, n’en demeurent pas moins le donateur le plus important du monde et ont considérablement augmenté leurs dépenses, notamment au titre de leur nouveau Millennium Challenge Account (Fonds pour les défis du Millénaire). On note cependant dans le rapport que, selon certaines estimations, par exemple celles du Groupe de haut niveau sur le financement du développement, dirigé par l’ancien Président du Mexique, Ernesto Zedillo, le montant de l’APD annuelle nécessaire pour aider les pays en développement à atteindre les objectifs de développement du Millénaire se chiffre à environ 100 milliards de dollars. Le ratio de solvabilité de 37 nations pouvant prétendre à un allégement au titre de l’Initiative pour la réduction de la dette des pays pauvres très endettés a chuté, passant de 109 % du RNB en 1997 à 86 % en 2002. Mais le rapport précise que dans la mesure où il apparaît «que certains pays se servent des économies réalisées grâce à l’allégement de leur dette pour investir dans des secteurs visés par les Objectifs du Millénaire - santé ou éducation, par exemple - il conviendrait d’accélérer l’allégement» et d’étendre le bénéfice de l’Initiative à certains pays à revenu plus important et intermédiaire en situation de crise grave. Le rapport annuel de 2004 sur les progrès de la réalisation des objectifs de développement du Millénaire précède le rapport plus approfondi que le Secrétaire général présentera début 2005, ainsi qu’une réunion de haut niveau de l’Assemblée générale sur la Déclaration du Millénaire et les objectifs de développement du Millénaire prévue pour septembre 2005. BAGDAD, 13 AOUT 2004 TRISTE ANNIVERSAIRE POUR LA FAMILLE DES NATIONS UNIES L'ONU commémore le premier anniversaire de ses morts à Bagdad Le 19 août 2003, un attentat terroriste à la bombe détruisait le quartier général de l'ONU à Bagdad. Ils étaient 22 vaquant à leurs occupations dans l'hôtel Canal qui leur servait de quartier général, 22 partis en Iraq aider le pays à panser ses plaies, à construire son avenir. Un camion bourré d'explosifs a mis fin à leur projet. Le 19 août 2004, premier anniversaire de leur mort, l'ONU se souvient de chacun d'entre eux.
LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL À L'OCCASION DE L'ANNIVERSAIRE DE L'ATTENTAT DE BAGDAD: UNE TRAGÉDIE POUR CHACUN D'ENTRE NOUS Veuillez trouver ci-après le texte de l’allocution prononcée à Genève par le Secrétaire général à la cérémonie qui a marqué le 19 août 2004 le premier anniversaire de l’attentat contre le Bureau des Nations Unies à Bagdad. Cette allocution a été retransmise en direct aux cérémonies de New York et Amman:
Ce fut aussi une tragédie pour chacun d’entre nous, car nous avons perdu des amis et des collègues, dont certains très proches, et parce qu’il s’agissait d’une attaque directe contre le drapeau bleu et contre nous, qui consacrons notre vie à l’Organisation des Nations Unies. Le choc a été et reste très difficile à absorber. Je sais que l’année qui s’est écoulée depuis ces événements vous a apporté bien peu de réconfort. Malgré nos efforts, et malgré l’enquête que continuent de mener les Etats-Unis, nous attendons encore des réponses. J’espère de tout cœur que tôt ou tard, les responsables auront à répondre de leurs actes, et que ce massacre délibéré ne restera pas impuni. Je m’adresse tout d’abord aux parents et aux proches de ceux qui ont perdu la vie dans l’attentat, à ceux qui l’ont vécu en direct et à ceux qui en sont sortis blessés : Je tiens à vous remercier d’être parmi nous en ce jour, particulièrement ceux qui ont fait un long voyage. Je suis très touché de vous voir ici. Nous sommes par la pensée et la prière de tout cœur avec vous. Je ne peux qu’imaginer la force et le courage dont vous avez dû faire preuve, depuis un an, pour survivre. Et pourtant je sais que vous n’êtes pas au bout de vos épreuves et que certains d’entre vous ne s’en remettront jamais. L’Organisation des Nations Unies et moi-même continuerons de partager votre chagrin et votre souffrance. Je m’adresse à présent à vous tous, les membres de la grande famille des Nations Unies : Nous avons souvent fait l’objet d’actes de violence et d’intimidation. Nous avons perdu des centaines de collègues. Depuis l’attentat de Bagdad, 17 autres Casques bleus et collaborateurs civils de l’Organisation sont tombés, victimes d’actes d’hostilité dirigés contre eux alors qu’ils travaillaient pour la paix. Le sacrifice qu’ils ont fait, nous le saluons aussi aujourd’hui. Mais l’attentat dirigé contre l’Hôtel Canal nous a porté un coup particulièrement dur. Il nous a mis face à face avec une nouvelle forme de danger, plus effrayant encore : nous, les serviteurs de l’Organisation, risquons d’être tués ou blessés non plus seulement parce qu’il se fait que nous servons cette Organisation en un lieu et à un moment donnés, mais aussi, peut-être, parce que nous sommes devenus une cible de choix pour les auteurs de violences politiques. Nous sommes aujourd’hui aux prises avec des questions aussi fondamentales que déchirantes. Comment mieux nous protéger sans pour autant compromettre l’accomplissement de notre mission ou trop perdre en efficacité? C’est pour les populations que nous travaillons. Nous devons avoir accès à elles et elles doivent avoir accès à nous. Dans le monde d’aujourd’hui, comment concilier cet impératif d’ouverture et celui de sécurité? Que faire, par exemple en Iraq et dans certaines parties de l’Afghanistan, quand beaucoup – y compris le Conseil de sécurité – veulent et attendent de nous que nous apportions notre aide, mais que quelques-uns sont déterminés à nous en empêcher à tout prix? La donne s’est-elle complètement modifiée, ou s’agit-il seulement d’une passe particulièrement difficile? Nous nous efforçons sérieusement de trouver des réponses, et de remédier à nos propres insuffisances structurelles. Beaucoup a déjà été fait, mais il reste encore beaucoup à faire. Je peux vous assurer que je veillerai toujours à ce que les précautions les plus drastiques soient prises pour assurer la sécurité du personnel des Nations Unies et que je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que notre famille ne connaisse plus de tragédie comme celle-là. Je sais que l’année qui s’est écoulée depuis l’attentat a été difficile pour chacun d’entre vous. Pour moi-même, elle a été non seulement difficile, mais aussi occupée par d’intenses réflexions. Nous venions de connaître une guerre dont je pensais sincèrement qu’elle aurait pu être évitée quand j’ai perdu 22 amis et collègues exceptionnels que j’avais envoyés en Iraq pour qu’ils aident à gérer les suites de cette guerre et à rétablir la stabilité et la paix, ce qui était le vœu le plus cher de la plupart des Iraquiens. Ils furent interrompus dans leur mission et emportés par un acte d’une violence absolument odieuse. J’ai constamment leurs visages à l’esprit. Des souvenirs heureux se mêlent à d’autres souvenirs, douloureux, en particulier ceux des conversations que nous avons eues juste avant leur départ et pendant leur séjour à Bagdad. Imaginez-vous combien j’ai souffert, et combien j’ai été découragé et affligé par cette perte, non seulement en tant qu’ami, mais aussi parce qu’en définitive, c’est à moi qu’il incombe de protéger les intérêts du personnel des Nations Unies et de garantir sa sécurité. Personne, je crois, à part peut-être mon épouse, Nane, ne saura jamais combien cette tragédie m’a affecté. Elle m’a atteint jusqu’aux tréfonds de mon être. Permettez-moi, pour conclure, de vous parler d’un aspect particulier de ma culture. Nous, les Akans, pensons que la mort ne nous sépare pas de nos parents bienveillants. Leur esprit est constamment avec nous, et il est si vivant que nous sentons leur présence et pouvons même parfois leur parler. C’est pourquoi nous leur demandons aide et conseils dans les situations importantes, dans la victoire et dans la défaite, dans la joie et dans la peine. La douleur du traumatisme que nous avons subi n’est pas prête de passer. Mais notre foi dans la cause de la paix n’en est en rien diminuée, notre détermination reste entière et notre tâche se poursuit. Et chaque jour, alors que nous oeuvrons pour la paix, nous sentons à nos côtés ces êtres chers que nous avons perdus, et nous rendons hommage à tous ceux qui périrent il y a de cela exactement un an. Je vous prie de vous lever et d’observer avec moi une minute de silence, à la mémoire de toutes les victimes et en communion avec tous ceux qui les pleurent. Message
du Secrétaire général de l’ONU à
l’occasion Ce
qui s’est passé à Bagdad il y a un an fut une
tragédie pour les parents et les proches des 22 personnes
qui ont perdu la vie ou et pour tous ceux qui ont subi des blessures
physiques, psychologiques ou affectives. Ce fut aussi une tragédie
pour chacun d’entre nous, car nous avons perdu des amis et
des collègues, dont certains très proches, et parce
qu’il s’agissait d’une attaque directe contre
le drapeau bleu et ceux qui consacrent leur vie à l’Organisation
des Nations Unies. Nous avons tous eu, et avons encore, beaucoup
de mal à absorber le choc. conflit israélo-palestinien Séminaire international des médias Pékin, 17-18 juin 2004
SOMMET DU G 8
JOURNEE INTERNATIONALE DES CASQUES BLEUS
Sommet de la Ligue arabe Tunis, 22-23 mai 2004
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