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Arrivée à Tunis de M. Joaquim Chissano, ancien président du Mozambique et Envoyé spécial de M. Kofi Annan M. Joaquim Chissano, ancien président du Mozambique et Envoyé spécial de M. Kofi Annan pour le Sommet sur la mise en œuvre de la Déclaration du Millénaire, chargé de promouvoir les recommandations du Secrétaire général pour une réforme du système de sécurité internationale et une réforme de l'Organisation des Nations Unies est arrivé le 14 août à Tunis. Promouvoir les recommandations proposées par le Secrétaire dans un rapport intitulé « Dans une liberté plus grande: vers le développement, la sécurité et les droits de l'homme pour tous » et publié le 20 mars dernier, constitue jusqu'au Sommet de chfes d’Etat, qui aura lieu du 14 au 16 septembre prochains à New York, la principale tâche de M. Joaquim Chissano, un des quatre éminents dirigeants nommés par le Secrétaire général en avril dernier. C’est dans ce cadre donc que se situe la visite de travail qu'effectue M. Joaquim Chissano à Tunis, lequel s’est entretenu le lendemain de son arrivée avec le Ministre tunisien des Affaires étrangères, avec lequel il a passé en revue la phase actuelle des négociations portant sur les réformes institutionnelles de l’Organisation. A sa sortie de l’entretien, M. Chissano a fait remarquer que la position tunisienne à ce sujet a la flexibilité nécessaire dans la recherche d’un consensus. Interrogé sur les buts de sa mission en Tunisie, M. Chissano a souligné qu’en nommant cinq envoyés spéciaux chargés de promouvoir les recommandations proposées par le Secrétaire dans un rapport intitulé « Dans une liberté plus grande: vers le développement, la sécurité et les droits de l'homme pour tous », le Secrétaire général avait pour objectis de s’assurer que les Etats membres suivaient les débats en cours à l’ONU, e tde rapprocher les points de vue et arriver à un a consensus d’ici à septembre. Lors d'une rencontre avec la presse tunisienne et internationale tenue avant son départ de l'aéroport de Tunis-Carthage, M. Joaquim Chissano que la réforme de l’ONU est l’affaire des Etats et que son rôle, comme celui du Secrétaire général est de faciliter les discussions qui se déroulent entre eux. Pour ce qui est du Conseil du Sécurité, M. Chissano a tenue à préciser que les négociations continuent et qu’il espère qu’elles aboutiront avant le Sommet. Le Secrétaire général, a-t-il ajouté, a fait des propositions et avancé deux scénarios possibles. Et il travaille en coordination avec le président de l’Assemblée générale afin d’aider à faciliter les choses. "Nous sommes presque arrivés à un consensus sur la plupart des questions à l'ordre du jour du prochain sommet mondial", a affirmé l'émissaire de Kofi Annan qui a cependant fait état de "questions un peu délicates" qui demeurent encore en discussion. Il a cité notamment celle se rapportant à la définition du terrorisme. "Sur le fond, il y a une entente générale, mais c'est une question de formulation", a-t-il assuré. Il a fait mention à ce propos de "la nouvelle notion" contenue dans le rapport du secrétaire général qui se réfère au "droit ou devoir de protection" destinée à prévenir "les situations de génocide, de graves atteintes aux droits de l'Homme et même de graves crimes de guerre, en vue d'éviter les abus". Autre question en suspens: "les divergences importantes" qui persistent en ce qui concernent l'attribution des sièges pour l'Afrique au sein du Conseil de sécurité. L'Union africaine (UA) réclame deux sièges permanents avec droit de veto et cinq sièges non permanents, tandis que le "groupe des quatre" (Brésil, Allemagne, Inde et Japon) propose deux sièges pour l'Afrique mais sans droit de veto et quatre sièges non permanents. Répondant
à une question portant sur le sida, M. Joaquim
Chissano a souligné que dans son rapport, le Secrétaire
général consacre un chapitre à la
question et propse de mobiliser plus fortement les moyens
afin de combattre ce qu’il a appelé «
la tragédie du HIV/AIDS » touchant plus durement
l’Afrique. La réforme du Conseil de sécurité
L'Assemblée générale a tenu le 11 juillet 2005 une séance plénière pour débattre d'un projet de résolution qui vise à élargir le Conseil de sécurité, de 15 à 25 membres, en ajoutant six nouveaux membres permanents – deux sièges pour l'Afrique, deux pour l'Asie, un pour l'Amérique latine et un pour l'Europe occidentale - et quatre nouveaux non permanents. Le projet de résolution est parrainée par 28 pays dont le G-4 (Allemagne, Brésil, Inde, Japon). Loin de faire l'unanimité, la proposition du G-4 - Allemagne, Japon, Inde, Brésil – pour l'élargissement d'un Conseil de sécurité à 25 membres s'est hier particulièrement heurtée à celles de l'Union africaine ainsi qu'à celle du groupe « Unis pour le consensus », au cours d'un débat à l'Assemblée générale qui tenait une séance plénière sur la réforme du Conseil de sécurité. « Le Groupe des quatre » - Allemagne, Japon, Inde, Brésil –, soutenus par 25 coauteurs dont la France a, par la voix du Brésil, présenté officiellement son projet de résolution aux 191 Etats Membres. « Une étape historique de la diplomatie multilatérale », a fait remarquer Ronaldo Mota Sardenberg, représentant du Brésil. >>> Réforme du Conseil de sécurité : le Japon espère un soutien de l'Union africaine Le projet africain de réforme du Conseil de sécurité en débat à l'Assemblée générale La proposition de l'Afrique pour une réforme du Conseil de sécurité est négociable, selon le Nigeria Les États-Unis opposés à un élargissement du Conseil de sécurité DOCUMENTS: Projet de résolution élaboré par les membres de l'Union africaine (UA) RESOLUTION SUR LA REFORME DES NATIONS UNIES-CONSEIL DE SECURITE Projet de résolution du "Groupe des 4"
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