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Adolf OGI, Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le sport au service du développement et de la paix en visite à Tunis M. Adolf Ogi, ancien président de la Confédération Suisse, Conseiller spécial du Secrétaire général des Nations Unies pour le sport au service du développement et de la paix depuis février 2001, a effectué, du 21 au 23 mars 2005, une visite officielle en Tunisie, au cours de laquelle, il a participé à la Conférence internationale "Sport et santé", qui a lieu à la station balnéaire de Hammamet du 21 au 24 mars. Dans une déclaration faite à l'ouverture des travaux de la Conférence, M. Adolf Ogi a félicité la Tunisie pour avoir initié la résolution de l'ONU, qui a proclamé 2005 Année internationale du sport et de l’éducation physique. Le sport, a-t-il déclaré, a un impact direct sur la santé. Le sport, a-t-il déclaré, a un impact direct sur la santé, mentionnant le Rapport mondial 2002 de l’OMS qui a relevé que 60% des décès dans le monde sont causés par des maladies non transmissibles qui peuvent être évitées par une activité physique régulière. Le défi du vieillissement de la population a fait du sport un moyen efficace d’améliorer la santé publique, de préserver un équilibre mental et de surmonter les traumatismes. Le point de vue de la Tunisie M. Abdallah Kaâbi, ministre tunisien de la jeunesse, des sports et de l'éducation physique a déclaré à cette occasion que tous les pays sont invités à promouvoir l’idéal du sport durant l’année 2005, et a présenté les initiatives du ministère tunisien, sous le haut patronage du Président Zine El Abidine Ben Ali. Il a notamment souligné les grands bénéfices du développement du secteur du sport, et notamment l’augmentation des investissements étrangers et de l’accroissement de la visibilité dans les médias internationaux. La place de la femme dans le sport et le sport pour les personnes handicapées sont ainsi présents dans le programme présidentiel, concrètement mis en pratique, par exemple, en donnant libre accès au sport organisé pour les femmes. Le plan souhaite atteindre le sport pour tous les citoyens dans chaque municipalité d’ici la fin 2005. En conclusion, M. Kaâbi a réaffirmé le rôle du sport dans les idéaux de paix, d’amitié et de respect mutuels entre les citoyens et les pays. Allocution
de
M. Francis Dubois «
Sport et Développement » Honorables
invités, Mes premiers mots seront pour vous remercier de m’avoir invité en tant que Représentant Résident du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) en Tunisie, à prendre part à cette Conférence Internationale sur le Sport et la Santé à l’occasion de l’Année internationale . Le 5 Novembre dernier en effet, à l’occasion du lancement de l’Année internationale du sport et de l’éducation physique, le Secrétaire Général des Nations Unies Monsieur Kofi Annan a déclaré : « Le sport est une langue universelle. Au mieux de ses capacités, il a un pouvoir fédérateur, unissant les gens, quels que soient leur origine, leur milieu social, leurs convictions religieuses ou leur situation économique. Et lorsque des jeunes participent à des activités sportives ou ont accès à l’éducation physique, ils peuvent déborder d’enthousiasme tout en apprenant les idéaux de l’esprit d’équipe et de la tolérance. C’est
pourquoi l’Organisation des Nations Unies se tourne de plus en plus
vers le monde du sport pour y trouver un soutien dans son œuvre
en faveur de la paix et dans ses efforts pour atteindre les objectifs
de développement du Millénaire ». Conférence internationale "Sport et santé" Hammamet, 21 - 24 mars
Le sport en tant que moyen de promouvoir l’éducation, la santé, le développement et la paix
Résolution (A/58/L.2) Aux termes d'une résolution présentée par la Tunisie le 3 novembre 2003, l’Assemblée générale, considérant le rôle du sport et de l’éducation physique en tant que moyen de promouvoir l’éducation, la santé, le développement et la paix, et consciente également de la nécessité de coordonner davantage les efforts déployés au niveau international pour lutter plus efficacement contre le dopage, invite les gouvernements, l’Organisation des Nations Unies, ses fonds et programmes, les institutions spécialisées selon qu’il convient et les institutions s’occupant du sport à promouvoir le rôle du sport et de l’éducation physique; encourager l’esprit de réussite; combler les fossés culturels; et inculquer les valeurs collectives. L’Assemblée générale encourage par ailleurs les gouvernements, les organismes sportifs internationaux et les organisations apparentées à collaborer et mettre en œuvre des initiatives de partenariat et des projets de développement compatibles avec l’enseignement dispensé à tous les niveaux de l’éducation afin d’aider à réaliser les Objectifs de développement énoncés dans la Déclaration du Millénaire. Elle invite les gouvernements à accélérer l’élaboration d’une convention internationale contre le dopage dans toutes les activités sportives et prie l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture de coordonner, en coopération avec d’autres organisations internationales et régionales compétentes, l’élaboration de cette convention. Enfin, l’Assemblée décide de proclamer 2005 «Année internationale du sport et de l’éducation physique», en tant que moyen de promouvoir l’éducation, la santé, le développement et la paix, et invite les gouvernements à organiser des manifestations pour marquer leur engagement et rechercher l’aide des personnalités sportives à cet égard.
Conférence
« Sport et développement » Exposé de M. Adolf Ogi Conseiller
spécial du -Le texte prononcé fait foi- Mesdames et Messieurs,
La société d’aujourd’hui exerce beaucoup de pression sur les individus qui la composent. Le monde semble rapetisser et tourner toujours plus vite. D’importants développements affectent notre vie de tous les jours à une vitesse grandissante. Chaque personne doit continuellement s’adapter pour suivre le courant. La vitesse de développement n’est pas égale sur la planète. Les inégalités et les injustices créent des tensions sociales et des migrations économiques. Les exigences de la société sont de plus en plus difficiles à satisfaire. Pour réussir, il faut une capacité supérieure pour la compréhension des situations et l’habilité de mettre à jour régulièrement ses connaissances. Cela signifie un haut niveau de flexibilité et de disponibilité. Quoiqu’il en soit, la société d’aujourd’hui est aussi basée sur des valeurs telles que le succès rapide et non plus l’endurance. La plus grande reconnaissance n’est pas accordée à ceux qui perdurent au-dessus de la moyenne mais à ceux qui peuvent vivre dans le plus grand luxe en faisant le moins d’efforts possible. Le système éducatif doit s’adapter à l’évolution rapide da la situation tout en équilibrant certaines tendances et préserver le goût pour l’endurance et la performance. Les connaissances requises sont l’expertise dans un large éventail de domaines ainsi que le management. Ces connaissances ne peuvent être obtenues que si le comportement de la personne est adaptée et si elle ou il à une capacité suffisante d’endurance. Les connaissances sont accumulées à travers les moyens traditionnels d’éducation et avec les parents. Le comportement est influencé par la famille, la religion, la culture. Mais qui ou qu’est-ce qui peut motiver la capacité d’endurance ? C’est là le rôle du sport ! La pratique régulière et censée d’un sport adapté donne aux jeunes personnes le goût de la performance, de l’endurance et peut positivement influencer leur comportement. Le sport donne des leçons pour la vie. Le sport demeure la meilleure école de vie. Grâce au sport, les jeunes peuvent apprendre à : -
gérer l’euphorie de la victoire Les leçons positives et les valeurs du sport sont essentielles pour la vie. Comme vous le savez sans doute, les valeurs essentielles du sport et celles que défend l’ONU (Organisation des Nations Unies) sont très semblables. Comme les Nations Unies, le monde du sport est loin d’être parfait. Toujours est-il que le sport permet aussi de développer un sens de la communauté. Le sport est un des reflets de l’humanité et ensemble, à travers le sport, nous pouvons créer un monde meilleur. Nous, le système des Nations Unies ensemble avec les gouvernements et les sportifs, nous pouvons former une équipe qui gagne. Nous pouvons nous assurer que les leçons positives du sport soient apprises par le plus grand nombre. Je souhaite vous parler de certains des aboutissements de la coopération rapprochée entre le système des Nations Unies et le monde du sport. Je souhaite aussi vous appeler à une coopération toujours accrue et des actions concrètes. Ensemble avec Madame Carol Bellamy, la Directrice Exécutive d’UNICEF, nous avons mis en place un groupe de travail inter-agences sur le sport au service du développement et de la paix. Ce groupe de travail est soutenu par M. Kofi Annan. Il explore les possibilités de mettre en œuvre plus efficacement des projets de développement liés au sport. Nous soutenons les organisations de l’ONU qui ont des activités avec une composante sportive. Nous consultons les autres membres de l’ONU en charge du développement ou du maintien de la paix, afin d’identifier des activités ou des programmes, qui pourraient bénéficier d’un appui d’organisations sportives. Nous examinons les possibilités de former des partenariats entre des organisations sportives et le système de l’ONU. Il y’a déjà un grand nombre d’agences du système des Nations Unies qui travaillent avec des organisations sportives et avec des athlètes afin de promouvoir le développement et leurs buts respectifs : A ce jour, ensemble avec les collègues des Nations Unies à Genève, à New York et ailleurs, nous avons identifié 130 projets de développement avec une composante sportive. Ces projets visent des objectifs de santé publique, d’information, de développement économique, d’intégration sociale ou de protection de l’environnement. La plupart sont mis en œuvre en Afrique et d’autres pays en voie de développement par les agences de l’ONU, les fédérations sportives, les comités olympiques nationaux, le CIO, les gouvernements et les ONGs. En juin 2002 par exemple, j’étais en Corée, au congrès de la FIFA juste avant la Coupe du Monde de football. Suite à la demande du président de la fédération afghane de football, la FIFA a soutenu un projet permettant aux afghans de voir les matches de la Coupe du Monde sur un écran géant installé au stade de Kaboul. Maintenant, les afghans souhaitent voir leur championnat de football revivre. En jouant à nouveau ensemble régulièrement un jeu qu’ils adorent, les joueurs de chaque partie d’Afghanistan pourront à nouveau devenir amis et partager de bons moments. En Afghanistan, le football peut aider à créer les conditions pour un retour à une paix durable. Ensemble avec M. Kofi Annan, nous avons organise un match de football au milieu de l’été à New York. Cette ville n’est pas connue pour son amour du football. 70'000 personnes sont venues au Giant Stadium assister au match opposant les stars du Real Madrid aux champions de l’AS Roma. Les joueurs portaient le maillot au ruban rouge, le symbole mondial de la lutte contre le sida. A la fin de la saison de Formule 1 de 2002, j’ai réalisé le lien entre l’écurie de Formule 1 suisse Sauber et les organisations ONUSida (Programme conjoint des Nations Unies contre le HIV/Sida) et PNUD (Programme des Nations Unies pour le Développement). C’était la première fois dans l’histoire de la Formule 1, qu’une voiture de course portait un slogan des Nations Unies. Cette opération a eu lieu grâce à la bonne volonté de M. Peter Sauber, le patron de l’écurie. Cette opération nous a permis de toucher des milliers de personnes habituellement difficiles à atteindre par les campagnes traditionnelles. En décembre 2002, j’ai été le témoin, une nouvelle fois du pouvoir du sport. J’ai vu en Ouganda, ce que l’ONG « Right To Play » (le droit de jouer) arrive à faire dans les camps de réfugiés. Cette ONG travaille avec diverses agences des Nations Unies et fournit du personnel et du matériel. Le sport dans les situations difficiles de tensions ou de conflit permet aux enfants de se détendre et de jouer. Le sport permet également au réfugiés traumatisés et qui ont souvent tout perdu, de soigner leurs blessures émotionnelles et de reprendre confiance en eux. Une organisation comme « Right To Play » est essentielle pour la promotion du sport au sein des Nations Unies et confirme chaque jour la valeur du sport pour le développement. Ses activités démontrent que le sport nous rapproche et nous permet de mieux comprendre les besoins et les aspirations des individus. Les possibilités de développer les intérêts communs au sport et aux Nations Unies sont infinies. Ma suggestion est que nous travaillions main dans la main : le système de l’ONU et les Etats membres, les fédérations sportives et les athlètes ainsi que l’industrie du sport. Ensemble, nous avons une responsabilité commune et un intérêt partagé de combattre les menaces qui pèsent sur le développement humain telles que : -
Le VIH/Sida Les activités sportives adaptées sont un terrain idéal pour la promotion et le développement de la motivation et de l’endurance sans pression, par le jeu en se faisant plaisir. De l’école et du sport occasionnel au sport de haute compétition et d’élite, le sport est un instrument important pour les jeunes personnes et pour la formation des adultes. L’intégration sociale du sport nous permettrait de maîtriser de façon intelligente notre avenir. Grâce à ses capacités globales et trans-sectorielles en développement humain, le sport peut ajouter une valeur positive considérable au développement et à la coopération internationale. A une époque où les mots de globalisation et de profit sont fortement critiqués par des parties de la société civile, le sport doit être vu par tous comme un moyen efficace de se rapprocher des exclus du développement et de les inclure. Je compte donc sur votre soutien et vous remercie pour votre attention.
Atteindre les objectifs des nations Unies avec l'aide du sport Document de présentation -En Powerpoint- KOFI ANNAN NOMME M. ADOLF OGI, ANCIEN PRESIDENT DE LA SUISSE, CONSEILLER SPECIAL POUR LE SPORT AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT ET DE LA PAIX
Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan, a décidé le 28 février 2001 de nommer M. Adolf Ogi, ancien Président de la Suisse, son Conseiller spécial pour le sport, au service du développement et de la paix. Le Conseiller spécial appuiera la démarche engagée par le Secrétaire général afin de promouvoir dans le milieu du sport les activités et idéaux des Nations Unies et de rallier son soutien. Dans le cadre de sa mission, le Conseiller spécial entrera en contact avec les dirigeants d'organisations sportives et d'autres personnalités clefs du monde du sport. Il représentera le Secrétaire général lors de conférences organisées dans le domaine du sport et lors des contacts avec les médias sportifs. Il consultera les entités du système des Nations Unies chargées du développement, du rétablissement et de la consolidation de la paix pour identifier les activités et programmes qui pourraient tirer partie de l’implication d'organisations sportives. Il examinera les possibilités de nouer des partenariats et de conclure des accords impliquant les organisations sportives et les Nations Unies et formulera des recommandations à l'intention du Secrétaire général. Né à Kandersteg, dans le canton de Berne, M. Ogi est membre de l'Union démocratique du centre (UDC) depuis 1978. Il a été Président de la Suisse en 1993 et 2000 et Vice-Président de 1992 à 1999. Il a également dirigé le Département fédéral des transports, de l'énergie et des communications et le Département fédéral de la défense, de la protection civile et des sports. Il a également été Directeur général d'Intersport Suisse, Directeur de la Fédération suisse de ski de 1969 à 1981 et Vice-Président du Comité mondial et européen de la Fédération internationale de ski de 1971 à 1983. Son père était forestier, guide de montagne et professeur de ski. Magglingen CONFERENCE INTERNATIONALE SUR LE SPORT ET LE DEVELOPPEMENT
La Conférence internationale sur le sport et le développement a rassemblé des représentants des Nations Unies ainsi que des représentants des milieux politique, sportif et scientifique et du monde des affaires. «Dans notre lutte contre les grandes menaces qui pèsent sur l'humanité - c'est-à-dire la pauvreté et la guerre -, nous devons pleinement tirer parti du formidable pouvoir de mobilisation que recèle le sport et, pour ce faire, nous avons besoin du concours de tous les secteurs de la société», a déclaré M. Ogi. L'objectif de la Conférence a été de faire en sorte que toutes les parties concernées prennent conscience des possibilités qu'offre le sport en matière de développement et de promotion de la paix, afin de définir une base commune d'action et lancer des stratégies, des initiatives et des mesures. La Conférence a été inaugurée le 16 février par M. Samuel Schmid, Conseiller fédéral. On compte au nombre des personnalités qui ont participé à cet événement: M. Aleksander Kwasniewski, Président de la Pologne; M. Jacques Rogge, Président du Comité international olympique (CIO); M. Sergei Ordzhonikidze, Directeur général de l'Office des Nations Unies à Genève; Mme Carol Bellamy, Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF); M. Klaus Toepfer, Directeur du Programme des Nations Unies pour l'environnement (PNUE); M. Ruud Lubbers, Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés; M. Vyacheslav Fetisov, Ministre des sports de la Fédération de Russie; M. Korn Dabbaransi, Vice-Premier Ministre de Thaïlande; M. Joel Matias Libombo, Ministre de la jeunesse et des sports du Mozambique; le Norvégien Johann Olav Koss, maintes fois médaillé d'or et Président de l'ONG Right to Play (anciennement dénommée Olympic Aid); M. Bertrand Piccard, aéronaute et Ambassadeur de bonne volonté auprès du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP); ainsi que M. Kipchoge ("Kip") Keino, ancien champion olympique et Président du Comité olympique du Kenya. Au total, ce sont environ deux cents participants qui sont attendus à Macolin. La Conférence a débouché sur deux documents - une Déclaration de Macolin sur le sport et le développement et une liste de recommandations - que M. Ogi présentera au Secrétaire général des Nations Unies, M. Kofi Annan.
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