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"On a assisté à une mobilisation à
l’échelle mondiale contre les pratiques traditionnelles
néfastes, par exemple ce que l’on appelle « crimes
d’honneur » et qu’il me paraît plus juste d’appeler «
crimes honteux ». "
Kofi Annan. 5 juin
2000. vingt-troisième session extraordinaire de
l’Assemblée générale intitulée “Les femmes en l’an 2000
: égalité entre les sexes, développement et paix pour le
XXIe siècle” :
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Chaque année, 5000 femmes sont
tuées, violées, mutilées, mariées de force... Leur
crime? Avoir bafoué la coutume; l'honneur de leurs...
bourreaux.
ALLEMAGNE. L'assassinat, dans une banlieue de
Berlin, d'une jeune femme d'origine turque qui avait
rompu avec les traditions familiales, après un mariage
forcé, provoque une vague d'émotion et relance le débat
sur l'intégration des minorités musulmanes. (Le Monde)
Le 7 février 2005, le cadavre d'une
jeune femme de 23 ans, Hatun Sürücü, tuée de trois
balles dans la tête, était retrouvé à Neukölln, un
quartier d'immigrés du sud de Berlin.
Les propres frères de la victime,
âgés de 18, 24 et 25 ans, sont accusés d'avoir tué leur
soeur pour "préserver l'honneur" de la famille.
Hatun Sürücü était d'origine
turque. Née en Allemagne de parents immigrés, elle avait
été mariée de force, à 16 ans, avec un cousin demeuré au
pays et qu'elle connaissait à peine.
PALESTINE. Le 2 mai 2005, deux sœurs ont été
mortellement blessées et la troisième hospitalisée.
L’enquête sur ces meurtres continue mais les rapports
non-officiels indiquent déjà que ces assassinats étaient
des « crimes d’honneur ». Ces meurtres ont été commis
juste après l’enterrement de Faten Habash, 23 ans, qui
avait été mortellement blessée par son père le 1er mai.
PAKISTAN. Le 28 décembre 2005, Nazir Ahmed ,
ouvrier de 40 ans , a assassiné sa belle-fille de 25 ans
qu'il accusait d'adultère puis, par principe de
précaution afin qu'elles ne l'imitent pas, il a égorgé
ses trois filles âgées de quatre à huit ans. Et il n'a
qu'un regret: ne pas avoir éliminé l'homme qui, à ses
yeux, a déshonoré sa famille.
Il a alors décidé de laver
l'honneur de sa famille, sali selon lui par Muqadas, la
fille que sa femme avait eue avec son frère, décédé il y
a 14 ans. Comme le veut la coutume, Nazir a épousé la
veuve de son frère. Avec Rehmat Bibi, il a eu trois
filles -Bano, Sumaira et Humaira, âgées respectivement
de huit, sept et quatre ans. Et un fils de trois
mois.
Nazir Ahmed accuse sa nièce et
belle-fille Muqadas, âgée de 25 ans, d'avoir trompé son
mari. Mais d'après les gens du village, la jeune femme a
fui son époux qui la maltraitait et l'obligeait à
travailler dans une usine de briques.
JORDANIE. Kifaya n'a que 16 ans lorsqu'elle
est poignardée à mort par son frère âgé de 32
ans…
Pourquoi Kifaya a-t-elle été
assassinée ? D'abord violée (et presque tuée) par son
jeune frère Mahmoud, elle a subi un avortement puis a
été mariée de force à un homme de 50 ans. Six mois plus
tard, le divorce est prononcé. Le soir même, Khalid, son
frère se rend chez elle et, sur ordre de la famille, tue
sa sœur.
La raison ? Laver l'honneur de la
famille!
Ce ne sont là que quatre cas
horribles. Des « crimes d’honneurs » ou fémicides sont
commis dans toutes les parties du monde, au delà des
différences de cultures, de religions ou d’ethnies. Le
paradigme de ces meurtres est qu’une fille soit accusée
ou soupçonnée par un membre de la famille d’avoir violé
« l’honneur » de la famille et se finit le plus souvent
par la mort.
Les crimes d’honneur, fréquents au
Moyen-Orient, en Afrique et en Asie, sont des actes
traditionnels de vengeance familiale contre des femmes
suspectées d’être "impures" pour "sauver" la réputation
de la famille. Ce phénomène se répand aussi dans les
pays occidentaux et affecte des immigrés de la deuxième
génération, déchirés entre une société plus libérale où
ils ont grandi et l’éducation stricte que leurs parents
veulent maintenir.
Selon le Fonds des Nations unies
pour la population (FNUAP), ces crimes coûtent la vie à
environ un millier de femmes au Pakistan, 500 au Yémen,
entre 25 et 50 en Jordanie (un quart des homicides). Des
statistiques qui n’incluent pas toutes celles qui sont
battues, violées, défigurées ou mutilées. • Gaza et dans
les autres territoires palestiniens, les crimes
d’honneur représenteraient deux tiers des homicides. Les
criminels bénéficient presque toujours d’une impunité.
Le Pakistan a voté une nouvelle loi
rendant les auteurs de crimes d’honneur passibles de la
peine de mort. La Turquie les condamne désormais à la
prison à vie.
En Jordanie, le roi Abdallah II et
sa femme Rania ont condamné publiquement la pratique du
crime d'honneur. Le cousin du roi, le prince Ghazi, a
pris la tête d'une manifestation qui a rassemblé 5 000
personnes dans les rues d'Amman en février 2000. Mais le
soutien de la famille royale en faveur d'une punition
plus sévère des crimes d'honneur n'a servi à rien : en
effet, le Parlement jordanien a rejeté par 79 voix sur
80 l'abolition de l'article 340. Article qui recommande
la clémence pour ces crimes commis en état de "furie".
Et quand bien même les lois sont
modifiées comme en Inde qui a profondément amélioré la
législation nationale sur le viol, elles sont rarement
respectées. " En Inde, par exemple, où selon les
évaluations gouvernementales une femme est violée toutes
les heures et 14 femmes assassinées chaque jour par la
famille de leurs maris, les groupes de femmes affirment
que des attitudes profondément conservatrices concernant
les rapports sexuels et le respect de la vie privée au
sein de la famille ont contribué à rendre les lois
inefficaces ", note le FNUAP. L’année dernière, vingt
pays se sont abstenus de signer une résolution des
Nations unies condamnant les crimes d’honneur. Parmi
ceux-ci, on trouve certes la Jordanie mais aussi la
Chine et la Russie. Les crimes d’honneur ont encore un
bel avenir devant eux.
Dans son rapport portant sur "Les
mesures à prendre en vue
d’éliminer les crimes d’honneur commis contre les
femmes", le Secrétaire général des Nations Unies
estime que pour prévenir et éliminer la violence dont
les femmes et les fillettes sont victimes au nom de
l’honneur, il est indispensable de mettre en oeuvre des
campagnes de sensibilisation, d’information et
d’éducation avec le concours, notamment, des chefs
religieux et communautaires, afin de lutter contre les
stéréotypes qui déterminent le regard de la société sur
les comportements des hommes et des femmes.
Les médias devraient être incités à
participer activement aux campagnes d’éducation du
public. Il faudrait, souligne M. kofi Annan, intensifier
l’appui aux organisations non gouvernementales et aux
autres groupes qui oeuvrent en faveur de l’élimination
de la violence faite aux femmes et aux fillettes au nom
de l’honneur.
L’Organisation des Nations Unies et
d’autres organisations intergouvernementales, y compris
à l’échelle régionale, devraient continuer à soutenir
les initiatives visant à mettre fin à la violence subie
par les femmes et les filles au nom de l’honneur,
notamment par le biais d’une collaboration avec les
administrations publiques et les organisations non
gouvernementales.
Il reste cependant qu'une plus
grande implication de la communauté internationale,
comme le rappelle le Secrétaire général de l'ONU dans
son rapport, pourrait mieux contribuer à l'éradication
de la ségrégation contre les femmes. Il s'agit là d'un
défi qui doit être relevé à cette échelle car les
valeurs que porte en commun l'humanité, à travers la
Charte des Nations Unies, ne peuvent vraiment pas
s'accommoder des crimes d'honneur
!
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Point de vue islamique
sur les crimes d’honneur
Question: Quelle
est la sentence de l’islam vis-à-vis de l’homme qui
assassine son épouse ou sa sœur pour avoir commis la
turpitude ?
Réponse de
Sheikh `Atiyyah Saqr
En islam, le droit à la vie est
l’un des droits les plus sacrés, voire le droit le plus
sacré. Le fait d’y attenter par le meurtre est l’un des
crimes les plus horribles et les plus dangereux qui
soient. Car cela a pour conséquence de rendre les
enfants orphelins, les femmes veuves, et de répandre
l’anarchie et les troubles. Il s’agit en réalité d’une
provocation aux sentiments du groupe et une infraction
aux règles de vie en société. Or, lorsqu’elle est
dépourvue du respect des droits de la société, la vie
s’apparente davantage à la vie des animaux, qui sont
gouvernés par leurs instincts et qui agissent comme le
leur dictent leurs passions. Les raisons saines ainsi
que les religions se sont accordées sur la condamnation
de tout attentat contre la vie d’autrui, sauf à bon
droit. Le Très-Haut dit à la suite du récit de
l’agression du fils d’Adam, Caïn, contre son frère Abel
: « C’est pourquoi Nous avons prescrit pour les Enfants
d’Israël que quiconque tuerait une personne non coupable
d’un meurtre ou d’une corruption sur la terre, c’est
comme s’il avait tué toute l’humanité. Et quiconque lui
fait don de la vie, c’est comme s’il faisait don de la
vie à toute l’humanité. » [1] L’islam a donc interdit
de tuer sauf pour une raison légale, à l’instar des
autres religions. Le Très-Haut dit : « Quiconque tue
intentionnellement un croyant, sa rétribution sera alors
l’Enfer, pour y demeurer éternellement. Allâh l’a frappé
de Sa Colère, l’a maudit et lui a préparé un énorme
châtiment. » [2] Néanmoins, en sa qualité de religion de
la médiété, l’islam joint au principe de la justice dans
l’application des peines, celui de la miséricorde. Ainsi
n’agrée-t-il point l’effusion de sang en violation du
droit, et n’accepte-t-il point que les familles vivent
constamment sous tension, que leurs intérêts soient
menacés, et que la discorde règne entre elles. L’islam
n’accepte point cette coutume obscurantiste et
méprisable qui paralyse les forces vives, détourne du
travail sérieux et ne conduit qu’à la corruption. Ce
phénomène trouve son origine dans l’ignorance qui ne
peut être dissipée que par le savoir, dans l’oisiveté
qui n’a de solution que par le travail, dans le mépris
des valeurs et des lois qui ne peut être redressé que
par une sanction dissuasive, et dans la couverture des
criminels qui ne peut être jugulée que par la
surveillance et la réunion des efforts. L’exécution
des peines n’est pas une affaire anarchique dévolue à
tout un chacun, applicable selon son bon vouloir. Au
contraire, elle est régie par l’État islamique et ses
instances. Le crime de la fornication en particulier
fait l’objet de lois et son établissement requiert des
modalités tellement strictes que l’on ne les exige même
pas pour établir d’autres crimes, eu égard au profond
impact qu’il peut avoir dans les esprits et dans la
société. Que l’on s’en tienne donc aux limites
tracées par Dieu, afin d’épargner les vies et de
garantir la sécurité, qui est le plus grand bienfait que
Dieu accorde à Ses Serviteurs. C’est en effet grâce à la
sécurité que l’être humain peut jouir de la vie, se
concentrer sur son épanouissement personnel et renforcer
la société dans laquelle il vit. Il laisse ainsi après
lui des générations honorables, capables de reprendre
loyalement le flambeau dont elles sont dépositaires,
ainsi qu’une mémoire digne d’être conservée à travers
les âges. Le Très-Haut dit : « Entraidez-vous dans
l’accomplissement des bonnes œuvres et de la piété et ne
vous entraidez pas dans le péché et la transgression. Et
craignez Allâh, car Allâh est certes dur en punition ! »
[3] Et Il dit également : « Et craignez une calamité qui
n’affligera pas exclusivement les injustes d’entre vous.
Et sachez qu’Allâh est dur en punition. » [4]
Sources: Islamonline.net
[1] Sourate 5,
Al-Mâ’idah, La Table servie, verset 32. [2] Sourate
4, An-Nisâ’, Les Femmes, verset 93. [3] Sourate 5,
Al-Mâ’idah, La Table servie, verset 2. [4] Sourate 8,
Al-Anfâl, Le Butin, verset 25. |
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TEMOIGNAGE
" Brûlée vive" Par Souad
(Publié chez POCKET)
« Je suis sur un lit
d’hôpital, recroquevillée en chien de fusil sous un
drap. Une infirmière est venue arracher ma robe. Elle a
tiré méchamment sur le tissu, la souffrance m’a
paralysée. Je ne vois presque rien, mon menton est collé
sur ma poitrine, je ne peux pas le relever, je ne peux
pas bouger les bras non plus, je sens mauvais, ma
douleur est partout.... » Petit extrait d’un livre «
Brulée vive » qui a marqué mon esprit. Ce livre, il m’a
choqué. Mais il aura fallu un reportage télévisé sur les
crimes d’honneur pour que j’y repense, et que je décide
à mon tour d’écrire un article sur ce sujet horrible :
les crimes d’honneur. Je prendrai comme illustration ce
livre et l’histoire de cette femme, Souad. Souad a 17
ans. Elle vit en Cisjordanie, dans la campagne. Dans son
village, comme dans beaucoup d’autres, c’est déjà un
crime de naître femme. Enfant, elle travaille à la
maison et garde les moutons de son père. Pour un oui ou
pour un non, elle est battue par père, frères,
beau-frères, n’importe quel homme de la famille. Ce
milieu hostile est le milieu dans lequel grandissent de
nombreuses femmes. Pour s’échapper de ce « cocon »
familial, une seule issue possible, le mariage. Arrivée
à maturité, Souad est demandée en mariage. Son père
refuse cette demande car Souad n’est pas l’aînée. Sa
grande sœur n’est toujours pas mariée, et aucune autre
fille ne le sera avant elle. Alors, Souad attend. Mais
voilà, comme la plupart des jeunes filles de 17 ans,
Souad tombe amoureuse, ce sera son autre crime. Après
quelques rendez-vous cachés avec son voisin Faiez s’en
suit une promesse de mariage. La liberté pour cette
jeune Cisjordanienne. Plus rien ne peut l’empêcher de
succomber au plaisir de la chair : elle va se marier.
Une union corporelle... et un enfant. Souad tombe
enceinte. Elle ne reverra jamais Faiez. La famille est
déshonorée par cette « charmuta ». Pour laver la famille
du déshonneur, c’est le sang. Il faut tuer Souad, sinon,
honte aux parents, et aucune autre sœur ne trouvera de
mari. Après discussions « d’hommes », le beau-frère de
la jeune femme est désigné pour accomplir la sentence.
Mais c’est normal. Souad sait qu’elle va mourir car
c’est une fille sale. Un jour, pendant qu’elle lave
le linge dans le jardin, elle sent un liquide coulé sur
sa tête, son cou, ses épaules. L’essence versée du haut
de sa tête s’enflamme. Le feu court sur son corps. Souad
se recroqueville, elle sait qu’elle va mourir, comme
tout devenir d’une « charmuta ». Son bourreau, coupable
d’un crime d’honneur, ne sera pas jugé. Dans son pays,
il est en droit. Pour nous, c’est un assassin. Elle
se réveille plus tard dans un hôpital. Elle souffre un
martyr, veut se laisser mourir. Une bénévole de
l’organisation « Terre des Hommes » va l’aider à s’en
sortir, elle et le petit garçon qu’elle aura quand même
mis au monde. Et Souad, brûlée vive par sa famille, va
s’en sortir, à force d’amour, et de volonté.
Aujourd’hui, Souad a reconstruit sa vie, ailleurs qu’en
Cisjordanie. Elle est mariée, a deux petites filles et
son garçon. Elle a écrit ce livre « Brûlée Vive » pour
témoigner et pour dénoncer ces crimes d’honneur, crimes
très répandus et fréquents, mais ignorés. Cependant,
toutes ses démarches restent anonymes, ses témoignages
se font à visage couvert, car sa famille serait encore
plus déshonorée de savoir que Souad a survécu. A tout
moment, elle pourrait subir un autre
châtiment. Aujourd’hui, Souad n’est pas un cas isolé.
De nombreuses femmes subissent ces crimes d’honneur.
Elles sont les victimes du pouvoir des hommes, mais
contrairement à ce qu’elles croient, elles ne sont pas
coupables. En aucun cas, une femme, sous prétexte d’être
née femme, peut subir ces atrocités. Plus de 6000 cas
sont répertoriés chaque année dans le monde. De
nombreuses associations ou organisations comme « Terre
des Hommes » ou « Amnesty International » combattent
auprès de ces femmes. Alors nous toutes, femmes de
l’Occident, apprécions notre chance d’être nées au pays
du droit de
l’Homme.
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© 2008 Centre d'information des Nations
Unies à Tunis
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Qu'est-ce qu'un crime d'honneur ?
C'est le fait de sacrifier une femme, parce qu'on
estime qu'elle a porté atteinte à l'honneur de la
famille, en ayant commis un acte contraire à la bonne
morale. Ainsi, une jeune fille qui a perdu sa virginité
hors mariage, même si elle a été victime d'un viol
(parfois commis par son propre frère ou son propre
père), sera supprimée, pour laver et venger l'honneur de
la famille... En général, c'est un homme de la famille
qui exécute cette horrible tâche : le frère, le père,
l'oncle ou le cousin de la "fautive".
D'où vient cette coutume ?
"Des crimes d'honneur, on en trouve en Europe, en
Asie, en Amérique latine ou en Afrique. Partout ils sont
en recrudescence. Dans le monde arabe, il est pratiqué
aussi bien chez les chrétiens que chez les musulmans.
Ses origines remontent non pas à la charia, qui
paradoxalement protège un peu la femme en exigeant la
production de quatre témoins pour prouver l'adultère,
mais au Code d'Hammourabi et aux lois assyriennes
édictées en 1200 avant Jésus-Christ et qui font de la
virginité d'une femme la propriété de sa famille
entière" (Journal Le Monde). Mais ce sont dans les pays
à majorité musulmane que ces pratiques sont les plus
répandues. C'est le cas, en particulier, au Pakistan
(300 cas signalés en 1999) et au
Bangladesh.
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Liens:
Mesures
à prendre en vue d’éliminer les crimes d’honneur commis
contre les femmes-Rapport
du Secrétaire général
Mesures
à prendre en vue d’éliminer les crimes d’honneur commis
contre les femmes-Résolution de l'Assemblée
générale
Convention
contre toutes les Formes de Discrimination à l'égard des
Femmes (CEDAW)
Déclaration
sur l'élimination de la discrimination à l'égard
des femmes
Fondation
Surgir
Mouvement
de défense et de secours précis
et ciblé, la Fondation SURGIR s'adresse
aux femmes assujetties à des traditions
criminelles, martyres dans leur âme
et dans leur corps, ainsi qu'à leurs
enfants. Où qu'elles soient au monde,
mutilées, violées, rejetées,
brûlées, lapidées, séquestrées,
maintenues dans l'illetrisme et le servage,
ou encore tuées au nom de l'honneur,
la Fondation SURGIR se veut le témoin
de leurs souffrances et l'instrument de leur
combat, portant leur cri, leur action, leur
révolte.
SURGIR
est une fondation de droit suisse basée
à Lausanne et établie selon
les articles 80 et suivants du Code civil.
Elle est dotée d'un Conseil de Fondation
(cinq membres) et d'un Comité exécutif
(deux membres). Elle fonctionne grâce
à une petite équipe d'employés
fixes et de collaborateurs bénévoles
au siège, ainsi qu'à une dizaine
d'employés dans les programmes des
pays concernés. Ceux qui sont salariés
au siège le sont modestement par des
dons destinés uniquement au fonctionnement
de la Fondation.Tous ceux et celles qui s'engagent
dans la Fondation SURGIR sont conscients de
l'ampleur de la tâche et de la nécessité
de consacrer son temps, mais aussi une partie
de son confort personnel à cette cause.
La
Fondation SURGIR est un mouvement apolitique
et non confessionnel.
Women
Watch-La passerelle Internet de l'ONU sur la
promotion et l'autonomisation des femmes
Le Haut
commissariat des Nations Unies pour les droits de
l'homme (UNHCHR)
La division
de la promotion de la femme (DAW)
Le Fonds de
développement des Nations Unies pour les femmes (UNIFEM)
Les Nations
Unies oeuvrent pour les femmes - Suivez
les activités des entités des Nations Unies et des
organes intergouvernementaux et de traités s'occupant de
la promotion et de l'autonomisation de la femme; et de
celles concernant les instruments internationaux sur les
droits de la femme
LA
NOTION DE CRIMES D'HONNEUR COMMIS CONTRE LES FEMMES
SUSCITE UN DEBAT ANIME A l'ONU
ADOPTION
DE DEUX TEXTES SUR LA VIOLENCE CONTRE LES FEMMES,
ELIMINATION DES CRIMES D'HONNEUR, ELIMINATION DE TOUTES
LES FORMES DE VIOLENCE
Documents Amnesty
International
Torture :
Ces femmes que l'on détruit
Femmes et
jeunes filles tuées pour des questions d'honneur
Pakistan
: Aucun progrès n'a été accompli dans le domaine
des droits des femmes
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