SECRETAIRE GENERAL

 

« Le sport est une langue universelle. Au mieux de ses capacités, il a un pouvoir fédérateur, unissant les gens, quels que soient leur origine, leur milieu social, leurs convictions religieuses ou leur situation économique. Et lorsque des jeunes participent à des activités sportives ou ont accès à l’éducation physique, ils peuvent déborder d’enthousiasme tout en apprenant les idéaux de l’esprit d’équipe et de la tolérance. »

Kofi Annan. 5 novembre 2005

Lancement de l'Année internationale du sport et de l'éducation physique

Site officle de la course

LE SPORT AU SERVICE DU DEVELOPPEMENT ET DE LA PAIX

 

 

 


 

 

 
 

 




 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le sport au service du développement et de la paix

"La Route d'Elissa"

Deuxième édition de “La Route d’Elissa”, course féminine à la voile en Méditerranée

Départ du port de Sidi Bou Saïd (Tunis)

13 août 2006

L’actualité récente au Proche-Orient et particulièrement au Liban, ne permet pas à La Route d’Elissa de se dérouler comme prévu. Trois mille ans plus tard, la guerre et la destruction rendent le retour symbolique d’Elissa chez elle encore impossible.

Nous aurions pu choisir la facilité et trouver une autre destination ou même simplement ajourner La Route d’Elissa. Mais comment se détourner du pays natal d’Elissa et l’abandonner ainsi à son triste sort. Comment trahir l’âme de cette course qui, au-delà de son caractère sportif, a pour spécificité de s’ancrer sur des valeurs fortes : paix, partage, solidarité, développement… celles-là même qui sont aujourd’hui, plus que jamais, en péril.

La Route d’Elissa partira donc bien de Carthage le 13 août 2006. Un lieu, une date dont la symbolique est d’autant plus forte et importante aujourd’hui.

Parce que Carthage, qui fut conquise pacifiquement par la Reine Elissa-Didon, a été et demeure une ville d’échanges et de coexistence, entre les peuples, les religions, les cultures et que sa vocation, aux carrefours de la Méditerranée, en fait une ville symbole de partage et de paix.

Le 13 août, parce que c’est la journée nationale de la femme tunisienne qui fête cette année son cinquantenaire, pour mieux rappeler le rôle que les femmes, depuis Didon jusqu’à nos jours, ont à jouer en faveur de la paix, du dialogue et de la prospérité.

Les « filles d’Elissa » s’élanceront donc de Carthage, non pour aborder vers les rivages encore troublés de son pays natal, mais pour reprendre comme un flambeau son message de paix et le porter, à travers la mer, aux quatre coins de la Méditerranée. Ainsi, chaque bateau se dirigera vers un grand port du pourtour méditerranéen, en Espagne, en France, à Monaco, en Italie…

Les navigatrices laisseront pour cette fois la compétition pour relever un autre défi : elles seront à travers le sport championnes de la paix, ambassadrices d’Elissa et messagères de Carthage pour une Méditerranée qui refuse l’indifférence et la guerre ; une Méditerranée espace de paix, d’échanges, de dialogue et de solidarité ; une Méditerranée qui renoue avec sa tradition millénaire de lien et de coexistence pacifique entre les peuples qui la bordent.

Le parrainage que l’Organisation des Nations Unies a accordé à La Route d’Elissa dès sa première édition prend aujourd’hui une dimension plus forte que jamais. La Route d’Elissa entend apporter sa contribution aux efforts déployés pour briser l’isolement et le silence, rompre le cycle de la haine et de la dévastation, éloigner le fléau de la guerre et ses cohortes de misère.

Pour la paix et le dialogue, par les femmes et le sport, au-delà des mers … La Route d’Elissa 2006 se fait route de la paix, routes pour la paix.

Le message officiel de Mr. Shashi Tharoor, Secrétaire général adjoint des Nations Unies, chargé de l'information et de la communication:

LETTRE D’ELISSA
À SES COUSINS DE TYR
ET À LEURS AMIS…

par Fawzi Mellah


Très chers cousins,

Dieu, que nous arrive-t-il ?
Quel démon s’obstine donc à vouloir empêcher nos retrouvailles ?
Pourtant je rêvais tellement de vous revoir et de vous serrer encore une fois dans mes bras !
Depuis des mois, je n’ai fait que songer à ce voyage.
Au printemps déjà, les nouvelles de votre part n’étant pas si mauvaises, j’avais demandé à mes marins de bien vouloir se préparer au retour vers la belle terre de nos ancêtres. Je les avais priés de repeindre nos navires, exhumer nos vieilles cartes, apprêter les rames, nettoyer les voiles, remplir les cales de vivres et de cadeaux…
Je voulais tant vous revoir…
Comme jadis à Tyr et à Sidon, je voulais tant vous prendre dans mes bras et, en fredonnant avec vous nos vieux refrains, engranger le parfum du citronnier et de l’oranger, du figuier et du caroubier, du thym et du jasmin. Je voulais, comme lors de nos fêtes d’antan, danser sous le cèdre et me frotter au cyprès, rougir aux piqûres du cactus et me caresser les joues avec les feuilles de l’eucalyptus, vibrer au chant incompréhensible du grillon et me distraire une dernière fois aux sifflements frivoles du pinson…
Mais on me dit que le voyage est impossible !
On me dit que la mer, pourtant si belle et si tendre, ne veut plus porter mes navires !
On me dit que le vent, d’ordinaire si doux et si chantant, s’est mis à gronder et qu’il ne renvoie à présent que l’écho des sanglots et des hurlements de douleur !
On me dit qu’après avoir porté la couronne de Carthage je devrais peut-être me préparer à porter le deuil de ma belle Phénicie !
Mes rameurs, qui ont pourtant le geste calme et le chant mélancolique, ont maintenant le coeur lourd et la rage au ventre.
Mes prêtres, qui disent d’ordinaire des prières si généreuses que l’on y trouve les prophètes de toutes les nations, ont à présent la langue amère et les yeux rouges de larmes.
Mes compagnes, qui ont d’ordinaire le cœur si vaste que l’on y caserait tout l’amour du monde, ont à présent des regards éteints. Telles des pleureuses, elles ne cessent de sangloter et de se lacérer le visage en fixant l’horizon d’un air hagard.
Tous me disent que le voyage est impossible !
Tous me répètent que l’horreur et la mort ont de nouveau frappé ma belle Phénicie et qu’après avoir porté tant de rêves je devrais peut-être me préparer à porter le deuil de ma chère patrie.
Dieu, que nous arrive-t-il ?
Tout est sombre autour de nous : cette aube sanglante qui a jailli de la mer, cet écho lugubre des cris de Tyr, ce bûcher en bois de cèdre que des mains criminelles ont allumé pour immoler le cèdre lui-même.
Pourtant, très chers cousins, je rêvais tellement de vous revoir et de vous serrer encore une fois sur mon cœur…
Mais tant pis pour les soldats, tant pis pour la mort, tant pis pour la haine et la violence !
J’irai !
À Naples et à Nauplie, à Valence et à Tripoli, à Gadès et à Nicosie, à Athènes et à Alexandrie… J’irai…
Et partout où mon bateau accostera, je dirai aux amis - et surtout aux ennemis - qu’il est temps de baisser les armes et qu’après avoir tant souffert ensemble nous devons maintenant apprendre à nous aimer.
Oui, mes chers cousins ! Apprendre à nous aimer !
Car, nous qui avons inventé le chiffre et l’écriture, la science des astres et celle de la mer, le zéro et le commerce, les temples et les sénats, les livres et les discours, la théologie et l’exégèse, la clarté et les mystères, l’argent et les misères, les momies et l’éternité, les tabernacles dorés et les sanctuaires volubiles, nous avons tout simplement omis d’inventer l’alphabet du coeur…
En dépit de nos magnificences et de nos civilités, malgré nos chars et nos épées, nous demeurons donc analphabètes.
Et parce que nous sommes analphabètes, nous resterons vulnérables.
Et si, par malheur, pour justifier la rage qui les hante, quelques aigris d’un autre âge (je veux dire ces fous de sang et de souffrance) osent me rétorquer que la haine ne peut engendrer que la haine, je répondrai que la haine et son venin nous ont assez pervertis et que nous devrions peu à peu - rien que par égard pour le Dieu d’Abraham - laisser sa chance à la vie…
Après tout, les roses ne poussent-elles pas sur le fumier…?
Très chers cousins, je rêvais tellement de venir vous embrasser…
Alors, tant pis pour les soldats, tant pis pour les chars, tant pis pour la désolation et la mort !
J’arrive !
Même si l’on me jure que le voyage est impossible, je lève l’ancre et je pars…
À Malte et en Sicile, en Espagne et en Italie, en Grèce et en Egypte, je le sais, nous avons encore tant d’amis qui nous estiment et veulent nous redire leur affection…
Ensemble, c’est certain, nous vaincrons la mort…


Elissa

L'auteur

FAWZI MELLAH

La carrière littéraire de Fawzi Mellah débute par la publication de deux pièces de théâtre. Cela permet à certains d'affirmer qu'avec lui "la Tunisie acquiert un dramaturge de langue française sur lequel et avec lequel elle devra compter". Mais c'est dans le genre romanesque que le talent de cet écrivain s'exprime le mieux et c'est grâce à ses deux romans qu'il est considéré actuellement comme l'une des figures marquantes de la littérature tunisienne de langue française.

Le Conclave des pleureuses est le récit d'une enquête journalistique sur des viols dont l'accusé présumé est le Saint de la Parole, un mystique qui n'est pas sans rappeler la légende de Sidi - Amor - El-Faïache. L'enquêteur, qui est aussi le narrateur du roman, cherche dans la vie du Saint ce qui pourrait satisfaire son rédacteur en chef, l'Oeil- de Moscou, un historien moderniste qui, "à force de labeur et d'acharnement (...) réussit à placer certaines de ses idées dans quelques cabinets ministériels" pour se faire nommer "à la tête du principal journal du pays" (Le Conclave des Pleureuses, p., 63) et se consacrer ainsi à la lutte contre les saints. Mais le journaliste ne fait que s'enliser, toujours un peu plus, dans l'incertitude où le plongent chaque propos recueilli et chaque information collectée. A la fin, l'enquêteur ne veut pas (ne peut pas?) trancher entre son rédacteur en chef et le saint et décide de retourner en exil. Cependant, il remet à l'Oeil- de-Moscou le manuscrit de son enquête et le supplie :"Faites de ce manuscrit l'usage qui vous semblera le plus utile. Mais, de grâce, ne le détruisez pas : j'en ferai peut être un roman" (Le Conclave des pleureuses, p. 191).

Elissa, la reine vagabonde raconte l'histoire de cette reine partie de Tyr, avec ses compagnons, vers une destination inconnue pour échapper à la dictature et à la répression de Pygmalion, son frère. A Chypre, on leur signifie qu'ils sont indésirables ; mais on leur offre une trentaine de vierges qui posent, dans la suite du voyage, plus de problèmes qu'elles ne devaient en résoudre. A Sabratha, ils découvrent des citoyens sans Etat et sans musique. Après diverses péripéties, ils partent avec "la promesse d'une terre féconde (un traité d'agronomie) et le spectacle fascinant d'un peuple sans monarque"; mais y laissent " les empreintes de Tyr (deux femmes enceintes et deux rameurs) et les sortilèges de la musique" (Elissa..., 83). De Hadrumète, ils repartent avec tous les Phéniciens, chassés de cette ville qui tourne le dos à la mer, et avec la promesse d'une guerre future. Enfin, recherchant Utique, ils débarquent sur une colline où ils réussissent, par la ruse, à obtenir des Africains une surface suffisante pour construire une ville nouvelle, Qart Hadasht. Cependant Elissa doit épouser Acherbas, le chef des Africains. Elle accepte, pour se sacrifier à son peuple et à sa ville, avec l'idée de s'immoler par le feu le jour même de ses noces

Elissa, princesse de Tyr et fondatrice de Carthage

Les historiens de l'Antiquité ont longtemps véhiculé, dans leurs récits sur les Phéniciens, l'idée d'un peuple aventurier bravant les mers à la recherche des richesses. Leurs installations étaient parsemées, en comptoirs commerciaux, sur des points stratégiques autour de la Méditerranée. Grecs et Romains, rivaux des Phéniciens et plus tard des Carthaginois, influencèrent par leur jalousie ces sources et références de l'Antiquité. Les Phéniciens furent alors représentés comme des marchands retors et rusés, animés uniquement par l'appât du gain(1).
Parmi les comptoirs phéniciens, une ville s'est fortement illustrée par sa richesse et son indépendance : Carthage. Du phénicien Qart Hadath "la ville neuve", Carthage fut d'abord une étape sur la route du retour des navires chargés des richesses en provenance de l'Espagne. Sa fondation remonte à 814 av.J.C.
Le principal récit de la fondation de la ville reste celui de Justin(2) racontant que Matten, à sa mort, légua le pouvoir à son fils Pygmalion et à sa fille Elissa (ou Elissar). Le peuple de Tyr désirant un seul et unique souverain, suscita des dissensions au sein de la famille royale, d'autant qu'Elissa avait épousé son oncle Acherbas, grand prêtre de Melqart, qui jouissait d'une autorité aussi grande que celle du roi et disposait d'une richesse fabuleuse. Pygmalion, désireux de s'approprier et le pouvoir et les richesses de son oncle, assassina Acherbas. Elissa menacée, décida de s'enfuir en usant de la ruse. Pour ne pas éveiller les soupçons de son frère, elle émit son désir de venir s'installer auprès de lui dans le palais. Pygmalion accepta en pensant qu'Elissa apporterait avec elle ses richesses. Il envoya ses navires l'a ramené. Elissa attendit la nuit pour cacher ses trésors dans la cale du navire et prépara des sacs remplis de sables qu'elle disposa à bord. Une fois en mer elle jeta les sacs par-dessus bord, invoquant le souvenir de son mari en le suppliant d'accepter cette offrande. Les serviteurs du roi prirent peur et décidèrent d'accompagner la princesse dans son voyage de crainte des représailles du roi. Des sénateurs et des prêtres de Melqart s'étaient joints au groupe d'exilés. Ils se dirigèrent vers Chypre pour se ravitailler. Quatre vingt vierges, consacrées à Vénus avant leur mariage, furent enlevées et mariées aux Tyriens qui accompagnaient la princesse. Elissa "la vagabonde" brava la mer et partit à la recherche d'une "ville neuve". Son navire accosta sur les côtes africaines.
Justin poursuit son récit évoquant l'installation du convoi tyrien :
"Elissa sollicite l'amitié des habitants qui voyaient avec joie dans l'arrivée de ces étrangers une occasion de trafic et de mutuels échanges. Ensuite elle accepta autant de terrain qu'en pourrait couvrir une peau de bœuf, (...) puis elle fait couper la peau en lanières très minces et occupe ainsi plus d'espace qu'elle n'en avait demandé. De là vint plus tard à ce lieu le nom de Byrsa. Puis, attirés par l'espoir du gain, des gens du voisinage, accourant en foule apporter aux étrangers force marchandises, s'établirent chez eux et, de cette foule d'hommes, il se forma une sorte de cité. Des envoyés d'Utique, reconnaissant en eux des parents leurs apportèrent aussi des présents et les engagèrent à fonder une ville à l'endroit ou le sort les avait donné asile. Les Africains voulurent aussi retenir ces étrangers. C'est ainsi que, du consentement de tous, Carthage fut fondée après qu'on eut fixé le tribut annuel qu'elle payerait pour le sol de la ville. On trouva dans les premières fondations une tête de bœuf, augure qui indiquait un sol fertile mais difficile à cultiver et une ville vouée à un perpétuel esclavage. On transporta donc la ville en un autre endroit. Là on trouva une tête de cheval, ce qui signifiait que le peuple serait belliqueux et puissant et l'on mit la ville sur cet emplacement de favorable augure"(3).
D'abord sujette de Tyr, la cité de Carthage gagna peu à peu son indépendance et fut gouvernée plus tard par ses propres magistrats portant le titre de sufflètes. Elle garda des liens étroits(4) avec Tyr, la métropole, jusqu'au moment du siège d'Alexandre en 332 av.J.C. lorsque les Tyriens assiégés essayèrent de fuir leur cité la nuit par des petits navires en partance pour Carthage où ils avaient de la famille et espéraient trouver un refuge.
Carthage ne tarda pas à prendre son envol et à définir sa propre politique commerciale et diplomatique en assurant la relève de Tyr pour la tutelle de tous les comptoirs phéniciens en Méditerranée occidentale. Cette prédominance carthaginoise offrit à la "colonie" une particularité qui la distinguait de la cité mère. Désormais les habitants se définissent "puniques" inaugurant ainsi un nouveau chapitre dans l'histoire méditerranéenne. Ils seront les braves descendants des Phéniciens tout en créant leur propre espace ainsi qu'une culture divergente. Les liens subsisteront de part et d'autre jusqu'à ce que leur mer devienne le Mare Nostrum des Romains.

(1) Homère, L'Odyssée, voir la page Sidonienne.(2) Cf., Justin, XVII, 4-6
(3) Id, XVIII, 5, 8 sq.
(4) Les Carthaginois entretenaient des liens religieux étroits avec Tyr. Ils offraient chaque année le dixième de leur revenu au temple de Melqart.


Le sport en tant que moyen de promouvoir l’éducation, la santé, le développement et la paix

Résolution (A/58/L.2)

Aux termes d'une résolution présentée par la Tunisie le 3 novembre 2003, l’Assemblée générale, considérant le rôle du sport et de l’éducation physique en tant que moyen de promouvoir l’éducation, la santé, le développement et la paix, et consciente également de la nécessité de coordonner davantage les efforts déployés au niveau international pour lutter plus efficacement contre le dopage, invite les gouvernements, l’Organisation des Nations Unies, ses fonds et programmes, les institutions spécialisées selon qu’il convient et les institutions s’occupant du sport à promouvoir le rôle du sport et de l’éducation physique; encourager l’esprit de réussite; combler les fossés culturels; et inculquer les valeurs collectives.

L’Assemblée générale encourage par ailleurs les gouvernements, les organismes sportifs internationaux et les organisations apparentées à collaborer et mettre en œuvre des initiatives de partenariat et des projets de développement compatibles avec l’enseignement dispensé à tous les niveaux de l’éducation afin d’aider à réaliser les Objectifs de développement énoncés dans la Déclaration du Millénaire. Elle invite les gouvernements à accélérer l’élaboration d’une convention internationale contre le dopage dans toutes les activités sportives et prie l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture de coordonner, en coopération avec d’autres organisations internationales et régionales compétentes, l’élaboration de cette convention.

Enfin, l’Assemblée décide de proclamer 2005 «Année internationale du sport et de l’éducation physique», en tant que moyen de promouvoir l’éducation, la santé, le développement et la paix, et invite les gouvernements à organiser des manifestations pour marquer leur engagement et rechercher l’aide des personnalités sportives à cet égard.

Texte de le résolution


 

LA LANGUE UNIVERSELLE DU SPORT A UN POUVOIR FÉDÉRATEUR ET APPREND L’ESPRIT D’ÉQUIPE ET LA TOLÉRANCE, DÉCLARE LE SECRÉTAIRE GÉNERAL AU PREMIER JOUR DE L’ANNÉE INTERNATIONALE

Voici l’allocution prononcée, le 5 novembre 2004 , par le Secrétaire général, Kofi Annan, à un point de presse organisé au Siège pour lancer l’Année internationale du sport et de l’éducation physique:

"Je vois que nous faisons, aujourd’hui, salle comble, mais nous ne serons pas en reste. Nous sommes tous réunis ici pour une grande cause: l’Année internationale du sport et de l’éducation physique.

Le sport est une langue universelle. Au mieux de ses capacités, il a un pouvoir fédérateur, unissant les gens, quels que soient leur origine, leur milieu social, leurs convictions religieuses ou leur situation économique. Et lorsque des jeunes participent à des activités sportives ou ont accès à l’éducation physique, ils peuvent déborder d’enthousiasme tout en apprenant les idéaux de l’esprit d’équipe et de la tolérance. C’est pourquoi l’Organisation des Nations Unies se tourne de plus en plus vers le monde du sport pour y trouver un soutien dans son œuvre en faveur de la paix et dans ses efforts pour atteindre les objectifs de développement du Millénaire.

L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé 2005 Année internationale du sport et de l’éducation physique. Je tiens à remercier l’Ambassadeur de la Tunisie, M. Hachani, d’avoir parrainé la résolution et du soutien résolu apporté par son pays à cette action. Le Fonds des Nations Unies pour les partenariats internationaux mérite également une mention pour le rôle important qu’il joue dans la promotion des programmes reposant sur le sport dans les pays en développement. Et l’année passée, mon Conseiller spécial pour le sport au service du développement et de la paix, Adolf Ogi, a coprésidé avec Carol Bellamy, la Directrice exécutive de l’UNICEF, une équipe de travail qui a rendu un excellent rapport sur les moyens de mettre au maximum le sport au service des objectifs de l’Organisation des Nations Unies.

Avant tout, je souhaite remercier deux grands champions de nous honorer aujourd’hui de leur présence pour lancer l’Année internationale.

Tout d’abord, un champion suisse, Roger Federer, qui est le premier joueur de tennis mondial. Roger, nous apprécions tous que vous ayez pu vous libérer pour être parmi nous, malgré un calendrier très chargé.

L’autre est une championne kényenne, Margaret Okayo, qui a gagné l’an dernier le marathon de New York. Vous ne vous en douteriez pas en la regardant, mais oui, elle a gagné le marathon! Je pense que la plupart d’entre nous ne pourraient même pas arriver au bout. Mais elle a gagné et je sais que nous lui souhaitons tous bonne chance pour la défense de son titre, dimanche.

L’un et l’autre symbolisent la force, la persévérance et les valeurs que l’Année internationale cherche à promouvoir. L’un et l’autre sont, j’ai le plaisir de le dire, des amis de l’Organisation des Nations Unies. Et l’un et l’autre seront d’excellents porte-parole qui nous aideront à toucher les gens dans le monde entier, en particulier les jeunes, et à faire en sorte que l’Année internationale soit, pour nous tous, un succès."