
Ouverture
de la première session du Conseil des droits de l’homme
LE
SECRÉTAIRE GÉNÉRAL EXHORTE LE CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME
À NE PAS DÉCEVOIR LES ESPOIRS PLACÉS EN LUI
Conseil
des droits de l'homme : Louise Arbour appelle à la mise en
oeuvre des normes existantes
Louise
Arbour, Haut Commissaire des Nations Unies, a appelé le nouveau
Conseil des droits de l'homme à faire progresser la mise en
oeuvre des normes mises en place par l'ancienne Commission,
rappelant que tous les États ont des problèmes dans le domaine
des droits de l'homme et que tous devraient rendre des comptes.
Première
réunion du Conseil des droits de l'homme le 19 juin
à Genève en présence de Kofi Annan
La première session du Conseil
des droits de l’homme, nouvel organe de
l'ONU chargé de promouvoir et défendre le respect
des libertés fondamentales, s'ouvrira le 19 juin à
Genève pour dix jours, en présence du Secrétaire
général et de représentants de plus d'une
centaine de pays.
Le
Secrétaire général prononcera un discours
lors de la session inaugurale du Conseil du droit
de l'homme dans lequel il dira que le monde entier a les yeux
tournés vers le Conseil.
«
Il appellera le Conseil à se démarquer des pratiques
anciennes de la Commission, tout en préservant les
meilleurs atouts de l'ancien système, comme les rapporteurs
spéciaux », a ajouté le porte-parole.
Le
nouveau Conseil des droits de l'homme devra notamment «
définir les paramètres de l'examen périodique
universel, un mécanisme novateur qui doit lui permettre
de contrôler les résultats de tous les pays en
matière de droits de l'homme »..
Le
Conseil devra aussi « engager le processus de révision
de tous les mandats et responsabilités de l'ancienne
Commission des droits de l'homme », ajoute le communiqué.
L'Assemblée
générale avait élu, le 9 mai à
New York, les 47 membres du Conseil des droits de l'homme.
L'Assemblée
avait approuvé, le 15 mars, la création du Conseil
pourremplacer la Commission des droits de l'homme.
La
résolution instituant le Conseil avait été
adoptée par 170 voix pour, 4 contre (dont les Etats-Unis)
et 3 abstentions.
Selon
ce texte, le Conseil est « chargé de promouvoir
le respect universel et la défense de tous les droits
de l'homme et de toutes les libertés fondamentales,
pour tous, sans aucune sorte de distinction et en toute justice
et équité ».
Les membres du Conseil doivent observer les normes les plus
strictes en matière de promotion et de défense
des droits de l'homme. Selon le mécanisme de l'«
examen périodique universel, les 191 États Membres
- à commencer par les membres du Conseil lui-même
? feront l'objet d'un examen de leur action dans le domaine
des droits de l'homme.
L'Assemblée
générale pourra, à la majorité
des deux tiers des membres présents et votants, suspendre
le droit d'un membre qui aurait commis des violations flagrantes
et systématiques des droits de l'homme à y siéger.
Le
Conseil se réunira plus fréquemment que la Commission
et tiendra des sessions plus longues que les siennes ? trois
par an. Il disposera en outre d'un mécanisme simplifié
pour convoquer des sessions extraordinaires de manière
à répondre rapidement à des crises.
Le
principe de la création du Conseil des droits de l'homme,
« en tant qu'organe subsidiaire de l'Assemblée
générale », avait été décidé
par les dirigeants des États Membres lors du sommet
mondial de septembre 2005, sur recommandation du Secrétaire
général.
TRIBUNE
Le
Conseil des droits de l'homme
Par
Louise Arbour, Haut-Commissaire aux droits de l'homme
des Nations Unies
Aujourd'hui, dotés d'un puissant mandat tout neuf, les
membres du nouveau Conseil des droits de l'homme vont
siéger pour la première fois et s'investir dans une
entreprise de grande envergure visant à renforcer le
système des droits de l'homme des Nations Unies en l'équipant
pour mieux répondre aux défis de notre temps. Il s'agit
d'un moment déterminant pour le travail de l'Organisation
en faveur de la protection de tous les droits de l'homme
et des libertés fondamentales pour tous.
Pour
autant, il serait totalement erroné de penser que nous
partons de rien. Depuis ses débuts, il y a 61 ans, le
système des droits de l'homme des Nations Unies peut
se prévaloir d'un fier héritage que la désormais défunte
Commission des droits de l'homme a contribué à forger.
Ainsi, le système a-t-il codifié un ensemble de normes
internationales de droits de l'homme et mis en place
de nombreux mécanismes indépendants afin d'en contrôler
le respect; il a en outre pris fait et cause pour les
défenseurs des droits de l'homme, les victimes et les
personnes vulnérables dans les pays du monde entier.
Le défi va maintenant consister pour le Conseil à se
montrer digne de ce riche héritage historique, tout
en faisant ce qui est nécessaire pour promouvoir et
protéger les droits de l'homme dans les conditions qui
sont celles d'aujourd'hui.
Plusieurs
éléments nouveaux nous portent à croire que le Conseil
marquera un progrès notable sur son prédécesseur. La
manière même dont les membres du nouvel organe ont été
élus le mois dernier atteste d'un nouveau départ qui
démarque le Conseil d'une simple «gestion des affaires
comme d'habitude»*. Là où les membres de la Commission
étaient préselectionnés à l'abri des regards avant d'être
élus par acclamation, ceux du nouveau Conseil ont dû
entrer en compétition pour siéger et les candidats élus
ont dû rallier le soutien d'une majorité de tous les
États Membres, au scrutin secret. Pour la première fois
dans l'histoire, les candidats se sont volontairement
engagés à promouvoir et respecter les droits de l'homme
et ils devront respecter cet engagement sous peine de
s'exposer à la suspension de leur droit de siéger au
Conseil.
La
résolution portant création du Conseil souligne qu'il
importe de mettre fin à la pratique des deux poids deux
mesures qui a énormément nui à l'ancienne Commission.
Ce que les débats politisés du passé ont souvent occulté,
c'est le fait irréfutable que tous les États ont des
problèmes de droits de l'homme et qu'ils doivent être
tenus pour comptables de leurs lacunes. Ainsi, le test
ne réside-t-il pas dans la composition du Conseil -
dans le fait d'y siéger ou non - mais dans l'obligation
de rendre des comptes. À cette fin, un nouveau mécanisme
d'examen périodique universel offrira au Conseil - et
au monde - l'opportunité de passer en revue les résultats
de l'ensemble des 191 États Membres de l'Organisation
des Nations Unies. Il s'agit d'une évolution considérable
qui recèle un potentiel d'amélioration des droits de
l'homme dans le monde entier.
Plus
significativement peut-être encore, le Conseil se réunira
tout au long de l'année, alors que le calendrier de
la Commission, qui se limitait à six semaines, entravait
son efficacité et laissait peu de place à la souplesse.
Grâce à ce précieux temps supplémentaire, le Conseil
pourra prendre des initiatives préventives afin de désamorcer
des crises imminentes et accorder une attention particulière
à la consolidation de réponses sur le terrain face à
des situations où apparaissent des signes précoces d'une
crise des droits de l'homme. Il disposera aussi d'une
procédure améliorée pour se réunir afin de faire face
en temps réel à des crises de droits de l'homme urgentes.
Reste
que tous ces changements ne représenteront pas grand
chose si les membres du nouveau Conseil ne sont pas
disposés à dépasser leurs intérêts politiques immédiats
pour embrasser la cause des victimes des droits de l'homme
à travers le monde. Pour cela, chacun d'entre eux devra
faire preuve de leadership éclairé. Le choix de l'Ambassadeur
De Alba du Mexique, partisan acharné des droits de l'homme,
en tant que premier Président du Conseil, envoie un
signe bienvenu quant à l'intention des membres du nouveau
Conseil de se mettre au travail. Cela signifie que la
régie du nouvel organe a été placée entre des mains
sûres, impartiales et compétentes.
Pour
le Conseil, le chemin à parcourir est plein de défis
- dont un grand nombre exigeront d'intenses débats et
discussions. À commencer par l'examen des travaux de
la Commission, les membres auront à opérer des choix
difficiles. Le nouvel organe devrait consolider les
atouts de la Commission et maintenir ses meilleures
pratiques et caractéristiques avérées. De toute évidence,
nous n'avons pas besoin d'un affaiblissement des mécanismes
du système des droits de l'homme.
Le
cour du sujet réside dans la manière dont les membres
du Conseil peuvent consacrer davantage d'énergie à faire
progresser la mise en ouvre des normes de droits de
l'homme existantes et appelées à évoluer. Il faut espérer
qu'ils accorderont un rang de priorité égal à tous les
droits de l'homme - économiques, sociaux et culturels,
autant que civils et politiques. Par-dessus tout, ce
cadre amélioré et plus efficace exige des États Membres
qu'ils soient disposés à agir, au lieu de se contenter
de déclarations. La Commission a relevé le défi de son
temps en élaborant des normes globales de droits de
l'homme. Que l'ère du Conseil soit celle de la mise
en ouvre ! Les États Membres n'ont rien promis de moins.
Le public n'attend rien de moins. Les victimes et les
personnes vulnérables, partout dans le monde, ne méritent
rien de moins.
*business as usual, dans
le texte original anglais. |
LE
CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME COMMENCE À PRENDRE FORME AVEC
LA TENUE DE SA PREMIÈRE SESSION À GENÈVE
L'ouverture
de la première session du nouveau Conseil des droits de l'homme,
lundi 19 juin, à Genève, marquera un nouveau départ dans les
efforts des Nations Unies visant à promouvoir et à protéger
les libertés fondamentales à travers le monde.
Cette
première session, qui se tient jusqu'au 30 juin, rassemblera
des représentants de haut niveau de plus d'une centaine de
pays et doit permettre aux délégués d'engager un travail concret
afin d'amener le Conseil à consolider les atouts avérés de
son prédécesseur - la Commission des droits de l'homme -,
tout en y adjoignant des éléments susceptibles de le renforcer
et d'en faire un organe plus efficace. La séance inaugurale
du Conseil se tiendra un peu plus d'un mois après l'élection
par l'Assemblée générale des 47 membres du Conseil, qui s'est
déroulée à New York le 9 mai dernier dans le cadre d'une compétition
ouverte.
Le
Président de l'Assemblée générale, M. Jan Eliasson, qui a
dirigé les intenses négociations ayant abouti à la création
du nouveau Conseil en mars dernier, a déclaré que la création
du Conseil des droits de l'homme prouve que les États Membres
peuvent surmonter leurs divergences et parvenir à des résultats
profitables à tous les peuples du monde. M. Eliasson a également
dit attendre des membres du Conseil qu'ils relèvent les défis
qui se présentent à eux en faisant preuve du même engagement
et du même esprit constructif. Il faut montrer au monde que
le Conseil signifie un nouveau départ pour le travail des
Nations Unies en faveur des droits de l'homme, a souligné
M. Eliasson.
Le
Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, M.
Kofi Annan - qui avait lui-même proposé la création d'un nouveau
Conseil des droits de l'homme dans son rapport en vue du Sommet
mondial de 2005 - a déclaré être confiant que le Conseil ouvrirait
un nouveau chapitre dans l'histoire du travail des Nations
Unies en faveur de la promotion et de la protection des droits
de l'homme; il a fait appel à l'effort de chacun pour faire
en sorte qu'il en soit ainsi.
Lors
de cette session et dans le courant de l'année à venir, le
Conseil va s'attaquer à une lourde charge de travail. Il va
notamment devoir définir les paramètres de l'examen périodique
universel, ce mécanisme novateur qui doit lui permettre de
contrôler les résultats de tous les pays en matière de droits
de l'homme. Le Conseil doit en outre engager le processus
de révision de tous les mandats et responsabilités de l'ancienne
Commission des droits de l'homme. Il doit également fixer
d'autres aspects de son travail, s'agissant notamment du système
des procédures spéciales qui comprend plus d'une quarantaine
d'experts indépendants et de groupes de travail chargés de
questions intéressant les droits civils, culturels, économiques,
politiques et sociaux ou chargés de surveiller des situations
dans des pays spécifiques.
La
Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Mme Louise Arbour,
a pour sa part souligné que le Conseil est en lui-même une
réalisation de tout premier plan, mais que le plus difficile
reste à faire. Le chemin à parcourir est pavé de défis mais
offre également de nombreuses opportunités. Alors que tous
les membres assument la responsabilité solennelle de redessiner
le cadre international des droits de l'homme, je les exhorte
à se départir des considérations étriquées et à agir dans
l'intérêt de tous les peuples dont ils sont dépositaires de
la confiance s'agissant du sort réservé à leurs droits.
Un
cadre amélioré
La
résolution portant création du Conseil fournit le cadre pour
une amélioration substantielle du travail de promotion et
de protection des droits à travers le monde:*
Un examen périodique universel permettra d'assurer l'examen
public des résultats de l'ensemble des 191 États Membres de
l'Organisation des Nations Unies - à commencer par les membres
du Conseil lui-même -, de manière à améliorer la condition
des droits de l'homme dans le monde entier. Tous les États
doivent être tenus de rendre des comptes pour leurs lacunes.
*
Le Conseil se réunira plus fréquemment que la Commission des
droits de l'homme - son prédécesseur - et tiendra des sessions
plus longues que les siennes. Il disposera en outre d'un mécanisme
simplifié et plus efficace pour convoquer des sessions extraordinaires
de manière à répondre rapidement à des crises dans le domaine
des droits de l'homme.
*
Ses membres étant directement élus par l'Assemblée générale,
le Conseil reflète le haut degré d'importance accordé aux
droits de l'homme, qui appartiennent à tous les peuples et
qui, aux côtés du développement et de la sécurité, constituent
l'un des trois piliers des Nations Unies.
*
L'Assemblée générale peut, à la majorité des deux tiers, suspendre
le droit d'un membre du Conseil qui aurait commis des violations
flagrantes et systématiques des droits de l'homme d'y siéger.
*
Le premier signe ayant distingué le Conseil d'une «gestion
des affaires comme d'habitude» (business as usual) a été la
première élection des membres du nouvel organe, le 9 mai dernier.
Pour siéger au Conseil, les pays sont entrés en compétition
dans le cadre d'élections ouvertes et justes et - fait sans
précédent - les candidats ont pris des engagements volontaires
de promouvoir et respecter les droits de l'homme, dont ils
seront comptables.
La
session du Conseil des droits de l'homme sera retransmise
sur Internet du 19 au 22 juin, à l'adresse suivante: www.un.org/webcast.
L'Assemblée
générale a élu les 47 membres du Conseil des droits de l'homme
La
Tunisie élue pour un mandat d'un an
L'Assemblée
générale a élu le 9 mai à New York les 47 membres du Conseil
des droits de l'homme, le nouvel organe de l'ONU qui siègera
à Genève à partir du 19 juin prochain, pour promouvoir et
défendre le respect de toutes les libertés fondamentales pour
tous.
Les
47 membres du Conseil des droits de l'homme ont été élus directement
et individuellement, au scrutin secret, à la majorité des
membres de l'Assemblée générale, pour un mandat de trois ans,
non renouvelable après deux mandats consécutifs.
L'Assemblée
générale compte 191 membres. Chaque membre du Conseil élu
aujourd'hui a donc recueilli au moins 96 voix lors du scrutin.
L'élection
des membres du Conseil a suivi une représentation géographique
équitable ? 13 sièges pour le groupe des Etats africains,
13 sièges pour le groupe des pays asiatiques, 8 pour les Etats
d'Amérique latine et des Caraïbes, 7 sièges pour « l'Europe
occidentale et autres Etats » et 6 pour l'Europe de l'Est.
Pour
le groupe Afrique, les pays élus sont : l'Afrique
du Sud, l'Algérie, le Cameroun, Djibouti, le Gabon, le Ghana,
le Mali, Maurice, le Maroc, le Nigeria, le Sénégal, la Tunisie
et la Zambie.
Pour
l'Asie : l'Arabie saoudite, Bahreïn, le Bangladesh,
la Chine, la Corée du Sud, l'Inde, l'Indonésie, le Japon,
la Jordanie, la Malaisie, le Pakistan, les Philippines et
le Sri Lanka.
Pour
l'Amérique latine : l'Argentine, le Brésil, Cuba,
l'Equateur, le Guatemala, le Mexique, le Pérou et l'Uruguay.
Pour
le groupe « Europe occidentale et autres Etats » : l'Allemagne,
le Canada, la Finlande, la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni
et la Suisse.
Pour
l'Europe de l'Est : la République tchèque, la Pologne,
la Russie, l'Ukraine et l'Azerbaïdjan et la Roumanie.
Quelque
64 Etats Membres étaient candidats. Parmi les candidats qui
n'ont pas été élus figuraient notamment : le Kenya, l'Iran,
l'Iraq, le Kirghizistan, le Liban, la Thaïlande, le Nicaragua,
le Pérou, le Venezuela, la Grèce, le Portugal, l'Albanie,
l'Arménie, la Géorgie, la Lettonie, la Lituanie, la Slovénie
et la Hongrie.
Après
cinq mois de négociations, l'Assemblée générale avait approuvé,
le 15 mars dernier, à une large majorité, la création d'un
nouveau Conseil des droits de l'homme pour remplacer, à partir
du 19 juin prochain, l'actuelle Commission (dépêche du 15.03.06
et communiqué de l'ONU).
La
résolution instituant le Conseil des droits de l'homme avait
été adoptée par 170 voix pour, 4 contre (dont les Etats-Unis)
et 3 abstentions.
Selon
ce texte, le Conseil sera « chargé de promouvoir le respect
universel et la défense de tous les droits de l'homme et de
toutes les libertés fondamentales, pour tous, sans aucune
sorte de distinction et en toute justice et équité ».
Les
membres du Conseil devront observer les normes les plus strictes
en matière de promotion et de défense des droits de l'homme.
Chaque membre fera d'ailleurs l'objet d'un examen de son action
dans le domaine des droits de l'homme au cours de son mandat
L'Assemblée
générale pourra, à la majorité des deux tiers des membres
présents et votants, suspendre le droit d'un membre qui aurait
commis des violations flagrantes et systématiques des droits
de l'homme à y siéger.
La
première réunion du nouveau Conseil, qui siègera à Genève,
se tiendra le 19 juin. Le Conseil se réunira régulièrement
tout au long de l'année et tiendra au minimum trois sessions
par an, dont une session principale, qui dureront au total
au moins dix semaines. Il pourra tenir au besoin des sessions
extraordinaires si un membre en fait la demande appuyé en
cela par un tiers des membres du Conseil.
Le
principe de la création du Conseil des droits de l'homme,
qui remplace la Commission, « en tant qu'organe subsidiaire
de l'Assemblée générale », avait été décidé par les dirigeants
des États Membres lors du sommet mondial de septembre 2005,
sur recommandation du Secrétaire général.
Conseil
des droits de l'homme : Kofi Annan salue l'élection de ses
premiers membres
Le
Secrétaire général de l'ONU a salué l'élection des premiers
membres du Conseil des droits de l'homme et, plus encore,
le taux de participation élevé au scrutin qui démontre, selon
lui, l'engagement de la communauté internationale à faire
de ce nouvel organe un instrument « plus efficace » et « plus
crédible » que l'ancienne Commission. Suite
>>>
Conseil
des droits de l'homme : Kofi Annan regrette que les Etats-Unis
ne présentent pas leur candidature
Alors
que les Etats-Unis ont fait savoir qu'ils ne présenteraient
pas leur candidature au Conseil des droits de l'homme, le
Secrétaire général et le président de l'Assemblée générale
ont exprimé l'espoir qu'ils le feraient l'année prochaine
et qu'ils coopèreraient avec le nouvel organe de l'ONU.
«
Le président de l'Assemblée générale, Jan Eliasson, a été
informé par les Etats-Unis de sa décision » de ne pas présenter
sa candidature au Conseil des droits de l'homme. Il se félicite
du fait que les Etats-Unis coopéreront avec le Conseil de
la façon la plus ferme et efficace possible et qu'ils le soutiendront
et le financeront », indique un message transmis le 6 avril
2006 par le porte-parole de Jan Eliasson, dont les travaux
de facilitation ont conduit à l'adoption du texte qui créé
le nouvel organe de l'ONU.
Le
président de l'Assemblée générale a exprimé l'espoir que les
Etats-Unis présenteront leur candidature au Conseil dès que
possible, et s'est félicité des indications selon lesquelles
il pourrait le faire l'année prochaine.
Le
Secrétaire général a indiqué pour sa part qu'il espérait que
« les Etats-Unis continueraient à jouer un rôle actif dans
la défense des droits universels et à apporter un soutien
au nouveau Conseil des droits de l'homme, malgré leur décision
de ne pas prendre part aux élections qui doivent se tenir
le mois prochain », a déclaré son porte-parole, Stéphane Dujarric,
lors de son point de presse quotidien, au siège de l'ONU,
à New York.
Le
porte-parole a indiqué que Kofi Annan était « déçu » par la
décision des Etats-Unis mais qu'il espérait qu'ils se présenteraient
l'année prochaine.
Les
Etats Membres ont déjà commencé à annoncer leurs candidature
au Conseil, qui remplace la Commission des droits de l'homme
jugée discréditée, et qui comporte désormais 47 sièges (liste
des candidats)
Le
Secrétaire général s'était félicité de l'adoption par l'Assemblée
générale de la « résolution historique » créant un Conseil
des droits de l'homme, estimant qu'elle donnait « une chance
aux Nations Unies de prendre un nouveau départ dans la défense
de ces droits ».
Après
cinq mois de négociations et malgré une forte opposition des
Etats-Unis, l'Assemblée générale avait approuvé le 15 mars,
à une large majorité, la création d'un nouveau Conseil des
droits de l'homme afin de remplacer la Commission des droits
de l'homme.
Réunis
en séance plénière, 170 Etats membres avaient voté en faveur
de la résolution de l'Assemblée générale.
Quatre
pays - Etats-Unis, Îles Marshall, Israël et Palau - ont voté
contre et trois Etats se sont abstenus - Belarus, Iran et
Venezuela.
Lors
du vote, les Etats-Unis ont rappelé qu'ils ne pouvaient voter
en faveur d'un texte estimé insuffisant.
Les
Etats-Unis avaient notamment critiqué le fait que l'accès
au Conseil ne sera pas formellement interdit aux pays auteurs
de violations des droits de l'homme, et que les Etats Membres
devront seulement « prendre en compte » leur action dans ce
domaine.
Le
représentant des Etats-Unis, John Bolton, avait néanmoins
indiqué que son pays « coopérerait avec les autres membres
et travaillerait à réviser ses structures », estimant que
le véritable test serait de savoir si le nouveau Conseil prendra
effectivement des mesures pour lutter contre les violations
des droits de l'homme.
Texte
de la résolution (A/RES/60/251) adoptée le 15 mars 2006 par
lAssemblée générale de l'ONU
Élection
du Conseil des droits de l’homme
Dans
sa résolution 60/251 du 15 mars 2006 relative au Conseil
des droits de l’homme, l’Assemblée générale
a précisé le mode d’élection des
membres du Conseil et a décidé que l’élection
aurait lieu le 9 mai 2006. >>>
Lire le document
TRIBUNE
Conseil
des droits de l’homme : faisons-en un organe
qui fonctionne
Kofi A. Annan
La résolution adoptée cette semaine par l’Assemblée
générale des Nations Unies, qui porte création
d’un nouveau Conseil des droits de l’homme, pourrait
marquer un nouveau départ pour l’activité
des Nations Unies dans le domaine des droits de l’homme.
Tout dépendra de l’usage que les États
Membres de l’ONU décideront d’en faire.
La résolution correspond à une proposition que
j’ai faite il y a près d’un an. J’estimais
que la Commission des droits de l’homme s’était
enlisée. Elle permettait à ceux qui portaient
atteinte aux droits de l’homme de se protéger
les uns les autres, alors qu’elle aurait dû promouvoir
activement le respect des droits de l’homme partout
dans le monde.
Les différences entre ma proposition de départ
et la résolution adoptée ont fait couler beaucoup
d’encre. Mais sur les points essentiels, il n’y
a pas eu de gros changements.
La résolution affirme, comme je l’ai fait moi-même,
que le développement, la paix et la sécurité,
et les droits de l’homme sont le socle sur lequel repose
le système des Nations Unies, qu’ils sont inséparables
et qu’ils se renforcent mutuellement.
Comme je l’ai proposé, le principal organe au
sein duquel les gouvernements se rencontrent pour débattre
des droits de l’homme sera désormais un Conseil
à part entière, dont les membres seront choisis
directement par l’ensemble des États Membres.
Dans cinq ans, le statut du Conseil sera réexaminé
et pourra éventuellement devenir celui d’un «
organe principal » placé sur le même pied
que le Conseil de sécurité et le Conseil économique
et social, dont les membres seront élus à la
majorité des deux tiers. En attendant, contrairement
à la Commission, le Conseil a un mandat explicite :
veiller à ce que les activités relatives aux
droits de l’homme soient efficacement coordonnées
et à ce que la question soit prise en compte dans tous
les aspects du travail des Nations Unies.
Comme je le jugeais nécessaire, le nouveau Conseil
se réunira régulièrement tout au long
de l’année et, en cas de crise des droits de
l’homme, sera en mesure de réagir rapidement
puisque des sessions extraordinaires pourront être convoquées
à brève échéance pourvu qu’un
tiers des membres le souhaitent. Dans le cas de la Commission,
la procédure était beaucoup plus longue et exigeait
un vote majoritaire.
Le Conseil ne s’en prendra pas à certains pays
tout en fermant les yeux sur les violations commises par d’autres
: il examinera régulièrement la situation des
droits de l’homme dans tous les pays. Il sera guidé
par les principes d’universalité, d’impartialité,
d’objectivité et de non-sélectivité.
La résolution souligne d’ailleurs qu’il
faut arrêter de faire deux poids deux mesures et de
politiser la question des droits de l’homme.
Le Conseil a également pour mandat d’aider à
prévenir les violations des droits de l’homme,
alors que la Commission ne faisait que réagir en cas
de problème.
Enfin, le Conseil aura un nouvel ordre du jour, mais il devra
maintenir le régime des procédures spéciales,
des avis spécialisés et des plaintes, notamment
continuer de faire appel à des experts indépendants
ayant qualité de rapporteurs spéciaux et permettre
aux organisations non gouvernementales de continuer à
jouer un rôle important, rôle que certains craignaient
de voir dilué ou réduit à néant.
En bref, le Conseil pourrait être la synthèse
de ce que l’ancienne structure avait de mieux et de
changements qui s’imposaient réellement.
C’est bien entendu de ses membres que dépendra
ce qu’il pourra accomplir. Il est donc naturel que l’on
s’intéresse de très près à
la façon dont ces membres seront sélectionnés
et que l’on se demande si des pays connus pour faire
fi des droits de l’homme pourront être élus,
comme ce fut le cas récemment à la Commission.
Le Président de l’Assemblée générale,
qui a mené de main de maître, et avec beaucoup
de patience, les négociations relatives à la
résolution, est parvenu à la conclusion que
le nombre de membres qui souhaitaient comme moi une élection
à la majorité des deux tiers, ou voulaient que
certaines catégories d’États soient exclus,
n’était pas suffisant. En lâchant du lest
sur ces deux points, il a réussi à faire accepter
beaucoup d’autres éléments délicats.
Les membres du Conseil seront élus directement et individuellement
au scrutin secret, à la majorité des membres
de l’Assemblée générale. En d’autres
termes, un pays ne pourra siéger au Conseil, comme
c’était le cas à la Commission, uniquement
parce qu’il n’y a pas d’autre candidat dans
sa région. Toute candidature fera l’objet d’un
vote distinct et si un État ne recueille pas l’appui
de 96 membres – c’est-à-dire de la majorité
absolue des Membres de l’ONU, et non pas seulement de
ceux qui sont présents et qui votent – il ne
sera pas admis. Sa région devra proposer un autre candidat.
En outre, les membres seront tenus d’observer les normes
les plus strictes en matière de promotion et de défense
des droits de l’homme et seront soumis à la procédure
d’examen périodique universel pendant la durée
de leur mandat. Si un membre commet des violations flagrantes
et systématiques des droits de l’homme, l’Assemblée
générale pourra suspendre son droit de siéger
au Conseil, ce qui n’était pas le cas pour les
membres de la Commission.
Aucune règle mathématique – pas même
la majorité des deux tiers – ne garantira l’élection
ou la non-élection d’un membre ou d’un
autre. Il s’agit de décisions politiques. C’est
aux Membres de l’Organisation – et à l’opinion
publique – qu’il appartient de persuader suffisamment
d’États de voter pour le bon candidat. Si assez
de pays portent un intérêt réel aux droits
de l’homme et consentent l’effort diplomatique
nécessaire pour faire adopter leur point de vue, le
Conseil sera un organe infiniment supérieur à
la Commission. J’espère de tout cœur que
tous les États Membres, dont les États-Unis,
qui ont toujours joué un rôle de premier plan
dans l’établissement et l’utilisation des
mécanismes des Nations Unies relatifs aux droits de
l’homme, feront le nécessaire pour que le Conseil
des droits de l’homme soit un organe qui fonctionne.
L'Assemblée
générale crée un nouveau Conseil des
droits de l'homme
L'Assemblée
générale a voté le 15 mars 2006, à
la majorité de 170 voix « pour », une résolution
en faveur de la création d'un nouveau Conseil des droits
de l'homme, qui remplacera la Commission jugée discréditée
et inadaptée. Quatre pays, dont les Etats-Unis, ont
voté « contre » et trois pays se sont abstenus.
«
Nous avons atteint un moment décisif, tant pour la
promotion et la protection des droits de l'homme que pour
un multilatéralisme efficace et la réaffirmation
de la place des Nations Unies », a déclaré
Jan Eliasson, président de l'Assemblée générale,
à l'ouverture de la séance plénière.
Demandé
par les Etats-Unis, le vote des Etats Membres a conduit au
résultat suivant : 170 voix « pour », 4
voix « contre » - Etats-Unis, Îles Marshall,
Israël et Palau - et 3 abstentions - Belarus, Iran et
Venezuela.
Le
président de l'Assemblée aurait préféré
l'adoption du texte par consensus.
Sept
pays n'ont pas pu voter, leur droit de vote étant suspendu
en raison de retards dans les paiements des contributions
dues à l'ONU - Côte d'Ivoire, Dominique, Erythrée,
Papouasie-Nouvelle-Guinée, République dominicaine,
Seychelles, Tchad.
Le
résultat du vote a été marqué
par des acclamations et des applaudissements des Etats Membres.
Parmi
les principaux points du texte (A/60/L.48), Jan Eliasson a
souligné « l'universalité, l'impartialité,
l'objectivité, l'absence de sélectivité
et le dialogue » comme les principes fondamentaux du
nouveau Conseil (sur le projet.
Le
texte remplace l'ancienne Commission des droits de l'homme
par un nouveau Conseil, organe subsidiaire de l'Assemblée
générale, de rang institutionnel supérieur
dans la hiérarchie des Nations Unies.
Le
nouveau Conseil sera composé de 47 membres, élus
à la majorité absolue par l'Assemblée
générale, pour un mandat de trois ans, non renouvelable
après deux mandats consécutifs.
L'élection
des membres aura lieu le 9 mai prochain et la première
réunion du Conseil se tiendra le 19 juin.
Le
Conseil tiendra des réunions plus fréquentes
que l'actuelle Commission, tout au long de l'année,
et pourra convoquer des sessions extraordinaires.
Il
introduit le principe d'un examen périodique universel,
garantissant l'examen de tous les Etats Membres et empêchant
la politique de « deux poids deux mesures » et
la sélectivité.
L'élection
des membres du Conseil suivra une représentation géographique
équitable.
Les
membres ne pourront pas être élus immédiatement
après deux mandats consécutifs, ce qui garantira
une rotation.
Ils
devront par ailleurs être élus à la majorité
absolue des Etats Membres de l'Assemblée générale.
Chaque candidat fera l'objet d'un vote individuel [et non
au sein d'un groupe], et devra recevoir au moins 96 voix,
à bulletin secret.
Les
Etats Membres de l'Assemblée devront, dans le choix
de leurs candidats, « prendre en compte leur contribution
à la promotion des droits de l'homme et leurs engagements
dans ce domaine avant l'élection ».
A
cet égard, l'Assemblée générale
pourra, à la majorité des deux tiers, suspendre
un membre élu au Conseil s'il commet des « violations
graves et systématiques » des droits de l'homme.
Enfin,
chaque membre du Conseil fera l'objet d'un examen de son action
dans le domaine des droits de l'homme au cours de son mandat.
Cuba
et le Venezuela ont présenté des explications
préalablement au vote.
Pour
leur part, les Etats-Unis ont rappelé, lors de leur
explication postérieurement au vote, qu'ils ne pouvaient
voter en faveur d'un texte estimé insuffisant.
Les
Américains ont notamment critiqué le fait que
l'accès au Conseil ne sera pas formellement interdit
aux pays auteurs de violations des droits de l'homme, mais
que les Etats Membres devront « prendre en compte »
leur action dans ce domaine.
Le
représentant des Etats-Unis, John Bolton, a néanmoins
indiqué que son pays « coopérera avec
les autres membres et travailleront à réviser
ses structures », estimant que le véritable test
serait de savoir si le nouveau Conseil prendra effectivement
des mesures pour les violations des droits de l'homme.
Au
cours de la séance, Jan Eliasson avait souligné
qu'il était temps de clore les négociations
sur cette question, qui ont pris cinq mois de travail, et
de passer aux autres réformes envisagées lors
du sommet mondial de septembre, notamment dans le domaine
du développement économique et de la lutte contre
la pauvreté.
«
Tout échec dans ce domaine sera mesuré en vies
perdues », a-t-il prévenu.
Texte
de la résolution
La
création d'un Conseil des droits de l'homme,
une décision « historique », selon
Kofi Annan
Rappelant que le vote du texte n'était qu'une
« première étape », le Secrétaire
général s'est félicité
de l'adoption le 15 mars 2006 par l'Assemblée
générale d'une « résolution
historique » qui crée un Conseil des
droits de l'homme et qui donne « une chance
aux Nations Unies de prendre un nouveau départ
dans la défense de ces droits ».
«
Je félicite le président Eliasson et
je le remercie pour sa patience et sa ténacité
qui ont permis de mener à terme cette question
sensible », a déclaré Kofi Annan,
dans un message transmis a, après le vote par
les Etats Membres d'une résolution établissant
un nouveau Conseil des droits de l'homme qui remplacera
la Commission.
«
Aucun pays ne sera entièrement satisfait de chacun
des paragraphes de la résolution mais c'est le
propre des négociations internationales »,
a affirmé le Secrétaire général,
faisant référence notamment aux critiques
formulées par les Etats-Unis qui ont voté
« non » au texte présenté
par le président de l'Assemblée, Jan Eliasson,
après cinq mois de négociations.
«
Le texte préserve les forces de la Commission
des droits de l'homme, comme le système spécial
des procédures et la participation des organisations
non gouvernementales (ONG), en même temps qu'il
met en place des innovations pour répondre aux
faiblesses de la Commission », a fait remarquer
Kofi Annan.
«
Globalement, la résolution donne une solide fondation,
sur laquelle tous ceux qui sont engagés dans
la cause des droits de l'homme doivent construire »,
a dit le Secrétaire général, espérant
que les Etats réussiront à construire
« un cadre dans lequel tous les gouvernements
du monde entier pourront travailler ensemble à
promouvoir les droits de l'homme, d'une manière
efficace, comme jamais auparavant ».
«
C'est la première étape d'un changement.
Dans les semaines à venir, les Etats qui souhaiteront
être élus membres du nouveau Conseil devront
faire présenter leurs engagements pour protéger
et promouvoir les droits de l'homme », a fait
observer Kofi Annan.
«
L'Assemblée générale qui élira
tous les candidats aura la responsabilité de
suspendre les membres qui commettent des graves et massives
violations des droits de l'homme », a-t-il rappelé.
«
Les membres du Conseil devront s'engager à respecter
les standards les plus élevés dans le
domaine des droits de l'homme, à coopérer
pleinement avec le Conseil et à subir eux-mêmes
un examen au cours de leur mandat », a-t-il relevé.
«
Le mécanisme de l'examen universel permettra
au Conseil de forcer tous les Etats membres à
respecter leurs obligations concernant les droits de
l'homme, de manière juste et équitable,
sans discernement ou 'double standard' », a insisté
le Secrétaire général.
«
Le Conseil se réunira régulièrement
tout au long de l'année et pourra tenir des sessions
spéciales si besoin est. Ce qui devrait permettre
de gérer immédiatement des crises dans
le domaine des droits de l'homme, au moment même
où elles interviennent », a-t-il affirmé.
«
Le véritable travail commence à présent.
La crédibilité de ce Conseil dépendra
en fin de compte de l'usage qu'en feront les Etats.
Si, dans les semaines et les mois qui viennent, ils
agissent selon les engagements pris dans la résolution,
je suis confiant sur le fait que le Conseil apportera
une nouveau souffle à la défense des droits
de l'homme et, de ce fait, améliorera la vie
de millions de personnes dans le monde », a-t-il
conclu.
L'Assemblée
générale a voté à la majorité
de 170 voix « pour », en faveur de la création
d'un nouveau Conseil des droits de l'homme composé
de 47 membres qui siégera au moins 10 semaines
par an (dépêche d'aujourd'hui et dépêche
du 23.02.06).
Quatre
pays on voté « contre » - Etats-Unis,
Îles Marshall, Israël et Palau - et trois
pays se sont abstenus - Belarus, République islamique
d'Iran et Venezuela.
Actuellement
en visite officielle en Afrique du Sud, Kofi Annan s'était
déclaré, plus tôt dans la journée,
convaincu que même s'ils ne votaient pas en faveur
du texte, les Etats-Unis trouveraient le moyen de participer
à ses travaux.
«
Je suis sûr que les Etats-Unis, qui ont tant fait
pour les droits de l'homme, trouveront un moyen de travailler
avec les autres Etats Membres afin de faire du Conseil
l'institution espérée », avait affirmé
le Secrétaire général, lors d'une
conférence de presse donnée à Johannesburg,
avec l'ancien président sud africain Nelson Mandela.
|
La
création du conseil des droits de l'homme, une question
quasi "existentielle", affirme Kofi Annan
Le Secrétaire général de l’ONU
a engagé les Etats-Unis à s'associer aux autres
Etats Membres pour approuver le projet de conseil de droits
de l'homme, avant que ne commence, au mois de mars, la prochaine
session de la Commission discréditée.
« Les consultations se poursuivent et le président
de l'Assemblée générale, Jan Eliasson,
s'efforce de faire en sorte que les Etats Membres parviennent
à un accord » pour approuver le texte de la résolution
établissant un conseil des droits de l'homme, présenté
le 23 février dernier, a déclaré le Secrétaire
général, , le 3 mars 2006, en référence
au texte.
« L'enjeu est très élevé. Il s'agit
presque d'une question existentielle », a estimé
Kofi Annan.
Le Secrétaire général a prévenu
contre un « faux pas » qui pourrait « faire
tomber le conseil des droits de l'homme » tout en maintenant
la Commission des droits de l'homme, jugée discréditée.
Interrogé sur la position de rejet des Etats-Unis,
qui leur donne « de facto un veto à l'Assemblée
générale », Kofi Annan s'est dit «
déçu », tout en soulignant qu'il ne fallait
pas isoler les Etats-Unis des autres pays.
« L'action des Etats-Unis dans le domaine des droits
de l'homme est très solide. Ils ont joué un
rôle très important dans la création de
l'appareil de défense des droits de l'homme des Nations
Unies. Et sans les Etats-Unis, nous n'aurions sans doute pas
la Déclaration universelle des droits de l'homme »,
a-t-il fait observer.
« Ils ont donc une autorité morale et un leadership
dans ce domaine et j'espère qu'ils réussiront
à s'associer aux autres Etats Membres », a-t-il
ajouté.
Kofi Annan a réitéré son appel à
ce qu'une décision soit prise le plus rapidement possible.
Le président de l'Assemblée générale
Jan Eliasson, chargé des négociations, avait
affirmé mardi dernier que l'heure était «
grave » et que l'issue du débat mettait en jeu
« l'âme des Nations Unies ».
Il avait déclaré avoir « des signaux positifs
de l'Amérique latine, de l'Afrique, de l'Europe de
l'Est, des pays d'Europe occidentale sous différentes
formes et de l'Asie ».
Le
débat sur le conseil des droits de l'homme met en jeu
l'âme des Nations Unies, estime Jan Eliasson
Répondant aux critiques, principalement américaines,
sur le projet de résolution établissant un nouveau
Conseil des droits de l'homme soumis le 24 février
2006 aux Etats Membres, le président de l'Assemblée
générale, chargé des négociations,
a rappelé 28 février 2006 que l'heure était
« grave » et que l'issue du débat mettait
en jeu « l'âme des Nations Unies ».
«
Nous sommes au milieu d'intenses négociations. C'est
un grave moment pour l'avenir des Nations Unies. Ce qui est
en jeu est le processus de réforme, la dimension des
droits de l'homme, c'est-à-dire l'âme des Nations
Unies », a déclaré le président
de l'Assemblée générale, Jan Eliasson,
lors d'une rencontre avec la presse au siège de l'ONU.
«
J'ai reçu des signaux positifs de l'Amérique
latine, de l'Afrique, de l'Europe de l'Est, des pays d'Europe
occidentale sous différentes formes et de l'Asie. Je
suis encouragé par la réaction générale
des Etats Membres. Bien sûr, il y aussi des sceptiques
et des voix négatives », a noté le président
de l'Assemblée générale.
Interrogé sur les
efforts pour combler le fossé avec les Etats-Unis,
qui ont appelé à rouvrir les négociations,
Jan Eliasson a indiqué que c'est ce qu'il essayait
de faire mais que « cela n'était pas facile ».
« Plusieurs Etats
Membres m'ont demandé de ne pas toucher au texte car
sinon des amendements seront présentés et que
si on renégocie il y a de fortes chances que l'on parvienne
à un résultat bien en dessous de ce à
quoi nous en sommes arrivés », a-t-il affirmé.
Le
représentant des Etats-Unis, John Bolton, a réitéré
le 26 février sa position face à un texte qu'il
qualifie d'insatisfaisant, indiquant que si le projet était
mis au vote à l'Assemblée générale
cette semaine, son pays voterait « non », «
plus par tristesse que par rancœur ».
« Il n'y a pas d'urgence.
Je ne vois pas où est le mal à rouvrir les négociations
et à discuter ligne par ligne jusqu'à arriver
à un résultat acceptable », a-t-il estimé,
indiquant qu'il ne serait peut-être pas mauvais de laisser
s'ouvrir le mois prochain une nouvelle session de la Commission
des droits de l'homme tant décriée, «
afin que tout le monde se souvienne à quelle point
elle est mauvaise ».
L'ambassadeur des Etats-Unis
a notamment critiqué la limite du mandat de chaque
pays au Conseil, indiquant que lorsque son pays avait été
éjecté de la Commission en 2001, la session
de l'année d'après avait été «
encore pire » que d'habitude.
Le
Secrétaire général avait appelé
une fois de plus hier les Etats Membres à adopter rapidement
le projet présenté par Jan Eliasson, afin de
remplacer au plus tôt la Commission des droits de l'homme.
Louise
Arbour appelle les Etats à soutenir la création
du Conseil des droits de l'homme
La Haute Commissaire aux droits de l'homme, Louise Arbour,
a appelé les Etats Membres à adopter la résolution
sur le Conseil des droits de l'homme, présentée
le 23 février par le président de l'Assemblée
générale, estimant que si le projet n'était
pas « idéal », rien ne permettait de penser
qu'en négociant plus longtemps on parviendrait à
un meilleur résultat.
« La proposition de création du Conseil des droits
de l'homme, présentée par le président
de l'Assemblée générale, offre une occasion
unique » de « redynamiser » la promotion
des libertés fondamentales partout dans le monde. «
Ne pas l'adopter, c'est risquer de faire considérablement
reculer la cause des droits de l'homme », a déclaré
Louise Arbour, Haut Commissaire aux droits de l'Homme, dans
un communiqué publié à Genève.
Selon Louise Arbour, le texte permettra en effet « au
futur conseil de s'attaquer de façon plus objective
et crédible, aux violations des droits de l'homme dans
le monde entier ».
« Il fixe des critères pour les nouveaux pays
membres auxquels il sera demandé de s'engager expressément
en faveur de la promotion et de la protection des droits de
l'homme », a indiqué la Haut Commissaire.
« Il prévoit également la suspension des
membres qui commettent des violations flagrantes et systématiques
de ces droits », a-t-elle fait observer.
« À la différence de la Commission, le
Conseil sera tenu d'examiner périodiquement le bilan
en matière de droits de l'homme de tous les pays, à
commencer par ses membres », a-t-elle fait remarquer.
« Aucun pays n'échappera à ce contrôle
et les pays ne pourront plus s'abriter derrière leur
statut de membre de l'organe principal de l'ONU s'occupant
des droits de l'homme pour se protéger ou protéger
leurs alliés contre des critiques ou une condamnation
pour des violations de droits », a-t-elle souligné.
« Le Conseil se réunira également pendant
plus longtemps tout au long de l'année et pourra ainsi
réagir rapidement face à des crises émergentes
dans le domaine des droits de l'homme », a-t-elle ajouté.
« Les auteurs potentiels de violations des droits de
l'homme seraient avertis que le monde les surveille en permanence,
et pas seulement pendant six semaines au printemps, au moment
où la Commission se réunit traditionnellement
», a-t-elle encore dit.
Revenant sur le bilan de la Commission des droits de l'homme,
appelée à être remplacée, Louise
Arbour a rappelé qu'elle avait « donné
à la communauté internationale la Déclaration
universelle des droits de l'homme et un certain nombre de
traités essentiels pour protéger les libertés
fondamentales ».
« Au cours de ses sessions annuelles, la Commission
a appelé l'attention sur un grand nombre de problèmes
et de débats liés aux droits de l'homme. Elle
a permis de porter les doléances de certaines personnes
sur la scène mondiale et a été la seule
instance internationale où soient confrontés
la société civile et les auteurs d'exactions
», a expliqué la Haut Commissaire.
« Le Conseil conservera ces importantes fonctions ainsi
que le système actuel d'enquêteurs indépendants
sur les droits de l'homme. L'un de ces experts a été
parmi les premiers à mettre en garde contre l'imminence
d'un génocide au Rwanda », a-t-elle précisé.
« Soyons clairs : la proposition dont est saisie actuellement
l'Assemblée générale est le fruit d'un
compromis. Ce ne peut pas être le modèle idéal,
et rien ne permet de penser qu'en négociant plus longtemps
on parviendra à un meilleur résultat »,
a-t-elle estimé.
« Mais même une institution qui est parfaite sur
le papier est vouée à l'échec si la communauté
internationale ne procède pas au changement nécessaire
dans la culture de la défense des droits de l'homme
», a-t-elle souligné, rappelant que la Commission
elle-même avait été « entravée
dans son action ».
« Le cas du Rwanda est tristement instructif à
cet égard. Là, les procédures de la Commission
ont fonctionné mais les avertissements des enquêteurs
n'ont pas été entendus », a-t-elle déploré.
« Pour que le nouveau Conseil fonctionne, la volonté
politique et l'engagement de la communauté internationale
auront tout autant d'importance que des modifications, quelles
qu'elles soient, de la structure ou des méthodes de
travail», a conclu Louise Arbour.
Le Secrétaire général avait aussi appelé
les Etats Membres à ne plus différer, au risque
de saper la crédibilité des Nations Unies, l'adoption
du texte présenté par le président de
l'Assemblée générale, Jan Eliasson.
Lors d'une rencontre avec la presse au siège de l'ONU
à New York, Kofi Annan avait souligné que si
sa proposition d'élire les membres du nouveau conseil
à la majorité des deux tiers de l'Assemblée
générale n'avait pas été retenue,
« de nombreux éléments introduits par
Jan Eliasson, lors des négociations, avaient permis,
de façon générale, d'améliorer
la qualité du texte ».
Par ailleurs, représentant des Etats-Unis John Bolton,
avait estimé le 23 février dernier, lors d'une
rencontre avec la presse à New York, que le texte ne
répondait pas à toutes les attentes et qu'il
faudrait poursuivre les « négociations intergouvernementales
». 
Tribune:
"La
naissance d’un nouveau Conseil à l’ONU
offre l’occasion sans précédent de donner
une impulsion à la défense des droits de l’homme",
par Louise Arbour
Kofi
Annan presse les Etats Membres d'adopter le texte établissant
un nouveau Conseil des droits de l'homme
Le Secrétaire général a exhorté
les Etats Membres à ne plus différer, au risque
de saper la crédibilité des Nations Unies, l'adoption
d'un texte établissant un nouveau Conseil des droits
de l'homme pour remplacer l'actuelle Commission, jugée
discréditée, dont le projet a été
présenté le 23 février par le président
de l'Assemblée générale.
«
Nous avons atteint le moment critique où les Etats
Membres doivent se montrer à la hauteur des engagements
individuels et collectifs qu'ils ont pris. Le moment est venu
de soutenir le texte de compromis obtenu par le président
de l'Assemblée générale et d'adopter
une résolution dans les jours qui viennent »,
a déclaré aujourd'hui le Secrétaire général
.
«
Tout échec sur cette question saperait la crédibilité
de l'Organisation, rendrait insignifiants les engagements
pris par les dirigeants mondiaux, et porterait un coup important
à la cause des droits de l'homme », a-t-il ajouté.
«
Cette décision ne peut être davantage reportée
: elle est tout simplement trop importante », a insisté
Kofi Annan.
Le
Secrétaire général avait déjà
exhorté, le 9 février dernier, à adopter
un texte avant la prochaine session de la Commission des droits
de l'homme qui doit commencer au mois de mars prochain (voir
notre dépêche du 9 février 2006). «
Bien que le projet de texte ne reflète pas toutes mes
propositions pour un nouveau Conseil, présentées
il y a de cela un an, il contient des éléments
importants qui garantissent que le Conseil sera plus qu'un
changement cosmétique », affirme le Secrétaire
général.
«
J'espère que l'Assemblée générale
adoptera ce projet de résolution dans les prochains
jours », a-t-il souligné, « mais ce ne
sera que la première étape d'un processus de
changement ».«
Aucune correction technique ne pourra tout changer de façon
radicale. L'amélioration apportée par le Conseil
par rapport à la Commission des droits de l'homme dépendra
en grande partie del'engagement des Etats Membres »,
a-t-il estimé.
Soulignant
que le texte était le résultat de plusieurs
mois de négociations pour parvenir à un consensus,
le Secrétaire général a rappelé
que « si aucune délégation n'obtiendra
tout ce qu'elle souhaite, le Conseil établi par ce
texte jette les bases d'une approche des droits de l'homme
plus crédible et au moins potentiellement plus efficace
». A
cet égard, Kofi Annana notamment souligné que
le texte prévoyait la possibilité de suspendre
les droits et privilèges des membres du conseil s'ils
commettent des violations graves et systématiques des
droits de l'homme.
Dans
le document final du sommet mondial, les Etats membres décidaient
de « créer un Conseil des droits de l'homme »
qui remplacerait la Commission et chargeaient le président
de l'Assemblée générale de conduire les
négociations qui permettraient d'établir, dès
que possible, au cours de la 60e session, ce Conseil afin
de définir son mandat et sa composition.
Jan
Eliasson présente une résolution créant
un Conseil des droits de l'homme qui siègera tout au
long de l'année
Kofi
Annan espère un accord sur le conseil des droits de
l'homme cette semaine
Selon
des déclarations faites le 20 février lors d'une
rencontre avec la presse à New York, le Secrétaire
général et le président de l'Assemblée
générale espèrent toujours un accord
entre les Etats membres sur la création d'un conseil
des droits de l'homme qui remplacerait l'actuelle commission
dans le courant de la semaine.
«
Après une trentaine de négociations en plénière
menées par les co-présidents et après
les consultations bilatérales que j'ai effectué
au cours des dix dernier jours, nous sommes arrivés
à une étape où nous pouvons essayer d'effacer
les différences pour arriver à l'objectif commun
de renforcer les rouages des institutions pour la promotion
des droits de l'homme », a estimé Jan Eliasson,
président de l'Assemblée générale,
lors d'une rencontre avec la presse au siège de l'ONU
à New York, à laquelle participait le Secrétaire
général.
Jan
Eliasson a indiqué aux journalistes qu'il attendait
cette semaine un nouveau projet de texte établissant
un conseil des droits de l'homme.
Un
premier texte avait été présenté
début février aux Etats membres qui ont réagi
au document au cours de consultations plénières
menées par les co-présidents de l'Assemblée
générale tout au long du mois.
«
J'espère que nous allons voir de véritables
progrès sur les droits de l'homme cette semaine »,
a déclaré pour sa part le Secrétaire
général.
Le
9 février dernier à New York, le Secrétaire
général avait déjà pressé
les Etats membres à mettre en place le conseil des
droits de l'homme d'ici à la fin du mois de février,
avant que ne démarre, comme chaque année au
mois de mars, la session de la commission des droits de l'homme.
Le
26 janvier à Davos, le Secrétaire général
avait appelé, une nouvelle fois, à la création
de ce conseil qui aurait une plus grande autorité que
la commission jugée discréditée.
Dans
le document final du sommet mondial, les Etats membres décidaient
de « créer un conseil des droits de l'homme »
qui remplacerait la commission et chargeaient le président
de l'Assemblée générale de conduire les
négociations qui permettraient d'établir, dès
que possible, au cours de la 60e session, ce conseil et de
définir son mandat et sa composition.
Kofi
Annan exhorte les Etats membres à créer un Conseil
des droits de l'homme avant la fin du mois
Le Secrétaire général de l'ONU a de nouveau
exhorté les Etats membres à mettre en place
un Conseil des droits de l'homme d'ici à la fin du
mois de février, avant que ne démarre, comme
chaque année au mois de mars, la session de la Commission
des droits de l'homme, largement discréditée.
« J'espère que la communauté des droits
de l'homme se retrouvera le mois prochain sous le parapluie
d'un Conseil. C'est possible. Nous pouvons y arriver. Et j'exhorte
tous les Etats Membres à attacher leurs ceintures et
à foncer », a déclaré Kofi Annan,
lors d'une rencontre avec la presse au siège des Nations
Unies le 8 février 2006 à New York.
Répondant à une question sur le fait que le
projet actuel ne répondait pas aux espoirs qu'il avait
formulé l'année dernière dans son rapport
intitulé « Dans une liberté plus grande»,
le Secrétaire général a rappelé
que pour l'instant « rien n'était joué
» et que « les négociations sur un conseil
des droits de l'homme étaient toujours en cours ».
« Les choses ne seront peut-être pas aussi radicales
que je le souhaitais, mais je pense que nous verrons des changements
considérables une fois que le Conseil aura été
établi », a fait observé Kofi Annan.
Dans un discours qui faisait le bilan de ses deux mandats,
prononcé à Davos, le Secrétaire général
avait appelé, une nouvelle fois, à la création
d'un Conseil des droits de l'homme qui aurait une plus grande
autorité et qui remplacerait la Commission des droits
de l'homme « maintenant largement discréditée
» (voir notre dépêche du 26 janvier 2006).
Hier, la porte-parole du président de l'Assemblée
générale, Jan Eliasson, a indiqué que
les consultations plénières qui s'étaient
tenues dans la journée sur le conseil des droits de
l'homme avaient achevé le processus d'audition des
réactions des Etats membres au texte présenté
la semaine passée par les co-présidents.
« Le président de l'Assemblée générale
a maintenant l'intention d'organiser des consultations bilatérales
intensives au cours de la semaine prochaine, après
quoi il décidera d'un scénario pour les dernières
étapes », a-t-elle précisé.
Au lendemain du sommet mondial de septembre, Kofi Annan avait
tracé le chemin à suivre en ces termes : «
ma proposition de création d'un nouveau Conseil des
droits de l'homme a été acceptée, sans
toutefois les modalités dont j'espérais qu'elles
feraient de ce nouvel organe un instrument bien plus efficace
que l'actuelle Commission.
« C'est à l'Assemblée générale
qu'il appartiendra de définir ces modalités
au cours de l'année à venir. Les nations attachées
aux droits de l'homme devront s'atteler à la tâche
pour veiller à ce que le Conseil représente
plus qu'un changement cosmétique », avait-il
affirmé.
Dans le document final du sommet mondial, les Etats membres
décidaient de « créer un Conseil des droits
de l'homme » qui remplacerait la Commission et chargeaient
le président de l'Assemblée générale
de conduire les négociations qui permettraient d'établir,
dès que possible, au cours de la 60e session, ce Conseil
afin de définir son mandat et sa composition.
La proposition de désigner ses membres à la
majorité des deux tiers de l'Assemblée générale
afin d'empêcher les Etats violant les droits de l'homme
d'y siéger n'avait pas été retenue dans
le document final.
Kofi
Annan précise sa proposition de créer un Conseil
des droits de l'homme
Dans un addendum
à son rapport « Dans
une liberté plus grande »,
le Secrétaire général a précisé
le 3 juin 2005 sa proposition concernant la création
Conseil des droits de l'homme qui remplacerait la Commission
des droits de l'homme, qui a perdu de sa crédibilité.
le 4 juin, le Président de l'Assemblée générale
a présenté les conclusions des travaux des Etats
Membres sur les propositions de Kofi Annan pour une réforme
des Nations Unies.
Dans un « additif » à son rapport intitulé
« Dans
une liberté plus grande : développement, sécurité
et respect des droits de l'homme pour tous »,
établi le 21 mars dernier et publié le 3 juin,
le Secrétaire général, précise
sa recommandation aux Etats Membres de créer Conseil
des droits de l'homme.
Ce dernier est conçu comme un organe permanent «
qui pourrait se réunir à tout moment pour s'occuper
de crises imminentes », dont les membres devraient être
moins nombreux que ceux de la Commission « pour des
débats mieux circonscrits » et élus par
l'Assemblée générale « ce qui lui
conférerait au Conseil plus d'autorité que la
Commission qui n'est un organe subsidiaire du Conseil économique
et social ».
« Sortir l'examen des questions relatives aux droits
de l'homme du cadre politiquement chargé d'une session
de six semaines permettrait aussi de consacrer plus de temps
à un suivi approfondi de l'application des décisions
et des résolution », explique-t-il.
« Ce conseil serait plus représentatif et ses
membres seraient plus responsables. L'élection directe
par l'Assemblée générale – principal
organe législatif des Nations Unies – conférerait
à ce conseil une plus grande autorité que celle
de la Commission, qui n'est qu'un organe subsidiaire du Conseil
économique et social », avance-t-il.
« Un organe dont les membres seraient moins nombreux
permettrait au Conseil des droits de l'homme de tenir des
débats mieux circonscrits », ajoute-t-il.
Le Secrétaire général se déclare
par ailleurs convaincu que « le Conseil des droits de
l'homme devrait être installé à Genève,
ce qui lui permettrait de continuer à travailler en
coopération étroite avec le Haut Commissariat
des Nations Unies aux droits de l'homme ».
« Le Conseil des droits de l'homme, en tant qu'organe
permanent se réunissant à Genève, aurait
la latitude d'affirmer sa présence en se réunissant
parfois à New York. Il pourrait par exemple tenir des
sessions extraordinaires à New York, ou installer des
organes subsidiaires spécifiques à New York,
de façon à être en relation plus étroite
avec l'Assemblée générale, le Conseil
de sécurité et le Conseil économique
et social », ajoute-t-il.
Dans un discours prononcé devant la Commission des
droits de l'homme le 7 avril dernier, le Secrétaire
général avait apporté des précisions
sur la proposition d'établir une nouvelle fonction,
essentielle, qui serait un examen collégial exercé
par le Conseil des droits de l'homme.
« Le Conseil des droits de l'homme aurait expressément
une fonction de chambre d'examen collégial. Sa tâche
première serait de déterminer dans quelle mesure
tous les États s'acquittent de leurs obligations en
matière de droits de l'homme. Il donnerait une expression
concrète à l'idée que les droits de l'homme
sont universels et indivisibles. Une égale attention
devrait être accordée aux droits civils, politiques,
économiques, sociaux et culturels ainsi qu'au droit
au développement ».
« Chaque État Membre se prêterait périodiquement
à cet examen collégial. Ce roulement ne devrait
pas cependant exclure que le Conseil des droits de l'homme
s'occupe, quand elles se produisent, des violations massives
et flagrantes des droits de l'homme. En fait, le Conseil devra
pouvoir porter à l'attention urgente de la communauté
mondiale d'éventuelles crises graves des droits de
l'homme ».
« Ce mécanisme d'examen collégial compléterait
mais ne remplacerait pas les procédures d'établissement
de rapports instituées en vertu des traités
relatifs aux droits de l'homme ».
« Un des aspects essentiels de cet examen collégial
serait l'idée que tous les États sans exception
se prêteraient à un examen, par tous les États
Membres, de la façon dont ils s'acquittent de leurs
obligations en matière de droits de l'homme. L'examen
collégial aiderait à éviter dans la mesure
du possible la politisation et la sélectivité
qui sont des caractéristiques actuelles du système
de la Commission des droits de l'homme. Il porterait sur l'intégralité
des droits de l'homme, c'est-à-dire les droits civils,
politiques, économiques, sociaux et culturels ».
Le 27 mai dernier, lors du dévoilement de son Plan
de réforme du Haut Commissariat des droits de l'homme,
Louise Arbour, Haut Commissaire, avait appuyé la proposition
de la création d'un Conseil des droits de l'homme.
Le 22 avril dernier, lors de la clôture de la session
annuelle de la Commission des droits de l'homme, elle avait
regretté que les questions relatives aux droits de
l'homme restent traitées de manière insuffisante
au niveau national et plaidé pour la création
d'un Conseil des droits de l'homme.

Les
membres du futur Conseil des droits de l'homme devront prendre
des « engagements » spécifiques, estime
Louise Arbour
La
Haute-Commissaire aux droits de l'homme, à New York
au lendemain d'un exposé au Conseil de sécurité,
a estimé qu'il n'était pas possible d'établir
des critères relatifs aux membres du futur Conseil
des droits de l'homme, proposant un système «
d'engagements » à protéger les droits,
afin de ne pas en faire un « club fermé »
donnant des leçons au reste du monde.
Louise Arbour, qui a présenté le 28 juillet
2005 un exposé au Conseil de sécurité
sur les questions relatives aux droits de l'homme figurant
à son ordre du jour, a indiqué avoir abordé
notamment sa visite en Afrique de l'Ouest : Côte d'Ivoire,
Sierra Leone et Liberia, où elle a lancé un
appel pressant en faveur du jugement de Charles Taylor, actuellement
réfugié au Nigeria.>>>
Louise
Arbour présente son plan de réforme du Haut
Commissariat aux droits de l'homme
Louise
Arbour, Haut Commissaire aux droits de l'homme, a dévoilé
le 27 mai son plan
d'action qui plaide pour le doublement
du budget de son Bureau dans les cinq ans à venir,
un renforcement de la présence sur le terrain et la
création du Conseil des droits de l'homme, comme l'avait
suggéré le Secrétaire général.
Le Bureau de l'ONU pour les droits de l'homme ne bénéficie
à l'heure actuelle que de 1,8% du budget des Nations
Unies.
La
Haut Commissaire aux droits de l'homme des Nations Unies,
Louise Arbour, a adressé aujourd'hui au Secrétaire
général de l'ONU un plan d'action sur l'amélioration
de la mise en œuvre des droits de l'homme et des libertés
fondamentales dans le monde, indique un communiqué
du Haut Commissariat aux droits de l'homme.
C'est le Secrétaire général qui a demandé
la préparation de ce plan dans le cadre de son rapport
intitulé « Dans une liberté plus grande
: vers le développement, la sécurité
et les droits de l'homme pour tous » qui recommande
notamment le renforcement du Haut Commissariat aux droits
de l'homme.
Le plan d'action préconise notamment une meilleure
présence du Haut Commissariat dans les pays et une
meilleure réactivité aux crises et aux besoins
sur le terrain.
« Le caractère central des droits de l'homme
au regard du mandat des Nations Unies ne fait pas de doutes
». Pourtant, « si le programme des Nations Unies
en matière de droits de l'homme a fait des progrès
historiques au cours des 60 dernières années
», « son organe politique est aujourd'hui en difficulté,
son rôle de surveillance est faible, et le Haut Commissariat
souffre régulièrement d'une pénurie de
ressources et de sous-équipement », indique Louise
Arbour en introduction de son plan d'action.
Le plan présente une approche stratégique pour
l'orientation future du Haut Commissariat aux droits de l'homme.
Il définit notamment des domaines qui appellent une
attention particulière : la pauvreté, la discrimination,
les conflits armés, l'impunité, le déficit
démocratique et les faiblesses institutionnelles.
Concrètement, il recommande une plus grande présence
du Haut Commissariat sur le terrain grâce à des
bureaux régionaux et nationaux, une meilleure surveillance
de la situation des droits de l'homme dans les pays, davantage
de recherche et d'analyse des situations dans chaque pays
ayant une visée pratique et une capacité de
réaction plus rapide aux demandes d'assistance qui
lui sont adressées par les pays.
D'autres recommandations visent à renforcer la capacité
du Haut Commissariat à déployer des «
équipes de réaction rapide » en situation
de crise, assurer une présence auprès des opérations
de maintien de la paix dans les zones de conflit. Il est également
proposé de créer une unité spéciale
du Haut Commissariat sur la réalisation des Objectifs
du Millénaire pour le développement (OMD) et
de renforcer les efforts de promotion des droits économiques,
sociaux et culturels auprès du public.
Le plan d'action prévoit en outre un rôle de
premier plan du Haut Commissaire pour favoriser une plus grande
interaction avec les organes des Nations Unies concernés
par les questions des droits de l'homme, l'établissement
de partenariats plus étroits avec la société
civile et la publication d'un rapport annuel thématique.
« L'objectif doit être de contribuer à
combler le fossé qui sépare les idéaux
des droits de l'homme exprimés dans l'enceinte des
Nations Unies et les dures réalités du terrain
» indique Louise Arbour.
Le texte souligne toutefois que pour que toutes ces recommandations
se réalisent, il faudra une augmentation considérable
des ressources.
« Alors que la Charte des Nations Unies identifie l'avancement
des droits de l'homme comme l'un des principaux objectifs
de l'Organisation, 1,8% du budget des Nations Unies seulement
lui est affecté, et l'essentiel des ressources du Haut
Commissariat proviennent de contributions extrabudgétaires
».
Louise Arbour estime donc dans son plan d'action que le Haut
Commissariat devra doubler ses ressources au cours des cinq
ou six prochaines années.
S'agissant de la proposition du Secrétaire général
de réformer la Commission des droits de l'homme, qui
deviendrait un Conseil des droits de l'homme chargé
d'examiner les situations dans tous les pays, le Haut Commissariat
« appuie fermement la proposition d'assurer la surveillance
des situations dans les pays par un système efficace,
juste et transparent d'examen par les autres États,
et qui soit fondé sur l'universalité ».
« Pour sa part, le Haut Commissariat est disposé
à contribuer aux efforts visant à trouver le
meilleur moyen d'y parvenir », indique la Haute Commissaire
aux droits de l'homme.
Louise Arbour avait regretté, lors de la clôture
de la session annuelle de la Commission des droits de l'homme,
que les questions relatives aux droits de l'homme restent
traitées de manière insuffisante au niveau national.
Elle avait également plaidé pour la création
d'un Conseil des droits de l'homme qui remplacerait la Commission
.
DANS
LE CADRE DE LA RÉFORME DE L’ONU, KOFI ANNAN LANCE
« ACTION DEUX », UNE INITIATIVE POUR LE RENFORCEMENT
DE L’APPUI AUX SYSTÈMES NATIONAUX DE DÉFENSE
DES DROITS DE L’HOMME
Compte tenu de l’importance qu’il y a à
appuyer les États Membres dans les efforts qu’ils
déploient pour renforcer leurs systèmes nationaux
de promotion et de protection des droits de l’homme,
le Secrétaire général des Nations Unies,
M. Kofi Annan, a lancé, le 27 octobre 2004, au Siège
des Nations Unies à New York, son programme de réforme
dans ce domaine. Le lancement vise à sensibiliser et
promouvoir cette initiative auprès des partenaires,
des parties prenantes, des donateurs et des bénéficiaires.
La
Haut Commissaire aux droits de l’homme, Mme Louise Harbour,
a présidé la manifestation au cours de laquelle
se sont exprimés également M. Mark Malloch Brown,
Président du Groupe des Nations Unies pour le développement,
et Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement
(PNUD), M. Jan Egeland, Président du Comité
exécutif pour les affaires humanitaires et Secrétaire
général adjoint aux affaires humanitaires, et
Mme Carol Bellamy, Directrice générale du Fonds
des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF). Un message
enregistré de Mme Thoraya Obaid, Directrice exécutive
du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) a été
diffusée. Une retransmission en direct a été
assurée sur le site Internet suivant: http://www.un.org/webcast.
L’initiative,
« Action Deux »,
fait suite au rapport du Secrétaire général
intitulé « Renforcer l’ONU: un programme
pour aller plus loin dans le changement » (A/57/387
du 9 septembre 2002), qui propose 36 « actions »
pour que les Nations Unies consacrent leur attention sur les
priorités établies par leurs États Membres,
et que le Secrétariat offre un meilleur service. «
Pour concrétiser la vision d’un monde juste et
pacifique qu’appelle la Charte, il est essentiel de
promouvoir et de défendre les droits de l’homme
», souligne le Secrétaire général
dans son rapport.
«
Action Deux »
appelle à une action conjointe des Nations Unies pour
renforcer au niveau national les actions liées aux
droits de l’homme. Elle préconise également
un soutien renforcé aux États Membres intéressés
dans l’établissement et le renforcement de systèmes
nationaux de promotion et de défense des droits de
l’homme, conformes aux normes internationales en vigueur.
L’appel
d’« Action Deux
» a été suivi d’un processus
d’une année qui a vu l’adoption par vingt-et-un
responsables de départements et institutions des Nations
Unies d’un plan d’action interinstitutions, dans
le cadre du Groupe des Nations Unies pour le développement,
du Comité exécutif pour les affaires humanitaires
et du Bureau du Haut Commissariat aux droits de l’homme.
Lancement
de « Action 2 » : renforcement du système
des Nations Unies pour appuyer la promotion et la protection
des droits de l’homme dans le monde
Action
2 : les Nations Unies investies du renforcement des droits
fondamentaux au niveau national
Pour
un appui renforcé des Nations Unies à la promotion
et à la défense des droits de l’homme
dans le monde « DECISION 2 »
L’approche
fondée sur les droits de l’homme dans le domaine
de la coopération pour le développement "Vers
une position commune des institutions des Nations Unies"
TROUVER
L'EXPRESSION DES DROITS DE l'HOMME SUR INTERNET