SECRETAIRE GENERAL

"Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité."

« Dans une liberté plus grande : développement, sécurité et respect des droits de l'homme pour tous »

La Charte des Nations Unies

DECLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L'HOMME

Site du Haut Commissariat aux droits de l'homme des Nations Unies

Les droits de l'homme à l'ONU

« Dans une liberté plus grande : développement, sécurité et respect des droits de l'homme pour tous »

55ème anniversaire Déclaration universelle des droits de l'homme 1948-2003

10ème anniversaire de la Conférence mondiale sur les droits de l'homme (Vienne 1993)

SESSION DE FORMATION EN DROITS DE L'HOMME POUR LES JOURNALISTES TUNISIENS Hammamet, 26 février-2 mars 2004

ABC « L’enseignement des droits de l’homme – Activités pratiques pour les écoles primaires et secondaires »

 

 
 









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LES DROITS DE L'HOMME

A L'ONU

Ouverture de la première session du Conseil des droits de l’homme

LE SECRÉTAIRE GÉNÉRAL EXHORTE LE CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME À NE PAS DÉCEVOIR LES ESPOIRS PLACÉS EN LUI

Conseil des droits de l'homme : Louise Arbour appelle à la mise en oeuvre des normes existantes

Louise Arbour, Haut Commissaire des Nations Unies, a appelé le nouveau Conseil des droits de l'homme à faire progresser la mise en oeuvre des normes mises en place par l'ancienne Commission, rappelant que tous les États ont des problèmes dans le domaine des droits de l'homme et que tous devraient rendre des comptes.

Première réunion du Conseil des droits de l'homme le 19 juin à Genève en présence de Kofi Annan


La première session du Conseil des droits de l’homme, nouvel organe de l'ONU chargé de promouvoir et défendre le respect des libertés fondamentales, s'ouvrira le 19 juin à Genève pour dix jours, en présence du Secrétaire général et de représentants de plus d'une centaine de pays.

Le Secrétaire général prononcera un discours lors de la session inaugurale du Conseil du droit de l'homme dans lequel il dira que le monde entier a les yeux tournés vers le Conseil.

« Il appellera le Conseil à se démarquer des pratiques anciennes de la Commission, tout en préservant les meilleurs atouts de l'ancien système, comme les rapporteurs spéciaux », a ajouté le porte-parole.

Le nouveau Conseil des droits de l'homme devra notamment « définir les paramètres de l'examen périodique universel, un mécanisme novateur qui doit lui permettre de contrôler les résultats de tous les pays en matière de droits de l'homme »..

Le Conseil devra aussi « engager le processus de révision de tous les mandats et responsabilités de l'ancienne Commission des droits de l'homme », ajoute le communiqué.

L'Assemblée générale avait élu, le 9 mai à New York, les 47 membres du Conseil des droits de l'homme.

L'Assemblée avait approuvé, le 15 mars, la création du Conseil pourremplacer la Commission des droits de l'homme.

La résolution instituant le Conseil avait été adoptée par 170 voix pour, 4 contre (dont les Etats-Unis) et 3 abstentions.

Selon ce texte, le Conseil est « chargé de promouvoir le respect universel et la défense de tous les droits de l'homme et de toutes les libertés fondamentales, pour tous, sans aucune sorte de distinction et en toute justice et équité ».


Les membres du Conseil doivent observer les normes les plus strictes en matière de promotion et de défense des droits de l'homme. Selon le mécanisme de l'« examen périodique universel, les 191 États Membres - à commencer par les membres du Conseil lui-même ? feront l'objet d'un examen de leur action dans le domaine des droits de l'homme.

L'Assemblée générale pourra, à la majorité des deux tiers des membres présents et votants, suspendre le droit d'un membre qui aurait commis des violations flagrantes et systématiques des droits de l'homme à y siéger.

Le Conseil se réunira plus fréquemment que la Commission et tiendra des sessions plus longues que les siennes ? trois par an. Il disposera en outre d'un mécanisme simplifié pour convoquer des sessions extraordinaires de manière à répondre rapidement à des crises.

Le principe de la création du Conseil des droits de l'homme, « en tant qu'organe subsidiaire de l'Assemblée générale », avait été décidé par les dirigeants des États Membres lors du sommet mondial de septembre 2005, sur recommandation du Secrétaire général.

TRIBUNE

Le Conseil des droits de l'homme

Par Louise Arbour, Haut-Commissaire aux droits de l'homme des Nations Unies

Aujourd'hui, dotés d'un puissant mandat tout neuf, les membres du nouveau Conseil des droits de l'homme vont siéger pour la première fois et s'investir dans une entreprise de grande envergure visant à renforcer le système des droits de l'homme des Nations Unies en l'équipant pour mieux répondre aux défis de notre temps. Il s'agit d'un moment déterminant pour le travail de l'Organisation en faveur de la protection de tous les droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous.

Pour autant, il serait totalement erroné de penser que nous partons de rien. Depuis ses débuts, il y a 61 ans, le système des droits de l'homme des Nations Unies peut se prévaloir d'un fier héritage que la désormais défunte Commission des droits de l'homme a contribué à forger. Ainsi, le système a-t-il codifié un ensemble de normes internationales de droits de l'homme et mis en place de nombreux mécanismes indépendants afin d'en contrôler le respect; il a en outre pris fait et cause pour les défenseurs des droits de l'homme, les victimes et les personnes vulnérables dans les pays du monde entier. Le défi va maintenant consister pour le Conseil à se montrer digne de ce riche héritage historique, tout en faisant ce qui est nécessaire pour promouvoir et protéger les droits de l'homme dans les conditions qui sont celles d'aujourd'hui.

Plusieurs éléments nouveaux nous portent à croire que le Conseil marquera un progrès notable sur son prédécesseur. La manière même dont les membres du nouvel organe ont été élus le mois dernier atteste d'un nouveau départ qui démarque le Conseil d'une simple «gestion des affaires comme d'habitude»*. Là où les membres de la Commission étaient préselectionnés à l'abri des regards avant d'être élus par acclamation, ceux du nouveau Conseil ont dû entrer en compétition pour siéger et les candidats élus ont dû rallier le soutien d'une majorité de tous les États Membres, au scrutin secret. Pour la première fois dans l'histoire, les candidats se sont volontairement engagés à promouvoir et respecter les droits de l'homme et ils devront respecter cet engagement sous peine de s'exposer à la suspension de leur droit de siéger au Conseil.

La résolution portant création du Conseil souligne qu'il importe de mettre fin à la pratique des deux poids deux mesures qui a énormément nui à l'ancienne Commission. Ce que les débats politisés du passé ont souvent occulté, c'est le fait irréfutable que tous les États ont des problèmes de droits de l'homme et qu'ils doivent être tenus pour comptables de leurs lacunes. Ainsi, le test ne réside-t-il pas dans la composition du Conseil - dans le fait d'y siéger ou non - mais dans l'obligation de rendre des comptes. À cette fin, un nouveau mécanisme d'examen périodique universel offrira au Conseil - et au monde - l'opportunité de passer en revue les résultats de l'ensemble des 191 États Membres de l'Organisation des Nations Unies. Il s'agit d'une évolution considérable qui recèle un potentiel d'amélioration des droits de l'homme dans le monde entier.

Plus significativement peut-être encore, le Conseil se réunira tout au long de l'année, alors que le calendrier de la Commission, qui se limitait à six semaines, entravait son efficacité et laissait peu de place à la souplesse. Grâce à ce précieux temps supplémentaire, le Conseil pourra prendre des initiatives préventives afin de désamorcer des crises imminentes et accorder une attention particulière à la consolidation de réponses sur le terrain face à des situations où apparaissent des signes précoces d'une crise des droits de l'homme. Il disposera aussi d'une procédure améliorée pour se réunir afin de faire face en temps réel à des crises de droits de l'homme urgentes.

Reste que tous ces changements ne représenteront pas grand chose si les membres du nouveau Conseil ne sont pas disposés à dépasser leurs intérêts politiques immédiats pour embrasser la cause des victimes des droits de l'homme à travers le monde. Pour cela, chacun d'entre eux devra faire preuve de leadership éclairé. Le choix de l'Ambassadeur De Alba du Mexique, partisan acharné des droits de l'homme, en tant que premier Président du Conseil, envoie un signe bienvenu quant à l'intention des membres du nouveau Conseil de se mettre au travail. Cela signifie que la régie du nouvel organe a été placée entre des mains sûres, impartiales et compétentes.

Pour le Conseil, le chemin à parcourir est plein de défis - dont un grand nombre exigeront d'intenses débats et discussions. À commencer par l'examen des travaux de la Commission, les membres auront à opérer des choix difficiles. Le nouvel organe devrait consolider les atouts de la Commission et maintenir ses meilleures pratiques et caractéristiques avérées. De toute évidence, nous n'avons pas besoin d'un affaiblissement des mécanismes du système des droits de l'homme.

Le cour du sujet réside dans la manière dont les membres du Conseil peuvent consacrer davantage d'énergie à faire progresser la mise en ouvre des normes de droits de l'homme existantes et appelées à évoluer. Il faut espérer qu'ils accorderont un rang de priorité égal à tous les droits de l'homme - économiques, sociaux et culturels, autant que civils et politiques. Par-dessus tout, ce cadre amélioré et plus efficace exige des États Membres qu'ils soient disposés à agir, au lieu de se contenter de déclarations. La Commission a relevé le défi de son temps en élaborant des normes globales de droits de l'homme. Que l'ère du Conseil soit celle de la mise en ouvre ! Les États Membres n'ont rien promis de moins. Le public n'attend rien de moins. Les victimes et les personnes vulnérables, partout dans le monde, ne méritent rien de moins.

*business as usual, dans le texte original anglais.

LE CONSEIL DES DROITS DE L'HOMME COMMENCE À PRENDRE FORME AVEC LA TENUE DE SA PREMIÈRE SESSION À GENÈVE

L'ouverture de la première session du nouveau Conseil des droits de l'homme, lundi 19 juin, à Genève, marquera un nouveau départ dans les efforts des Nations Unies visant à promouvoir et à protéger les libertés fondamentales à travers le monde.

Cette première session, qui se tient jusqu'au 30 juin, rassemblera des représentants de haut niveau de plus d'une centaine de pays et doit permettre aux délégués d'engager un travail concret afin d'amener le Conseil à consolider les atouts avérés de son prédécesseur - la Commission des droits de l'homme -, tout en y adjoignant des éléments susceptibles de le renforcer et d'en faire un organe plus efficace. La séance inaugurale du Conseil se tiendra un peu plus d'un mois après l'élection par l'Assemblée générale des 47 membres du Conseil, qui s'est déroulée à New York le 9 mai dernier dans le cadre d'une compétition ouverte.

Le Président de l'Assemblée générale, M. Jan Eliasson, qui a dirigé les intenses négociations ayant abouti à la création du nouveau Conseil en mars dernier, a déclaré que la création du Conseil des droits de l'homme prouve que les États Membres peuvent surmonter leurs divergences et parvenir à des résultats profitables à tous les peuples du monde. M. Eliasson a également dit attendre des membres du Conseil qu'ils relèvent les défis qui se présentent à eux en faisant preuve du même engagement et du même esprit constructif. Il faut montrer au monde que le Conseil signifie un nouveau départ pour le travail des Nations Unies en faveur des droits de l'homme, a souligné M. Eliasson.

Le Secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies, M. Kofi Annan - qui avait lui-même proposé la création d'un nouveau Conseil des droits de l'homme dans son rapport en vue du Sommet mondial de 2005 - a déclaré être confiant que le Conseil ouvrirait un nouveau chapitre dans l'histoire du travail des Nations Unies en faveur de la promotion et de la protection des droits de l'homme; il a fait appel à l'effort de chacun pour faire en sorte qu'il en soit ainsi.

Lors de cette session et dans le courant de l'année à venir, le Conseil va s'attaquer à une lourde charge de travail. Il va notamment devoir définir les paramètres de l'examen périodique universel, ce mécanisme novateur qui doit lui permettre de contrôler les résultats de tous les pays en matière de droits de l'homme. Le Conseil doit en outre engager le processus de révision de tous les mandats et responsabilités de l'ancienne Commission des droits de l'homme. Il doit également fixer d'autres aspects de son travail, s'agissant notamment du système des procédures spéciales qui comprend plus d'une quarantaine d'experts indépendants et de groupes de travail chargés de questions intéressant les droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux ou chargés de surveiller des situations dans des pays spécifiques.

La Haut-Commissaire aux droits de l'homme, Mme Louise Arbour, a pour sa part souligné que le Conseil est en lui-même une réalisation de tout premier plan, mais que le plus difficile reste à faire. Le chemin à parcourir est pavé de défis mais offre également de nombreuses opportunités. Alors que tous les membres assument la responsabilité solennelle de redessiner le cadre international des droits de l'homme, je les exhorte à se départir des considérations étriquées et à agir dans l'intérêt de tous les peuples dont ils sont dépositaires de la confiance s'agissant du sort réservé à leurs droits.

Un cadre amélioré

La résolution portant création du Conseil fournit le cadre pour une amélioration substantielle du travail de promotion et de protection des droits à travers le monde:* Un examen périodique universel permettra d'assurer l'examen public des résultats de l'ensemble des 191 États Membres de l'Organisation des Nations Unies - à commencer par les membres du Conseil lui-même -, de manière à améliorer la condition des droits de l'homme dans le monde entier. Tous les États doivent être tenus de rendre des comptes pour leurs lacunes.

* Le Conseil se réunira plus fréquemment que la Commission des droits de l'homme - son prédécesseur - et tiendra des sessions plus longues que les siennes. Il disposera en outre d'un mécanisme simplifié et plus efficace pour convoquer des sessions extraordinaires de manière à répondre rapidement à des crises dans le domaine des droits de l'homme.

* Ses membres étant directement élus par l'Assemblée générale, le Conseil reflète le haut degré d'importance accordé aux droits de l'homme, qui appartiennent à tous les peuples et qui, aux côtés du développement et de la sécurité, constituent l'un des trois piliers des Nations Unies.

* L'Assemblée générale peut, à la majorité des deux tiers, suspendre le droit d'un membre du Conseil qui aurait commis des violations flagrantes et systématiques des droits de l'homme d'y siéger.

* Le premier signe ayant distingué le Conseil d'une «gestion des affaires comme d'habitude» (business as usual) a été la première élection des membres du nouvel organe, le 9 mai dernier. Pour siéger au Conseil, les pays sont entrés en compétition dans le cadre d'élections ouvertes et justes et - fait sans précédent - les candidats ont pris des engagements volontaires de promouvoir et respecter les droits de l'homme, dont ils seront comptables.

La session du Conseil des droits de l'homme sera retransmise sur Internet du 19 au 22 juin, à l'adresse suivante: www.un.org/webcast.

L'Assemblée générale a élu les 47 membres du Conseil des droits de l'homme

La Tunisie élue pour un mandat d'un an

L'Assemblée générale a élu le 9 mai à New York les 47 membres du Conseil des droits de l'homme, le nouvel organe de l'ONU qui siègera à Genève à partir du 19 juin prochain, pour promouvoir et défendre le respect de toutes les libertés fondamentales pour tous.

Les 47 membres du Conseil des droits de l'homme ont été élus directement et individuellement, au scrutin secret, à la majorité des membres de l'Assemblée générale, pour un mandat de trois ans, non renouvelable après deux mandats consécutifs.

L'Assemblée générale compte 191 membres. Chaque membre du Conseil élu aujourd'hui a donc recueilli au moins 96 voix lors du scrutin.

L'élection des membres du Conseil a suivi une représentation géographique équitable ? 13 sièges pour le groupe des Etats africains, 13 sièges pour le groupe des pays asiatiques, 8 pour les Etats d'Amérique latine et des Caraïbes, 7 sièges pour « l'Europe occidentale et autres Etats » et 6 pour l'Europe de l'Est.

Pour le groupe Afrique, les pays élus sont : l'Afrique du Sud, l'Algérie, le Cameroun, Djibouti, le Gabon, le Ghana, le Mali, Maurice, le Maroc, le Nigeria, le Sénégal, la Tunisie et la Zambie.

Pour l'Asie : l'Arabie saoudite, Bahreïn, le Bangladesh, la Chine, la Corée du Sud, l'Inde, l'Indonésie, le Japon, la Jordanie, la Malaisie, le Pakistan, les Philippines et le Sri Lanka.

Pour l'Amérique latine : l'Argentine, le Brésil, Cuba, l'Equateur, le Guatemala, le Mexique, le Pérou et l'Uruguay.

Pour le groupe « Europe occidentale et autres Etats » : l'Allemagne, le Canada, la Finlande, la France, les Pays-Bas, le Royaume-Uni et la Suisse.

Pour l'Europe de l'Est : la République tchèque, la Pologne, la Russie, l'Ukraine et l'Azerbaïdjan et la Roumanie.

Quelque 64 Etats Membres étaient candidats. Parmi les candidats qui n'ont pas été élus figuraient notamment : le Kenya, l'Iran, l'Iraq, le Kirghizistan, le Liban, la Thaïlande, le Nicaragua, le Pérou, le Venezuela, la Grèce, le Portugal, l'Albanie, l'Arménie, la Géorgie, la Lettonie, la Lituanie, la Slovénie et la Hongrie.

Après cinq mois de négociations, l'Assemblée générale avait approuvé, le 15 mars dernier, à une large majorité, la création d'un nouveau Conseil des droits de l'homme pour remplacer, à partir du 19 juin prochain, l'actuelle Commission (dépêche du 15.03.06 et communiqué de l'ONU).

La résolution instituant le Conseil des droits de l'homme avait été adoptée par 170 voix pour, 4 contre (dont les Etats-Unis) et 3 abstentions.

Selon ce texte, le Conseil sera « chargé de promouvoir le respect universel et la défense de tous les droits de l'homme et de toutes les libertés fondamentales, pour tous, sans aucune sorte de distinction et en toute justice et équité ».

Les membres du Conseil devront observer les normes les plus strictes en matière de promotion et de défense des droits de l'homme. Chaque membre fera d'ailleurs l'objet d'un examen de son action dans le domaine des droits de l'homme au cours de son mandat

L'Assemblée générale pourra, à la majorité des deux tiers des membres présents et votants, suspendre le droit d'un membre qui aurait commis des violations flagrantes et systématiques des droits de l'homme à y siéger.

La première réunion du nouveau Conseil, qui siègera à Genève, se tiendra le 19 juin. Le Conseil se réunira régulièrement tout au long de l'année et tiendra au minimum trois sessions par an, dont une session principale, qui dureront au total au moins dix semaines. Il pourra tenir au besoin des sessions extraordinaires si un membre en fait la demande appuyé en cela par un tiers des membres du Conseil.

Le principe de la création du Conseil des droits de l'homme, qui remplace la Commission, « en tant qu'organe subsidiaire de l'Assemblée générale », avait été décidé par les dirigeants des États Membres lors du sommet mondial de septembre 2005, sur recommandation du Secrétaire général.

Conseil des droits de l'homme : Kofi Annan salue l'élection de ses premiers membres

Le Secrétaire général de l'ONU a salué l'élection des premiers membres du Conseil des droits de l'homme et, plus encore, le taux de participation élevé au scrutin qui démontre, selon lui, l'engagement de la communauté internationale à faire de ce nouvel organe un instrument « plus efficace » et « plus crédible » que l'ancienne Commission. Suite >>>

Conseil des droits de l'homme : Kofi Annan regrette que les Etats-Unis ne présentent pas leur candidature

Alors que les Etats-Unis ont fait savoir qu'ils ne présenteraient pas leur candidature au Conseil des droits de l'homme, le Secrétaire général et le président de l'Assemblée générale ont exprimé l'espoir qu'ils le feraient l'année prochaine et qu'ils coopèreraient avec le nouvel organe de l'ONU.

« Le président de l'Assemblée générale, Jan Eliasson, a été informé par les Etats-Unis de sa décision » de ne pas présenter sa candidature au Conseil des droits de l'homme. Il se félicite du fait que les Etats-Unis coopéreront avec le Conseil de la façon la plus ferme et efficace possible et qu'ils le soutiendront et le financeront », indique un message transmis le 6 avril 2006 par le porte-parole de Jan Eliasson, dont les travaux de facilitation ont conduit à l'adoption du texte qui créé le nouvel organe de l'ONU.

Le président de l'Assemblée générale a exprimé l'espoir que les Etats-Unis présenteront leur candidature au Conseil dès que possible, et s'est félicité des indications selon lesquelles il pourrait le faire l'année prochaine.

Le Secrétaire général a indiqué pour sa part qu'il espérait que « les Etats-Unis continueraient à jouer un rôle actif dans la défense des droits universels et à apporter un soutien au nouveau Conseil des droits de l'homme, malgré leur décision de ne pas prendre part aux élections qui doivent se tenir le mois prochain », a déclaré son porte-parole, Stéphane Dujarric, lors de son point de presse quotidien, au siège de l'ONU, à New York.

Le porte-parole a indiqué que Kofi Annan était « déçu » par la décision des Etats-Unis mais qu'il espérait qu'ils se présenteraient l'année prochaine.

Les Etats Membres ont déjà commencé à annoncer leurs candidature au Conseil, qui remplace la Commission des droits de l'homme jugée discréditée, et qui comporte désormais 47 sièges (liste des candidats)

Le Secrétaire général s'était félicité de l'adoption par l'Assemblée générale de la « résolution historique » créant un Conseil des droits de l'homme, estimant qu'elle donnait « une chance aux Nations Unies de prendre un nouveau départ dans la défense de ces droits ».

Après cinq mois de négociations et malgré une forte opposition des Etats-Unis, l'Assemblée générale avait approuvé le 15 mars, à une large majorité, la création d'un nouveau Conseil des droits de l'homme afin de remplacer la Commission des droits de l'homme.

Réunis en séance plénière, 170 Etats membres avaient voté en faveur de la résolution de l'Assemblée générale.

Quatre pays - Etats-Unis, Îles Marshall, Israël et Palau - ont voté contre et trois Etats se sont abstenus - Belarus, Iran et Venezuela.

Lors du vote, les Etats-Unis ont rappelé qu'ils ne pouvaient voter en faveur d'un texte estimé insuffisant.

Les Etats-Unis avaient notamment critiqué le fait que l'accès au Conseil ne sera pas formellement interdit aux pays auteurs de violations des droits de l'homme, et que les Etats Membres devront seulement « prendre en compte » leur action dans ce domaine.

Le représentant des Etats-Unis, John Bolton, avait néanmoins indiqué que son pays « coopérerait avec les autres membres et travaillerait à réviser ses structures », estimant que le véritable test serait de savoir si le nouveau Conseil prendra effectivement des mesures pour lutter contre les violations des droits de l'homme.

Texte de la résolution (A/RES/60/251) adoptée le 15 mars 2006 par lAssemblée générale de l'ONU

Élection du Conseil des droits de l’homme

Dans sa résolution 60/251 du 15 mars 2006 relative au Conseil des droits de l’homme, l’Assemblée générale a précisé le mode d’élection des membres du Conseil et a décidé que l’élection aurait lieu le 9 mai 2006. >>> Lire le document


TRIBUNE

Conseil des droits de l’homme : faisons-en un organe
qui fonctionne

Kofi A. Annan

La résolution adoptée cette semaine par l’Assemblée générale des Nations Unies, qui porte création d’un nouveau Conseil des droits de l’homme, pourrait marquer un nouveau départ pour l’activité des Nations Unies dans le domaine des droits de l’homme. Tout dépendra de l’usage que les États Membres de l’ONU décideront d’en faire.
La résolution correspond à une proposition que j’ai faite il y a près d’un an. J’estimais que la Commission des droits de l’homme s’était enlisée. Elle permettait à ceux qui portaient atteinte aux droits de l’homme de se protéger les uns les autres, alors qu’elle aurait dû promouvoir activement le respect des droits de l’homme partout dans le monde.
Les différences entre ma proposition de départ et la résolution adoptée ont fait couler beaucoup d’encre. Mais sur les points essentiels, il n’y a pas eu de gros changements.
La résolution affirme, comme je l’ai fait moi-même, que le développement, la paix et la sécurité, et les droits de l’homme sont le socle sur lequel repose le système des Nations Unies, qu’ils sont inséparables et qu’ils se renforcent mutuellement.
Comme je l’ai proposé, le principal organe au sein duquel les gouvernements se rencontrent pour débattre des droits de l’homme sera désormais un Conseil à part entière, dont les membres seront choisis directement par l’ensemble des États Membres. Dans cinq ans, le statut du Conseil sera réexaminé et pourra éventuellement devenir celui d’un « organe principal » placé sur le même pied que le Conseil de sécurité et le Conseil économique et social, dont les membres seront élus à la majorité des deux tiers. En attendant, contrairement à la Commission, le Conseil a un mandat explicite : veiller à ce que les activités relatives aux droits de l’homme soient efficacement coordonnées et à ce que la question soit prise en compte dans tous les aspects du travail des Nations Unies.
Comme je le jugeais nécessaire, le nouveau Conseil se réunira régulièrement tout au long de l’année et, en cas de crise des droits de l’homme, sera en mesure de réagir rapidement puisque des sessions extraordinaires pourront être convoquées à brève échéance pourvu qu’un tiers des membres le souhaitent. Dans le cas de la Commission, la procédure était beaucoup plus longue et exigeait un vote majoritaire.
Le Conseil ne s’en prendra pas à certains pays tout en fermant les yeux sur les violations commises par d’autres : il examinera régulièrement la situation des droits de l’homme dans tous les pays. Il sera guidé par les principes d’universalité, d’impartialité, d’objectivité et de non-sélectivité. La résolution souligne d’ailleurs qu’il faut arrêter de faire deux poids deux mesures et de politiser la question des droits de l’homme.
Le Conseil a également pour mandat d’aider à prévenir les violations des droits de l’homme, alors que la Commission ne faisait que réagir en cas de problème.
Enfin, le Conseil aura un nouvel ordre du jour, mais il devra maintenir le régime des procédures spéciales, des avis spécialisés et des plaintes, notamment continuer de faire appel à des experts indépendants ayant qualité de rapporteurs spéciaux et permettre aux organisations non gouvernementales de continuer à jouer un rôle important, rôle que certains craignaient de voir dilué ou réduit à néant.
En bref, le Conseil pourrait être la synthèse de ce que l’ancienne structure avait de mieux et de changements qui s’imposaient réellement.
C’est bien entendu de ses membres que dépendra ce qu’il pourra accomplir. Il est donc naturel que l’on s’intéresse de très près à la façon dont ces membres seront sélectionnés et que l’on se demande si des pays connus pour faire fi des droits de l’homme pourront être élus, comme ce fut le cas récemment à la Commission.
Le Président de l’Assemblée générale, qui a mené de main de maître, et avec beaucoup de patience, les négociations relatives à la résolution, est parvenu à la conclusion que le nombre de membres qui souhaitaient comme moi une élection à la majorité des deux tiers, ou voulaient que certaines catégories d’États soient exclus, n’était pas suffisant. En lâchant du lest sur ces deux points, il a réussi à faire accepter beaucoup d’autres éléments délicats.
Les membres du Conseil seront élus directement et individuellement au scrutin secret, à la majorité des membres de l’Assemblée générale. En d’autres termes, un pays ne pourra siéger au Conseil, comme c’était le cas à la Commission, uniquement parce qu’il n’y a pas d’autre candidat dans sa région. Toute candidature fera l’objet d’un vote distinct et si un État ne recueille pas l’appui de 96 membres – c’est-à-dire de la majorité absolue des Membres de l’ONU, et non pas seulement de ceux qui sont présents et qui votent – il ne sera pas admis. Sa région devra proposer un autre candidat.
En outre, les membres seront tenus d’observer les normes les plus strictes en matière de promotion et de défense des droits de l’homme et seront soumis à la procédure d’examen périodique universel pendant la durée de leur mandat. Si un membre commet des violations flagrantes et systématiques des droits de l’homme, l’Assemblée générale pourra suspendre son droit de siéger au Conseil, ce qui n’était pas le cas pour les membres de la Commission.
Aucune règle mathématique – pas même la majorité des deux tiers – ne garantira l’élection ou la non-élection d’un membre ou d’un autre. Il s’agit de décisions politiques. C’est aux Membres de l’Organisation – et à l’opinion publique – qu’il appartient de persuader suffisamment d’États de voter pour le bon candidat. Si assez de pays portent un intérêt réel aux droits de l’homme et consentent l’effort diplomatique nécessaire pour faire adopter leur point de vue, le Conseil sera un organe infiniment supérieur à la Commission. J’espère de tout cœur que tous les États Membres, dont les États-Unis, qui ont toujours joué un rôle de premier plan dans l’établissement et l’utilisation des mécanismes des Nations Unies relatifs aux droits de l’homme, feront le nécessaire pour que le Conseil des droits de l’homme soit un organe qui fonctionne.

L'Assemblée générale crée un nouveau Conseil des droits de l'homme

L'Assemblée générale a voté le 15 mars 2006, à la majorité de 170 voix « pour », une résolution en faveur de la création d'un nouveau Conseil des droits de l'homme, qui remplacera la Commission jugée discréditée et inadaptée. Quatre pays, dont les Etats-Unis, ont voté « contre » et trois pays se sont abstenus.

« Nous avons atteint un moment décisif, tant pour la promotion et la protection des droits de l'homme que pour un multilatéralisme efficace et la réaffirmation de la place des Nations Unies », a déclaré Jan Eliasson, président de l'Assemblée générale, à l'ouverture de la séance plénière.

Demandé par les Etats-Unis, le vote des Etats Membres a conduit au résultat suivant : 170 voix « pour », 4 voix « contre » - Etats-Unis, Îles Marshall, Israël et Palau - et 3 abstentions - Belarus, Iran et Venezuela.

Le président de l'Assemblée aurait préféré l'adoption du texte par consensus.

Sept pays n'ont pas pu voter, leur droit de vote étant suspendu en raison de retards dans les paiements des contributions dues à l'ONU - Côte d'Ivoire, Dominique, Erythrée, Papouasie-Nouvelle-Guinée, République dominicaine, Seychelles, Tchad.

Le résultat du vote a été marqué par des acclamations et des applaudissements des Etats Membres.

Parmi les principaux points du texte (A/60/L.48), Jan Eliasson a souligné « l'universalité, l'impartialité, l'objectivité, l'absence de sélectivité et le dialogue » comme les principes fondamentaux du nouveau Conseil (sur le projet.

Le texte remplace l'ancienne Commission des droits de l'homme par un nouveau Conseil, organe subsidiaire de l'Assemblée générale, de rang institutionnel supérieur dans la hiérarchie des Nations Unies.

Le nouveau Conseil sera composé de 47 membres, élus à la majorité absolue par l'Assemblée générale, pour un mandat de trois ans, non renouvelable après deux mandats consécutifs.

L'élection des membres aura lieu le 9 mai prochain et la première réunion du Conseil se tiendra le 19 juin.

Le Conseil tiendra des réunions plus fréquentes que l'actuelle Commission, tout au long de l'année, et pourra convoquer des sessions extraordinaires.

Il introduit le principe d'un examen périodique universel, garantissant l'examen de tous les Etats Membres et empêchant la politique de « deux poids deux mesures » et la sélectivité.

L'élection des membres du Conseil suivra une représentation géographique équitable.

Les membres ne pourront pas être élus immédiatement après deux mandats consécutifs, ce qui garantira une rotation.

Ils devront par ailleurs être élus à la majorité absolue des Etats Membres de l'Assemblée générale. Chaque candidat fera l'objet d'un vote individuel [et non au sein d'un groupe], et devra recevoir au moins 96 voix, à bulletin secret.

Les Etats Membres de l'Assemblée devront, dans le choix de leurs candidats, « prendre en compte leur contribution à la promotion des droits de l'homme et leurs engagements dans ce domaine avant l'élection ».

A cet égard, l'Assemblée générale pourra, à la majorité des deux tiers, suspendre un membre élu au Conseil s'il commet des « violations graves et systématiques » des droits de l'homme.

Enfin, chaque membre du Conseil fera l'objet d'un examen de son action dans le domaine des droits de l'homme au cours de son mandat.

Cuba et le Venezuela ont présenté des explications préalablement au vote.

Pour leur part, les Etats-Unis ont rappelé, lors de leur explication postérieurement au vote, qu'ils ne pouvaient voter en faveur d'un texte estimé insuffisant.

Les Américains ont notamment critiqué le fait que l'accès au Conseil ne sera pas formellement interdit aux pays auteurs de violations des droits de l'homme, mais que les Etats Membres devront « prendre en compte » leur action dans ce domaine.

Le représentant des Etats-Unis, John Bolton, a néanmoins indiqué que son pays « coopérera avec les autres membres et travailleront à réviser ses structures », estimant que le véritable test serait de savoir si le nouveau Conseil prendra effectivement des mesures pour les violations des droits de l'homme.

Au cours de la séance, Jan Eliasson avait souligné qu'il était temps de clore les négociations sur cette question, qui ont pris cinq mois de travail, et de passer aux autres réformes envisagées lors du sommet mondial de septembre, notamment dans le domaine du développement économique et de la lutte contre la pauvreté.

« Tout échec dans ce domaine sera mesuré en vies perdues », a-t-il prévenu.

Texte de la résolution

La création d'un Conseil des droits de l'homme, une décision « historique », selon Kofi Annan

Rappelant que le vote du texte n'était qu'une « première étape », le Secrétaire général s'est félicité de l'adoption le 15 mars 2006 par l'Assemblée générale d'une « résolution historique » qui crée un Conseil des droits de l'homme et qui donne « une chance aux Nations Unies de prendre un nouveau départ dans la défense de ces droits ».

« Je félicite le président Eliasson et je le remercie pour sa patience et sa ténacité qui ont permis de mener à terme cette question sensible », a déclaré Kofi Annan, dans un message transmis a, après le vote par les Etats Membres d'une résolution établissant un nouveau Conseil des droits de l'homme qui remplacera la Commission.

« Aucun pays ne sera entièrement satisfait de chacun des paragraphes de la résolution mais c'est le propre des négociations internationales », a affirmé le Secrétaire général, faisant référence notamment aux critiques formulées par les Etats-Unis qui ont voté « non » au texte présenté par le président de l'Assemblée, Jan Eliasson, après cinq mois de négociations.

« Le texte préserve les forces de la Commission des droits de l'homme, comme le système spécial des procédures et la participation des organisations non gouvernementales (ONG), en même temps qu'il met en place des innovations pour répondre aux faiblesses de la Commission », a fait remarquer Kofi Annan.

« Globalement, la résolution donne une solide fondation, sur laquelle tous ceux qui sont engagés dans la cause des droits de l'homme doivent construire », a dit le Secrétaire général, espérant que les Etats réussiront à construire « un cadre dans lequel tous les gouvernements du monde entier pourront travailler ensemble à promouvoir les droits de l'homme, d'une manière efficace, comme jamais auparavant ».

« C'est la première étape d'un changement. Dans les semaines à venir, les Etats qui souhaiteront être élus membres du nouveau Conseil devront faire présenter leurs engagements pour protéger et promouvoir les droits de l'homme », a fait observer Kofi Annan.

« L'Assemblée générale qui élira tous les candidats aura la responsabilité de suspendre les membres qui commettent des graves et massives violations des droits de l'homme », a-t-il rappelé.

« Les membres du Conseil devront s'engager à respecter les standards les plus élevés dans le domaine des droits de l'homme, à coopérer pleinement avec le Conseil et à subir eux-mêmes un examen au cours de leur mandat », a-t-il relevé.

« Le mécanisme de l'examen universel permettra au Conseil de forcer tous les Etats membres à respecter leurs obligations concernant les droits de l'homme, de manière juste et équitable, sans discernement ou 'double standard' », a insisté le Secrétaire général.

« Le Conseil se réunira régulièrement tout au long de l'année et pourra tenir des sessions spéciales si besoin est. Ce qui devrait permettre de gérer immédiatement des crises dans le domaine des droits de l'homme, au moment même où elles interviennent », a-t-il affirmé.

« Le véritable travail commence à présent. La crédibilité de ce Conseil dépendra en fin de compte de l'usage qu'en feront les Etats. Si, dans les semaines et les mois qui viennent, ils agissent selon les engagements pris dans la résolution, je suis confiant sur le fait que le Conseil apportera une nouveau souffle à la défense des droits de l'homme et, de ce fait, améliorera la vie de millions de personnes dans le monde », a-t-il conclu.

L'Assemblée générale a voté à la majorité de 170 voix « pour », en faveur de la création d'un nouveau Conseil des droits de l'homme composé de 47 membres qui siégera au moins 10 semaines par an (dépêche d'aujourd'hui et dépêche du 23.02.06).

Quatre pays on voté « contre » - Etats-Unis, Îles Marshall, Israël et Palau - et trois pays se sont abstenus - Belarus, République islamique d'Iran et Venezuela.

Actuellement en visite officielle en Afrique du Sud, Kofi Annan s'était déclaré, plus tôt dans la journée, convaincu que même s'ils ne votaient pas en faveur du texte, les Etats-Unis trouveraient le moyen de participer à ses travaux.

« Je suis sûr que les Etats-Unis, qui ont tant fait pour les droits de l'homme, trouveront un moyen de travailler avec les autres Etats Membres afin de faire du Conseil l'institution espérée », avait affirmé le Secrétaire général, lors d'une conférence de presse donnée à Johannesburg, avec l'ancien président sud africain Nelson Mandela.

 

La création du conseil des droits de l'homme, une question quasi "existentielle", affirme Kofi Annan

Le Secrétaire général de l’ONU a engagé les Etats-Unis à s'associer aux autres Etats Membres pour approuver le projet de conseil de droits de l'homme, avant que ne commence, au mois de mars, la prochaine session de la Commission discréditée.
« Les consultations se poursuivent et le président de l'Assemblée générale, Jan Eliasson, s'efforce de faire en sorte que les Etats Membres parviennent à un accord » pour approuver le texte de la résolution établissant un conseil des droits de l'homme, présenté le 23 février dernier, a déclaré le Secrétaire général, , le 3 mars 2006, en référence au texte.
« L'enjeu est très élevé. Il s'agit presque d'une question existentielle », a estimé Kofi Annan.
Le Secrétaire général a prévenu contre un « faux pas » qui pourrait « faire tomber le conseil des droits de l'homme » tout en maintenant la Commission des droits de l'homme, jugée discréditée.
Interrogé sur la position de rejet des Etats-Unis, qui leur donne « de facto un veto à l'Assemblée générale », Kofi Annan s'est dit « déçu », tout en soulignant qu'il ne fallait pas isoler les Etats-Unis des autres pays.
« L'action des Etats-Unis dans le domaine des droits de l'homme est très solide. Ils ont joué un rôle très important dans la création de l'appareil de défense des droits de l'homme des Nations Unies. Et sans les Etats-Unis, nous n'aurions sans doute pas la Déclaration universelle des droits de l'homme », a-t-il fait observer.
« Ils ont donc une autorité morale et un leadership dans ce domaine et j'espère qu'ils réussiront à s'associer aux autres Etats Membres », a-t-il ajouté.
Kofi Annan a réitéré son appel à ce qu'une décision soit prise le plus rapidement possible.
Le président de l'Assemblée générale Jan Eliasson, chargé des négociations, avait affirmé mardi dernier que l'heure était « grave » et que l'issue du débat mettait en jeu « l'âme des Nations Unies ».
Il avait déclaré avoir « des signaux positifs de l'Amérique latine, de l'Afrique, de l'Europe de l'Est, des pays d'Europe occidentale sous différentes formes et de l'Asie ».

Le débat sur le conseil des droits de l'homme met en jeu l'âme des Nations Unies, estime Jan Eliasson


Répondant aux critiques, principalement américaines, sur le projet de résolution établissant un nouveau Conseil des droits de l'homme soumis le 24 février 2006 aux Etats Membres, le président de l'Assemblée générale, chargé des négociations, a rappelé 28 février 2006 que l'heure était « grave » et que l'issue du débat mettait en jeu « l'âme des Nations Unies ».

« Nous sommes au milieu d'intenses négociations. C'est un grave moment pour l'avenir des Nations Unies. Ce qui est en jeu est le processus de réforme, la dimension des droits de l'homme, c'est-à-dire l'âme des Nations Unies », a déclaré le président de l'Assemblée générale, Jan Eliasson, lors d'une rencontre avec la presse au siège de l'ONU.

« J'ai reçu des signaux positifs de l'Amérique latine, de l'Afrique, de l'Europe de l'Est, des pays d'Europe occidentale sous différentes formes et de l'Asie. Je suis encouragé par la réaction générale des Etats Membres. Bien sûr, il y aussi des sceptiques et des voix négatives », a noté le président de l'Assemblée générale.

Interrogé sur les efforts pour combler le fossé avec les Etats-Unis, qui ont appelé à rouvrir les négociations, Jan Eliasson a indiqué que c'est ce qu'il essayait de faire mais que « cela n'était pas facile ».

« Plusieurs Etats Membres m'ont demandé de ne pas toucher au texte car sinon des amendements seront présentés et que si on renégocie il y a de fortes chances que l'on parvienne à un résultat bien en dessous de ce à quoi nous en sommes arrivés », a-t-il affirmé.

Le représentant des Etats-Unis, John Bolton, a réitéré le 26 février sa position face à un texte qu'il qualifie d'insatisfaisant, indiquant que si le projet était mis au vote à l'Assemblée générale cette semaine, son pays voterait « non », « plus par tristesse que par rancœur ».

« Il n'y a pas d'urgence. Je ne vois pas où est le mal à rouvrir les négociations et à discuter ligne par ligne jusqu'à arriver à un résultat acceptable », a-t-il estimé, indiquant qu'il ne serait peut-être pas mauvais de laisser s'ouvrir le mois prochain une nouvelle session de la Commission des droits de l'homme tant décriée, « afin que tout le monde se souvienne à quelle point elle est mauvaise ».

L'ambassadeur des Etats-Unis a notamment critiqué la limite du mandat de chaque pays au Conseil, indiquant que lorsque son pays avait été éjecté de la Commission en 2001, la session de l'année d'après avait été « encore pire » que d'habitude.

Le Secrétaire général avait appelé une fois de plus hier les Etats Membres à adopter rapidement le projet présenté par Jan Eliasson, afin de remplacer au plus tôt la Commission des droits de l'homme.

Louise Arbour appelle les Etats à soutenir la création du Conseil des droits de l'homme

La Haute Commissaire aux droits de l'homme, Louise Arbour, a appelé les Etats Membres à adopter la résolution sur le Conseil des droits de l'homme, présentée le 23 février par le président de l'Assemblée générale, estimant que si le projet n'était pas « idéal », rien ne permettait de penser qu'en négociant plus longtemps on parviendrait à un meilleur résultat.
« La proposition de création du Conseil des droits de l'homme, présentée par le président de l'Assemblée générale, offre une occasion unique » de « redynamiser » la promotion des libertés fondamentales partout dans le monde. « Ne pas l'adopter, c'est risquer de faire considérablement reculer la cause des droits de l'homme », a déclaré Louise Arbour, Haut Commissaire aux droits de l'Homme, dans un communiqué publié à Genève.
Selon Louise Arbour, le texte permettra en effet « au futur conseil de s'attaquer de façon plus objective et crédible, aux violations des droits de l'homme dans le monde entier ».
« Il fixe des critères pour les nouveaux pays membres auxquels il sera demandé de s'engager expressément en faveur de la promotion et de la protection des droits de l'homme », a indiqué la Haut Commissaire.
« Il prévoit également la suspension des membres qui commettent des violations flagrantes et systématiques de ces droits », a-t-elle fait observer.
« À la différence de la Commission, le Conseil sera tenu d'examiner périodiquement le bilan en matière de droits de l'homme de tous les pays, à commencer par ses membres », a-t-elle fait remarquer.
« Aucun pays n'échappera à ce contrôle et les pays ne pourront plus s'abriter derrière leur statut de membre de l'organe principal de l'ONU s'occupant des droits de l'homme pour se protéger ou protéger leurs alliés contre des critiques ou une condamnation pour des violations de droits », a-t-elle souligné.
« Le Conseil se réunira également pendant plus longtemps tout au long de l'année et pourra ainsi réagir rapidement face à des crises émergentes dans le domaine des droits de l'homme », a-t-elle ajouté.
« Les auteurs potentiels de violations des droits de l'homme seraient avertis que le monde les surveille en permanence, et pas seulement pendant six semaines au printemps, au moment où la Commission se réunit traditionnellement », a-t-elle encore dit.
Revenant sur le bilan de la Commission des droits de l'homme, appelée à être remplacée, Louise Arbour a rappelé qu'elle avait « donné à la communauté internationale la Déclaration universelle des droits de l'homme et un certain nombre de traités essentiels pour protéger les libertés fondamentales ».
« Au cours de ses sessions annuelles, la Commission a appelé l'attention sur un grand nombre de problèmes et de débats liés aux droits de l'homme. Elle a permis de porter les doléances de certaines personnes sur la scène mondiale et a été la seule instance internationale où soient confrontés la société civile et les auteurs d'exactions », a expliqué la Haut Commissaire.
« Le Conseil conservera ces importantes fonctions ainsi que le système actuel d'enquêteurs indépendants sur les droits de l'homme. L'un de ces experts a été parmi les premiers à mettre en garde contre l'imminence d'un génocide au Rwanda », a-t-elle précisé.
« Soyons clairs : la proposition dont est saisie actuellement l'Assemblée générale est le fruit d'un compromis. Ce ne peut pas être le modèle idéal, et rien ne permet de penser qu'en négociant plus longtemps on parviendra à un meilleur résultat », a-t-elle estimé.
« Mais même une institution qui est parfaite sur le papier est vouée à l'échec si la communauté internationale ne procède pas au changement nécessaire dans la culture de la défense des droits de l'homme », a-t-elle souligné, rappelant que la Commission elle-même avait été « entravée dans son action ».
« Le cas du Rwanda est tristement instructif à cet égard. Là, les procédures de la Commission ont fonctionné mais les avertissements des enquêteurs n'ont pas été entendus », a-t-elle déploré.
« Pour que le nouveau Conseil fonctionne, la volonté politique et l'engagement de la communauté internationale auront tout autant d'importance que des modifications, quelles qu'elles soient, de la structure ou des méthodes de travail», a conclu Louise Arbour.
Le Secrétaire général avait aussi appelé les Etats Membres à ne plus différer, au risque de saper la crédibilité des Nations Unies, l'adoption du texte présenté par le président de l'Assemblée générale, Jan Eliasson.
Lors d'une rencontre avec la presse au siège de l'ONU à New York, Kofi Annan avait souligné que si sa proposition d'élire les membres du nouveau conseil à la majorité des deux tiers de l'Assemblée générale n'avait pas été retenue, « de nombreux éléments introduits par Jan Eliasson, lors des négociations, avaient permis, de façon générale, d'améliorer la qualité du texte ».
Par ailleurs, représentant des Etats-Unis John Bolton, avait estimé le 23 février dernier, lors d'une rencontre avec la presse à New York, que le texte ne répondait pas à toutes les attentes et qu'il faudrait poursuivre les « négociations intergouvernementales ».

Tribune: "La naissance d’un nouveau Conseil à l’ONU offre l’occasion sans précédent de donner une impulsion à la défense des droits de l’homme", par Louise Arbour


Kofi Annan presse les Etats Membres d'adopter le texte établissant un nouveau Conseil des droits de l'homme


Le Secrétaire général a exhorté les Etats Membres à ne plus différer, au risque de saper la crédibilité des Nations Unies, l'adoption d'un texte établissant un nouveau Conseil des droits de l'homme pour remplacer l'actuelle Commission, jugée discréditée, dont le projet a été présenté le 23 février par le président de l'Assemblée générale.

« Nous avons atteint le moment critique où les Etats Membres doivent se montrer à la hauteur des engagements individuels et collectifs qu'ils ont pris. Le moment est venu de soutenir le texte de compromis obtenu par le président de l'Assemblée générale et d'adopter une résolution dans les jours qui viennent », a déclaré aujourd'hui le Secrétaire général .

« Tout échec sur cette question saperait la crédibilité de l'Organisation, rendrait insignifiants les engagements pris par les dirigeants mondiaux, et porterait un coup important à la cause des droits de l'homme », a-t-il ajouté.

« Cette décision ne peut être davantage reportée : elle est tout simplement trop importante », a insisté Kofi Annan.

Le Secrétaire général avait déjà exhorté, le 9 février dernier, à adopter un texte avant la prochaine session de la Commission des droits de l'homme qui doit commencer au mois de mars prochain (voir notre dépêche du 9 février 2006). « Bien que le projet de texte ne reflète pas toutes mes propositions pour un nouveau Conseil, présentées il y a de cela un an, il contient des éléments importants qui garantissent que le Conseil sera plus qu'un changement cosmétique », affirme le Secrétaire général.

« J'espère que l'Assemblée générale adoptera ce projet de résolution dans les prochains jours », a-t-il souligné, « mais ce ne sera que la première étape d'un processus de changement ».« Aucune correction technique ne pourra tout changer de façon radicale. L'amélioration apportée par le Conseil par rapport à la Commission des droits de l'homme dépendra en grande partie del'engagement des Etats Membres », a-t-il estimé.

Soulignant que le texte était le résultat de plusieurs mois de négociations pour parvenir à un consensus, le Secrétaire général a rappelé que « si aucune délégation n'obtiendra tout ce qu'elle souhaite, le Conseil établi par ce texte jette les bases d'une approche des droits de l'homme plus crédible et au moins potentiellement plus efficace ». A cet égard, Kofi Annana notamment souligné que le texte prévoyait la possibilité de suspendre les droits et privilèges des membres du conseil s'ils commettent des violations graves et systématiques des droits de l'homme.

Dans le document final du sommet mondial, les Etats membres décidaient de « créer un Conseil des droits de l'homme » qui remplacerait la Commission et chargeaient le président de l'Assemblée générale de conduire les négociations qui permettraient d'établir, dès que possible, au cours de la 60e session, ce Conseil afin de définir son mandat et sa composition.

Jan Eliasson présente une résolution créant un Conseil des droits de l'homme qui siègera tout au long de l'année

Kofi Annan espère un accord sur le conseil des droits de l'homme cette semaine

Selon des déclarations faites le 20 février lors d'une rencontre avec la presse à New York, le Secrétaire général et le président de l'Assemblée générale espèrent toujours un accord entre les Etats membres sur la création d'un conseil des droits de l'homme qui remplacerait l'actuelle commission dans le courant de la semaine.

« Après une trentaine de négociations en plénière menées par les co-présidents et après les consultations bilatérales que j'ai effectué au cours des dix dernier jours, nous sommes arrivés à une étape où nous pouvons essayer d'effacer les différences pour arriver à l'objectif commun de renforcer les rouages des institutions pour la promotion des droits de l'homme », a estimé Jan Eliasson, président de l'Assemblée générale, lors d'une rencontre avec la presse au siège de l'ONU à New York, à laquelle participait le Secrétaire général.

Jan Eliasson a indiqué aux journalistes qu'il attendait cette semaine un nouveau projet de texte établissant un conseil des droits de l'homme.

Un premier texte avait été présenté début février aux Etats membres qui ont réagi au document au cours de consultations plénières menées par les co-présidents de l'Assemblée générale tout au long du mois.

« J'espère que nous allons voir de véritables progrès sur les droits de l'homme cette semaine », a déclaré pour sa part le Secrétaire général.

Le 9 février dernier à New York, le Secrétaire général avait déjà pressé les Etats membres à mettre en place le conseil des droits de l'homme d'ici à la fin du mois de février, avant que ne démarre, comme chaque année au mois de mars, la session de la commission des droits de l'homme.

Le 26 janvier à Davos, le Secrétaire général avait appelé, une nouvelle fois, à la création de ce conseil qui aurait une plus grande autorité que la commission jugée discréditée.

Dans le document final du sommet mondial, les Etats membres décidaient de « créer un conseil des droits de l'homme » qui remplacerait la commission et chargeaient le président de l'Assemblée générale de conduire les négociations qui permettraient d'établir, dès que possible, au cours de la 60e session, ce conseil et de définir son mandat et sa composition.


Kofi Annan exhorte les Etats membres à créer un Conseil des droits de l'homme avant la fin du mois


Le Secrétaire général de l'ONU a de nouveau exhorté les Etats membres à mettre en place un Conseil des droits de l'homme d'ici à la fin du mois de février, avant que ne démarre, comme chaque année au mois de mars, la session de la Commission des droits de l'homme, largement discréditée.
« J'espère que la communauté des droits de l'homme se retrouvera le mois prochain sous le parapluie d'un Conseil. C'est possible. Nous pouvons y arriver. Et j'exhorte tous les Etats Membres à attacher leurs ceintures et à foncer », a déclaré Kofi Annan, lors d'une rencontre avec la presse au siège des Nations Unies le 8 février 2006 à New York.
Répondant à une question sur le fait que le projet actuel ne répondait pas aux espoirs qu'il avait formulé l'année dernière dans son rapport intitulé « Dans une liberté plus grande», le Secrétaire général a rappelé que pour l'instant « rien n'était joué » et que « les négociations sur un conseil des droits de l'homme étaient toujours en cours ».
« Les choses ne seront peut-être pas aussi radicales que je le souhaitais, mais je pense que nous verrons des changements considérables une fois que le Conseil aura été établi », a fait observé Kofi Annan.
Dans un discours qui faisait le bilan de ses deux mandats, prononcé à Davos, le Secrétaire général avait appelé, une nouvelle fois, à la création d'un Conseil des droits de l'homme qui aurait une plus grande autorité et qui remplacerait la Commission des droits de l'homme « maintenant largement discréditée » (voir notre dépêche du 26 janvier 2006).
Hier, la porte-parole du président de l'Assemblée générale, Jan Eliasson, a indiqué que les consultations plénières qui s'étaient tenues dans la journée sur le conseil des droits de l'homme avaient achevé le processus d'audition des réactions des Etats membres au texte présenté la semaine passée par les co-présidents.
« Le président de l'Assemblée générale a maintenant l'intention d'organiser des consultations bilatérales intensives au cours de la semaine prochaine, après quoi il décidera d'un scénario pour les dernières étapes », a-t-elle précisé.
Au lendemain du sommet mondial de septembre, Kofi Annan avait tracé le chemin à suivre en ces termes : « ma proposition de création d'un nouveau Conseil des droits de l'homme a été acceptée, sans toutefois les modalités dont j'espérais qu'elles feraient de ce nouvel organe un instrument bien plus efficace que l'actuelle Commission.
« C'est à l'Assemblée générale qu'il appartiendra de définir ces modalités au cours de l'année à venir. Les nations attachées aux droits de l'homme devront s'atteler à la tâche pour veiller à ce que le Conseil représente plus qu'un changement cosmétique », avait-il affirmé.
Dans le document final du sommet mondial, les Etats membres décidaient de « créer un Conseil des droits de l'homme » qui remplacerait la Commission et chargeaient le président de l'Assemblée générale de conduire les négociations qui permettraient d'établir, dès que possible, au cours de la 60e session, ce Conseil afin de définir son mandat et sa composition.
La proposition de désigner ses membres à la majorité des deux tiers de l'Assemblée générale afin d'empêcher les Etats violant les droits de l'homme d'y siéger n'avait pas été retenue dans le document final.

Kofi Annan précise sa proposition de créer un Conseil des droits de l'homme


Dans un addendum à son rapport « Dans une liberté plus grande », le Secrétaire général a précisé le 3 juin 2005 sa proposition concernant la création Conseil des droits de l'homme qui remplacerait la Commission des droits de l'homme, qui a perdu de sa crédibilité. le 4 juin, le Président de l'Assemblée générale a présenté les conclusions des travaux des Etats Membres sur les propositions de Kofi Annan pour une réforme des Nations Unies.
Dans un « additif » à son rapport intitulé « Dans une liberté plus grande : développement, sécurité et respect des droits de l'homme pour tous », établi le 21 mars dernier et publié le 3 juin, le Secrétaire général, précise sa recommandation aux Etats Membres de créer Conseil des droits de l'homme.
Ce dernier est conçu comme un organe permanent « qui pourrait se réunir à tout moment pour s'occuper de crises imminentes », dont les membres devraient être moins nombreux que ceux de la Commission « pour des débats mieux circonscrits » et élus par l'Assemblée générale « ce qui lui conférerait au Conseil plus d'autorité que la Commission qui n'est un organe subsidiaire du Conseil économique et social ».
« Sortir l'examen des questions relatives aux droits de l'homme du cadre politiquement chargé d'une session de six semaines permettrait aussi de consacrer plus de temps à un suivi approfondi de l'application des décisions et des résolution », explique-t-il.
« Ce conseil serait plus représentatif et ses membres seraient plus responsables. L'élection directe par l'Assemblée générale – principal organe législatif des Nations Unies – conférerait à ce conseil une plus grande autorité que celle de la Commission, qui n'est qu'un organe subsidiaire du Conseil économique et social », avance-t-il.
« Un organe dont les membres seraient moins nombreux permettrait au Conseil des droits de l'homme de tenir des débats mieux circonscrits », ajoute-t-il.
Le Secrétaire général se déclare par ailleurs convaincu que « le Conseil des droits de l'homme devrait être installé à Genève, ce qui lui permettrait de continuer à travailler en coopération étroite avec le Haut Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme ».
« Le Conseil des droits de l'homme, en tant qu'organe permanent se réunissant à Genève, aurait la latitude d'affirmer sa présence en se réunissant parfois à New York. Il pourrait par exemple tenir des sessions extraordinaires à New York, ou installer des organes subsidiaires spécifiques à New York, de façon à être en relation plus étroite avec l'Assemblée générale, le Conseil de sécurité et le Conseil économique et social », ajoute-t-il.
Dans un discours prononcé devant la Commission des droits de l'homme le 7 avril dernier, le Secrétaire général avait apporté des précisions sur la proposition d'établir une nouvelle fonction, essentielle, qui serait un examen collégial exercé par le Conseil des droits de l'homme.
« Le Conseil des droits de l'homme aurait expressément une fonction de chambre d'examen collégial. Sa tâche première serait de déterminer dans quelle mesure tous les États s'acquittent de leurs obligations en matière de droits de l'homme. Il donnerait une expression concrète à l'idée que les droits de l'homme sont universels et indivisibles. Une égale attention devrait être accordée aux droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels ainsi qu'au droit au développement ».
« Chaque État Membre se prêterait périodiquement à cet examen collégial. Ce roulement ne devrait pas cependant exclure que le Conseil des droits de l'homme s'occupe, quand elles se produisent, des violations massives et flagrantes des droits de l'homme. En fait, le Conseil devra pouvoir porter à l'attention urgente de la communauté mondiale d'éventuelles crises graves des droits de l'homme ».
« Ce mécanisme d'examen collégial compléterait mais ne remplacerait pas les procédures d'établissement de rapports instituées en vertu des traités relatifs aux droits de l'homme ».
« Un des aspects essentiels de cet examen collégial serait l'idée que tous les États sans exception se prêteraient à un examen, par tous les États Membres, de la façon dont ils s'acquittent de leurs obligations en matière de droits de l'homme. L'examen collégial aiderait à éviter dans la mesure du possible la politisation et la sélectivité qui sont des caractéristiques actuelles du système de la Commission des droits de l'homme. Il porterait sur l'intégralité des droits de l'homme, c'est-à-dire les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels ».
Le 27 mai dernier, lors du dévoilement de son Plan de réforme du Haut Commissariat des droits de l'homme, Louise Arbour, Haut Commissaire, avait appuyé la proposition de la création d'un Conseil des droits de l'homme.
Le 22 avril dernier, lors de la clôture de la session annuelle de la Commission des droits de l'homme, elle avait regretté que les questions relatives aux droits de l'homme restent traitées de manière insuffisante au niveau national et plaidé pour la création d'un Conseil des droits de l'homme
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Les membres du futur Conseil des droits de l'homme devront prendre des « engagements » spécifiques, estime Louise Arbour

La Haute-Commissaire aux droits de l'homme, à New York au lendemain d'un exposé au Conseil de sécurité, a estimé qu'il n'était pas possible d'établir des critères relatifs aux membres du futur Conseil des droits de l'homme, proposant un système « d'engagements » à protéger les droits, afin de ne pas en faire un « club fermé » donnant des leçons au reste du monde.
Louise Arbour, qui a présenté le 28 juillet 2005 un exposé au Conseil de sécurité sur les questions relatives aux droits de l'homme figurant à son ordre du jour, a indiqué avoir abordé notamment sa visite en Afrique de l'Ouest : Côte d'Ivoire, Sierra Leone et Liberia, où elle a lancé un appel pressant en faveur du jugement de Charles Taylor, actuellement réfugié au Nigeria.>>>

Louise Arbour présente son plan de réforme du Haut Commissariat aux droits de l'homme

Louise Arbour, Haut Commissaire aux droits de l'homme, a dévoilé le 27 mai son plan d'action qui plaide pour le doublement du budget de son Bureau dans les cinq ans à venir, un renforcement de la présence sur le terrain et la création du Conseil des droits de l'homme, comme l'avait suggéré le Secrétaire général. Le Bureau de l'ONU pour les droits de l'homme ne bénéficie à l'heure actuelle que de 1,8% du budget des Nations Unies.
La Haut Commissaire aux droits de l'homme des Nations Unies, Louise Arbour, a adressé aujourd'hui au Secrétaire général de l'ONU un plan d'action sur l'amélioration de la mise en œuvre des droits de l'homme et des libertés fondamentales dans le monde, indique un communiqué du Haut Commissariat aux droits de l'homme.
C'est le Secrétaire général qui a demandé la préparation de ce plan dans le cadre de son rapport intitulé « Dans une liberté plus grande : vers le développement, la sécurité et les droits de l'homme pour tous » qui recommande notamment le renforcement du Haut Commissariat aux droits de l'homme.
Le plan d'action préconise notamment une meilleure présence du Haut Commissariat dans les pays et une meilleure réactivité aux crises et aux besoins sur le terrain.
« Le caractère central des droits de l'homme au regard du mandat des Nations Unies ne fait pas de doutes ». Pourtant, « si le programme des Nations Unies en matière de droits de l'homme a fait des progrès historiques au cours des 60 dernières années », « son organe politique est aujourd'hui en difficulté, son rôle de surveillance est faible, et le Haut Commissariat souffre régulièrement d'une pénurie de ressources et de sous-équipement », indique Louise Arbour en introduction de son plan d'action.
Le plan présente une approche stratégique pour l'orientation future du Haut Commissariat aux droits de l'homme. Il définit notamment des domaines qui appellent une attention particulière : la pauvreté, la discrimination, les conflits armés, l'impunité, le déficit démocratique et les faiblesses institutionnelles.
Concrètement, il recommande une plus grande présence du Haut Commissariat sur le terrain grâce à des bureaux régionaux et nationaux, une meilleure surveillance de la situation des droits de l'homme dans les pays, davantage de recherche et d'analyse des situations dans chaque pays ayant une visée pratique et une capacité de réaction plus rapide aux demandes d'assistance qui lui sont adressées par les pays.
D'autres recommandations visent à renforcer la capacité du Haut Commissariat à déployer des « équipes de réaction rapide » en situation de crise, assurer une présence auprès des opérations de maintien de la paix dans les zones de conflit. Il est également proposé de créer une unité spéciale du Haut Commissariat sur la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) et de renforcer les efforts de promotion des droits économiques, sociaux et culturels auprès du public.
Le plan d'action prévoit en outre un rôle de premier plan du Haut Commissaire pour favoriser une plus grande interaction avec les organes des Nations Unies concernés par les questions des droits de l'homme, l'établissement de partenariats plus étroits avec la société civile et la publication d'un rapport annuel thématique.
« L'objectif doit être de contribuer à combler le fossé qui sépare les idéaux des droits de l'homme exprimés dans l'enceinte des Nations Unies et les dures réalités du terrain » indique Louise Arbour.
Le texte souligne toutefois que pour que toutes ces recommandations se réalisent, il faudra une augmentation considérable des ressources.
« Alors que la Charte des Nations Unies identifie l'avancement des droits de l'homme comme l'un des principaux objectifs de l'Organisation, 1,8% du budget des Nations Unies seulement lui est affecté, et l'essentiel des ressources du Haut Commissariat proviennent de contributions extrabudgétaires ».
Louise Arbour estime donc dans son plan d'action que le Haut Commissariat devra doubler ses ressources au cours des cinq ou six prochaines années.
S'agissant de la proposition du Secrétaire général de réformer la Commission des droits de l'homme, qui deviendrait un Conseil des droits de l'homme chargé d'examiner les situations dans tous les pays, le Haut Commissariat « appuie fermement la proposition d'assurer la surveillance des situations dans les pays par un système efficace, juste et transparent d'examen par les autres États, et qui soit fondé sur l'universalité ».
« Pour sa part, le Haut Commissariat est disposé à contribuer aux efforts visant à trouver le meilleur moyen d'y parvenir », indique la Haute Commissaire aux droits de l'homme.
Louise Arbour avait regretté, lors de la clôture de la session annuelle de la Commission des droits de l'homme, que les questions relatives aux droits de l'homme restent traitées de manière insuffisante au niveau national. Elle avait également plaidé pour la création d'un Conseil des droits de l'homme qui remplacerait la Commission .

DANS LE CADRE DE LA RÉFORME DE L’ONU, KOFI ANNAN LANCE « ACTION DEUX », UNE INITIATIVE POUR LE RENFORCEMENT DE L’APPUI AUX SYSTÈMES NATIONAUX DE DÉFENSE DES DROITS DE L’HOMME

Compte tenu de l’importance qu’il y a à appuyer les États Membres dans les efforts qu’ils déploient pour renforcer leurs systèmes nationaux de promotion et de protection des droits de l’homme, le Secrétaire général des Nations Unies,
M. Kofi Annan, a lancé, le 27 octobre 2004, au Siège des Nations Unies à New York, son programme de réforme dans ce domaine. Le lancement vise à sensibiliser et promouvoir cette initiative auprès des partenaires, des parties prenantes, des donateurs et des bénéficiaires.

La Haut Commissaire aux droits de l’homme, Mme Louise Harbour, a présidé la manifestation au cours de laquelle se sont exprimés également M. Mark Malloch Brown, Président du Groupe des Nations Unies pour le développement, et Administrateur du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), M. Jan Egeland, Président du Comité exécutif pour les affaires humanitaires et Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires, et Mme Carol Bellamy, Directrice générale du Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF). Un message enregistré de Mme Thoraya Obaid, Directrice exécutive du Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP) a été diffusée. Une retransmission en direct a été assurée sur le site Internet suivant: http://www.un.org/webcast.

L’initiative, « Action Deux », fait suite au rapport du Secrétaire général intitulé « Renforcer l’ONU: un programme pour aller plus loin dans le changement » (A/57/387 du 9 septembre 2002), qui propose 36 « actions » pour que les Nations Unies consacrent leur attention sur les priorités établies par leurs États Membres, et que le Secrétariat offre un meilleur service. « Pour concrétiser la vision d’un monde juste et pacifique qu’appelle la Charte, il est essentiel de promouvoir et de défendre les droits de l’homme », souligne le Secrétaire général dans son rapport.

« Action Deux » appelle à une action conjointe des Nations Unies pour renforcer au niveau national les actions liées aux droits de l’homme. Elle préconise également un soutien renforcé aux États Membres intéressés dans l’établissement et le renforcement de systèmes nationaux de promotion et de défense des droits de l’homme, conformes aux normes internationales en vigueur.

L’appel d’« Action Deux » a été suivi d’un processus d’une année qui a vu l’adoption par vingt-et-un responsables de départements et institutions des Nations Unies d’un plan d’action interinstitutions, dans le cadre du Groupe des Nations Unies pour le développement, du Comité exécutif pour les affaires humanitaires et du Bureau du Haut Commissariat aux droits de l’homme.

Lancement de « Action 2 » : renforcement du système des Nations Unies pour appuyer la promotion et la protection des droits de l’homme dans le monde

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Pour un appui renforcé des Nations Unies à la promotion et à la défense des droits de l’homme dans le monde « DECISION 2 »

L’approche fondée sur les droits de l’homme dans le domaine de la coopération pour le développement "Vers une position commune des institutions des Nations Unies"

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