Contexte
-
Les pays du Sud et la région Arabe en particulier,
affrontent aujourd’hui les défis de la mondialisation
et l’exigence de la pertinence et de la durabilité
des investissements principalement dans les programmes de
lutte contre la pauvreté dans les zones rurales.
La multitude des financements, aides et prêts octroyés
pour la lutte contre la pauvreté dans les zones rurales,
n’a pas permis d’endiguer de façon significative
la migration des hommes et le recul significatif de la pauvreté.
- L’analyse des documents de projet, reflète
d’ambitieux objectifs et une grande «générosité
». L’ensemble des acteurs du développement
partagent sans doute les mêmes objectifs de durabilité,
mais restent encore dans une large mesure en deçà
du niveau de concertation et de collaboration permettant
la capitalisation des acquis. Ce que nous savons tous, c’est
que la mise en place d’un processus d’auto développement,
d’autonomie, de créativité, d’initiatives…
n’est souvent pas corrélé aux budgets
alloués.
Les exemples de réussite des processus de mobilisation
des communautés, sont plus corrélés
aux facteurs sociaux et culturels qu’aux volumes des
investissements.
- Après plus de trois décennies et de multitude d’approches et de projets, de documents théoriques, et des concepts opératoires et approches méthodologique, testées et « expérimentés » par le biais des projets dont certains ont eu des objectifs expérimentaux ou « pilotes », le temps est venu pour toutes les parties prenantes et acteurs d’analyser objectivement les leçons du passé.
Objectifs de l’atelier
1.
La réunion des différents acteurs du développement,
représentants des institutions de financement, d’agents
de développement, de responsables administratifs,
de représentants de la société civile,
nous permettra de capitaliser nos expériences et
de dresser un diagnostic objectif des facteurs de réussite
et de contraintes des programmes d’aide et des projets
de lutte contre la pauvreté dans le milieu rural.
2. L’élaboration des éléments
de recommandations pour une redéfinition des cadres
de l’aide pour le développement local et la
lutte efficace contre la pauvreté et l’exclusion
dans le monde rural.
3. Diffusion des recommandations aux parties prenantes pour
des mesures institutionnelles pratiques et réalisables.
>>> Lire le rapport final de l'atelier
Journée
mondiale de la lutte
contre la désertification et la sécheresse
17 juin 2005
Table ronde
Rôle des ONGs et des orgnisations de base dans lal lutte contre la désertification en Tunisie
A l'occasion de la célébration de la Journée
mondiale de la lutte contre la désertification et la sécheresse
le 17 juin 2005, le Centre d'information a organisé,
en collaboration avec l'Association d'appui aux initiatives
de développement et du Programme FEM à Tunis,
une table ronde portant sur "le rôle des ONGs
et des orgnisations de base dans lal lutte contre la désertification
en Tunisie.
Ouvrant la rencontre, le respnsable du Centre a rappelé que la désertification se confirmait chaque jour un peu plus comme un problème d'envergure mondiale, peu de gens le savent . A la fois phénomène naturel et processus lié aux activités humaines, la désertification fait partie des questions de dimension planétaires complexes où causes et conséquences étroitement mêlées n'ont pas encore livré à la connaissance objective les clés d'une explication simple et accessible à tous.
Il
a souligné par ailleurs à cette occassion
que les mouvements de la société civile ont,
dès le sommet de la terre à Rio en 1992, été
très sensibles à la question de la lutte contre
la désertification en tant que composante des problèmes
d’environnement mondial.
Fortement souhaité par les pays Parties et le secrétariat
de la CCD, le RIOD (Réseau international des ONG
sur la désertification) constitue le réseau
international d’ONG relié à la problématique
de la désertification mis en place dès 1994.
Il n’y a pas moins de 22 références sur le rôle et la participation de la société civile, de la population locale, des femmes et des jeunes dans le corps principal du texte de la Convention des Nations unies de lutte contre la désertification.
C’est dire, a-t-il poursuivi, que la mise en œuvre de la CDD est un champ important de participation des organisations non gouvernementales qui peuvent se prévaloir d’une légitimité fondée sur un ensemble de dispositions prévues dans les textes officiels.C'est pour tenter à notre niveau de relancer le débat sur la lutte contre la désertification que le Centre d’information en lien avec le l’AID et le FEM a pris part à cette initiative de vous réunir aujourd’hui.
La présente réunion constitue, selon lui, une opportunité utile aux acteurs tunisiens engagés dans des actions relatives à la lutte contre la désertification .
>>> Page spéciale sur la désertification
Année internationale du sport et de l'éducation physique
| LA
LANGUE UNIVERSELLE DU SPORT A UN POUVOIR FÉDÉRATEUR
ET APPREND L’ESPRIT D’ÉQUIPE ET
LA TOLÉRANCE, DÉCLARE LE SECRÉTAIRE
GÉNERAL AU PREMIER JOUR DE L’ANNÉE
INTERNATIONALE
Voici l’allocution prononcée, le 5 novembre 2004 , par le Secrétaire général, Kofi Annan, à un point de presse organisé au Siège pour lancer l’Année internationale du sport et de l’éducation physique: Je vois que nous faisons, aujourd’hui, salle comble, mais nous ne serons pas en reste. Nous sommes tous réunis ici pour une grande cause: l’Année internationale du sport et de l’éducation physique. Le sport est une langue universelle. Au mieux de ses capacités, il a un pouvoir fédérateur, unissant les gens, quels que soient leur origine, leur milieu social, leurs convictions religieuses ou leur situation économique. Et lorsque des jeunes participent à des activités sportives ou ont accès à l’éducation physique, ils peuvent déborder d’enthousiasme tout en apprenant les idéaux de l’esprit d’équipe et de la tolérance. C’est pourquoi l’Organisation des Nations Unies se tourne de plus en plus vers le monde du sport pour y trouver un soutien dans son œuvre en faveur de la paix et dans ses efforts pour atteindre les objectifs de développement du Millénaire. L’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé 2005 Année internationale du sport et de l’éducation physique. Je tiens à remercier l’Ambassadeur de la Tunisie, M. Hachani, d’avoir parrainé la résolution et du soutien résolu apporté par son pays à cette action. Le Fonds des Nations Unies pour les partenariats internationaux mérite également une mention pour le rôle important qu’il joue dans la promotion des programmes reposant sur le sport dans les pays en développement. Et l’année passée, mon Conseiller spécial pour le sport au service du développement et de la paix, Adolf Ogi, a coprésidé avec Carol Bellamy, la Directrice exécutive de l’UNICEF, une équipe de travail qui a rendu un excellent rapport sur les moyens de mettre au maximum le sport au service des objectifs de l’Organisation des Nations Unies. Avant tout, je souhaite remercier deux grands champions de nous honorer aujourd’hui de leur présence pour lancer l’Année internationale. Tout d’abord, un champion suisse, Roger Federer, qui est le premier joueur de tennis mondial. Roger, nous apprécions tous que vous ayez pu vous libérer pour être parmi nous, malgré un calendrier très chargé. L’autre est une championne kényenne, Margaret Okayo, qui a gagné l’an dernier le marathon de New York. Vous ne vous en douteriez pas en la regardant, mais oui, elle a gagné le marathon! Je pense que la plupart d’entre nous ne pourraient même pas arriver au bout. Mais elle a gagné et je sais que nous lui souhaitons tous bonne chance pour la défense de son titre, dimanche. L’un et l’autre symbolisent la force, la persévérance et les valeurs que l’Année internationale cherche à promouvoir. L’un et l’autre sont, j’ai le plaisir de le dire, des amis de l’Organisation des Nations Unies. Et l’un et l’autre seront d’excellents porte-parole qui nous aideront à toucher les gens dans le monde entier, en particulier les jeunes, et à faire en sorte que l’Année internationale soit, pour nous tous, un succès. |
Le sport et l'ONU (Document Powerpoint)
DROITS DE l'HOMME SUR INTERNET
SESSION DE FORMATION OUVERTE AUX JOURNALISTES TUNISIENS
Hammamet, 14-17 Février 2005
TROUVER L’EXPRESSION DES DROITS DE l’HOMME SUR INTERNET

Moyennant quelques démarches adaptées, tout individu qui le désire peut accéder, via interent, aux informations relatives aux Droits de l’Homme. Ce document (à télécharger ici) se réfère essentiellement à la recherche de documents écrits et rassemble les plus importantes adresses de sites web en la matière.
Ce sujet fera l'objet d'une session de formation destinée aux journalistes tunisiens, organisée, du 14 au 17 février 2005, par l'Institut arabe des droits de l'homme, le Centre d'information et Internews (ONG américaine). Suite >>
![]()
LIBERTE D'EXPRESSION ET D'INFORMATION
Les droits de l'homme dans la société de l'information
La question des droits de l'homme dans la société de l'information, et plus particulièrement celle relative à la libre circulaion de l’information est inscrite à l’ordre du jour du Sommet mondial sur la société de l’information, dont la deuxième phase aura lieu à Tunis du 16 au 18 novembre prochains.
La
liberté d'expression est un droit fondamental dans
notre société. Dans cet exposé, nous
allons nous interroger sur la relation entre le nouveau
média internet et ce droit fondamental.
D'abord, nous allons tracer les origines de la liberté
d'expression, avant de voir quelles nouvelles possibilités
s'ouvrent avec l'avènement du réseau numérique.
Toutefois, ce droit est rarement conçu comme absolu,
et les autorités essaient de définir ses limites.
Or, internet ne fait pas exception. Dernièrement,
nous verrons comment une lutte constante pour et contre
la liberté d'expression sur internet se fait sur
le réseau même.
Globalement, il faut constater qu'internet constitue un
progrès pour la liberté d'expression.
A
travers l'histoire, les droits fondamentaux, et en particulier
la liberté d'expression, ont été confirmés
comme des principes universels. Cependant, nous verrons
constamment ces droits et ces libertés circonscrits
par la régulation, la menace et la violence. La liberté
ne peut être assurée qu'à travers une
lutte constante.
Nous pouvons nous interroger sur le rôle que l'internet
peut jouer dans cette lutte constante. Qu'est-ce qu'il apporte
de nouveau, et comment peut-il servir la cause de la liberté
d'expression? Après le monopole de la parole, l'écriture
et ensuite l'imprimerie ont constitué des révolutions
pour le transfert d'idées et d'informations. Dans
le siècle passé, on a vu apparaître
les techniques audiovisuelles et enfin le numérique
et l'informatique? L'internet constitue la dernière
véritable révolution quant aux techniques
de transmission d'informations et d'idées.
Il s'agit d'un réseau de réseaux, et, selon
le professeur Pierre Mackay à l'Université
du Québec à Montréal, il tire son originalité
et son caractère novateur du fait que sa "circonférence
est partout et son centre nulle part". Il n'y a pas
de centre de contrôle ni des frontières sur
ce réseau. Tout intervenant est égal à
tous les autres. Le système dépasse les frontières
géographiques et politiques, ce qui constitue un
défi pour toute la logique étatique.
Or, internet peut être considéré comme
une possibilité inédite quant à la
liberté d'expression, sur lequel on peut communiquer
librement et instantanément d'un bout du monde à
l'autre. Les sites publiés sur le réseau ne
sont pas destinés à quelqu'un en particulier
et l'accès est en principe ouvert à tout le
monde, sans considération de proximité, de
nationalité ou de lieu de résidence. Dans
des groupes de discussion, on peut exprimer sa pensée
sans censure préalable.
Selon la Cour Suprême des Etats-Unis, il s'agit d'une
"conversation mondiale sans fin". La conversation
se fait entre individus, organisations, sociétés
et autorités. Toutefois, si les autorités
y participent, elles ne sont pas capables de contrôler
cette dynamique, qui échappe pour l'instant à
leurs mécanismes de contrôle trop basés
sur les frontières territoriales des Etats.
Est-on donc enfin passé à une véritable
liberté d'expression universelle, un demi-siècle
après la déclaration faite à l'Onu?
Au moins, s'agit-il d'un moyen formidable pour exercer ce
droit et pour défier les autorités qui essaient
de réguler les flux d'information et de communication.
Dans des sociétés illibérales, internet
peut donner accès à des informations "interdites"
et donner la possibilité d'exprimer ses soucis au
monde extérieur, même si cette possibilité
peut être circonscrite.
Pour les organisations non gouvernementales (ONG) traditionnelles
de défense des droits de l'homme et de la liberté
d'expression, internet constitue un nouveau moyen important.
Par voie du réseau, elles peuvent diffuser leurs
informations concernant des violations de ces droits, et
ces informations seront accessibles pour tout le monde.
Aussi, le réseau est-il utilisé pour lancer
des campagnes contre des régimes responsables de
telles violations.
Ainsi, des ONG comme Amnesty Internationalet Human Rights
Watch ou encore l’IADH ont depuis longtemps établi
des sites sur internet, qu'ils utilisent pur défendre
les droits de l'homme. Elles publient régulièrement
des informations sur des progrès et des reculs dans
ce domaine, y compris par rapport à la liberté
d'expression. Aussi, elles incitent les internautes à
réagir contre les régimes qui violent ces
droits.
Un autre phénomène est l'apparition d'organisations
de défense des droits de l'homme et de la liberté
d'expression, qui opèrent uniquement sur internet.
Digital Freedom Network, qui promeut des nouvelles méthodes
d'action par internet, en est un exemple. Elle essaie de
donner voix à ceux qui sont réprimés,
diffuser de l'information sur de telles violations, et inciter
les internautes à réagir par l'envoi d'emails
aux autorités qui ne respectent pas leurs obligations
dans ce domaine.
Internet constitue donc un progrès immense et une
opportunité inédite quant à la liberté
d'expression et la défense de cette liberté.
Cependant, il faut voir quelles limites on peut donner à
ce droit.
La liberté d'expression est un droit fondamental,
mais s'agit-il d'un droit absolu?
En fait, à l’ONU, nous défendons l’idée
selon laquelle la liberté de chacun doit s'arrêter
là où commence celle des autres. La liberté
de tout dire et dans n'importe quelle situation pourrait
restreindre la liberté d'autrui, en lui infligeant
des dommages directs ou indirects.
la Déclaration universelle des droits de l'homme
n'en fait par référence, mais le Pacte international
relatif aux droits civils et politiques de 1966 le fait
dans l'article 19§3:
"L'exercise des libertés…peut…être
soumis à certaines restrictions…expressément
fixées par la loi."
Mais, vu le caractère transfrontalier et global d'internet,
les autorités nationales ont du mal à assurer
le respect de tels principes. Elles essaient tout de même
de façons différentes de réguler le
contenu sur le réseau.
Les autorités nationales n'ont pas laissé
le champ libre et renoncé à tout droit d'intervenir
et d'essayer de réguler la communication qui se fait
sur internet. Comment essaient-elles de limiter la violation
des principes mentionnés? Ce nouveau média,
exige-t-il une nouvelle législation et des nouvelles
solutions? En principe, l'activité sur internet est
soumise aux mêmes règles et lois que d'autres
médias dans la société?
Dans de multiples pays, les autorités essaient par
la loi de limiter les abus de la liberté d'expression
sur internet, mais elles ont compris qu'internet est un
phénomène transfrontalier qui ne peut être
régulé au niveau national. C'est pourquoi
les pays essaient de coopérer au niveau international.
L’ONU, et ses agences spécialisées sont
des acteurs importants qui se sont engagés dans ce
domaine. La Deuxième phase du Sommet de Tunis permettra
peut-être d’arriver à un consensus quant
à l'adoption d'une Charte de coopération internationale
sur internet. Cette proposition de l’OCDE, qui vise
surtout à protéger la sécurité
de l'Etat, se propose de développer une coopération
politique et financière afin de prévenir et
réprimer l'utilisation des réseaux dont la
finalité est contraire à l'ordre et à
la sécurité publiques des Etats.
Nous avons vu qu'internet est à la fois un enjeu
dans la lutte pour la liberté d'expression et un
lieu où cette lutte se réalise. La quasi-totalité
des informations livrées sur cette question dans
cette brève intervention a été recherchée
sur le réseau.
Internet est un grand progrès pour la liberté
d'expression, car il donne des possibilités inédites
quant à la communication et l'information de façon
instantanée à travers les frontières
géographiques et politiques. La liberté d'expression
prend une forme universelle telle que prévue dans
la Déclaration universelle des droits de l'homme.
Cependant, il y existe des limites, suite à la volonté
des autorités d'essayer de limiter que l'abus d'une
telle liberté inflige des dommages à autrui.
Il s'agit tout d'abord d'essayer de promouvoir une conscience
de responsabilité dans l'utilisation d'internet,
car les autorités savent qu'il est impossible de
tout contrôler. Or, la liberté d'expression
n'en est pas fondamentalement en danger.
Les menaces de la part de régimes autoritaires sont
beaucoup plus inquiétantes, et constituent une vraie
limite quant à la liberté d'expression sur
internet. Une limitation d'accès au réseau
et des menaces de représailles pour une utilisation
« dommageable » met en question la nature universelle
de cette liberté. D'autant plus que ces pays sont
souvent relativement pauvres et que ceci limitent encore
plus l'accès. Cependant, internet est une nouvelle
arme pour les ONG qui combattent les régimes autoritaires,
les violations des droits de l'homme et l'interdiction de
s'exprimer librement. Le réseau est utilisé
pour donner de la mauvaise publicité pour ces régimes
et pour les mettre sous pression internationale de libéraliser
leurs régimes.
Sur le réseau même, une bataille se fait entre
ceux qui proclament le droit de s'exprimer sans limites
et ceux qui souhaitent une régulation par les autorités
ou par les internautes mêmes. Pour ou contre, ceci
est en soi un signe de liberté d'expression. Au final,
il faut constater que le réseau constitue un pas
en avant pour la liberté d'expression et qu'il jouera
un rôle important pour étendre cette liberté
à des nouvelles sphères.
Merci de votre attention.
Réunions d’information avec le Groupe de personnalités éminentes du Secrétaire général sur les relations entre l’ONU et la société civile
21 juin 2004
LE
GROUPE DE PERSONNALITÉS ÉMINENTES SUR LES
RELATIONS ENTRE L’ONU ET LA SOCIÉTÉ
CIVILE FAIT LE BILAN DE SA PREMIÈRE ANNÉE
D’ACTIVITÉ
Il présente 30 propositions pour améliorer la contribution de la société civile aux objectifs des Nations Unies.
C’est parce que les États ne peuvent plus faire
face à eux seuls à la diversité des
problèmes économiques et sociaux mondiaux
qu’il est indispensable aujourd’hui de tirer
partie des capacités et du pragmatisme de tous les
acteurs de la société civile au service des
objectifs de développement, a déclaré
ce matin, au cours d’une réunion d’information,
M. Fernando Henrique Cardoso, Président du Groupe
de personnalités éminentes du Secrétaire
général sur les relations entre l’ONU
et la société civile dans son discours liminaire.
Présidé par la Vice-Secrétaire générale Louise Fréchette, cette réunion a également été l’occasion pour l’ancien Président du Brésil de souligner la nécessité pour les Nations Unies de ne plus être uniquement une structure intergouvernementale mais d’investir fortement dans des partenariats entre diverses parties prenantes, comme les parlementaires, la société civile ou le secteur privé pour relever les défis à la fois au niveau opérationnel et à celui de l’élaboration des politiques.
Introduisant le rapport du Secrétaire général sur la question*, M. Cardoso, a présenté les 30 propositions formulées par le Groupe visant à faciliter la participation de la société civile aux travaux de l’ONU. Le Groupe a articulé ses propositions autour de quatre grands principes suivants: la nécessité de tenir compte de la nature changeante du multilatéralisme qui inclut désormais des acteurs non étatiques; l’importance d’englober une multiplicité de parties prenantes; la nécessité de relier le local avec le global de manière à ce que le travail opérationnel sur le terrain contribue réellement la réalisation des objectifs mondiaux; aider à renforcer la démocratie en mettant l’accent sur la démocratie participative et amener les institutions intergouvernementales à devenir plus responsables et plus réceptives aux aspirations de la population mondiale.
Présentant les possibilités de mise en œuvre des recommandations, Mme Mary Racelis (Philippines), personnalité du Groupe, a souligné la nécessité d’instituer un processus d’accréditation d’organisations de la société civile unique auprès de l'Assemblée générale, fondé sur le mérite. En effet, elle a suggéré que le processus d’accréditation des ONG actuellement confié à l’ECOSOC ne soit plus basé uniquement sur des critères économiques et sociaux ou sur les liens de telle ou telle ONG avec tel ou tel gouvernement. Le Groupe a regretté que les dispositifs d’accréditations existants dans le cadre de l’ECOSOC étaient souvent mus par les préoccupations politiques des États Membres plutôt que par la contribution possible des intervenants en terme de connaissances et d’expériences. Par conséquent, il est proposé que le Secrétariat soit chargé des accréditations, même si la décision définitive reste aux États Membres. S’agissant du soutien à la société civile des pays en développement, elle a proposé la création d’un fond spécial pour harmoniser les contributions des sociétés civiles du nord et du sud.
Outre les personnalités éminentes présentes à New York, à savoir Prakash Ratilal (Mozambique), Mary Racelis (Philippines) et Kumi Naidoo (Afrique du Sud) intervenaient également par vidéo conférence en direct de Genève Bagher Asadi (Iran), Malini Mehra (Inde) et André Erdös (Hongrie). La participation et l’influence croissantes des acteurs non étatiques renforcent la démocratie et redéfinissent le multilatéralisme et les organisations de la société civile sont aussi les grands moteurs de certaines des initiatives les plus novatrices qui visent à lutter contre les menaces de portée mondiale, a-t-il été affirmé.
Répondant aux questions et aux inquiétudes de plusieurs délégations et à des commentaires de représentants de la société civile, le Président Cardoso a indiqué que la démarche du Groupe consistait à reconnaître une réalité déjà existence, sans bouleverser ou menacer un équilibre ou un processus de décision existant aux Nations Unies. La réalité, a-t-il insisté, est que nous ne pouvons plus nous passer de la contribution des parlementaires, de la société civile et du secteur privé. C’est pourquoi il est urgent de faire preuve de pragmatisme en facilitant le processus de contribution de ces groupes aux travaux et aux objectifs des Nations Unies.
Les personnalités dans leur ensemble ont souligné la nécessité pour les Nations Unies de changer et d’adapter leur façon de travailler aux mutations que connaît le monde en ce début de siècle. C’est pourquoi, ils ont exhorté le Secrétaire général à faire preuve d’audace pour que l’Organisation tienne compte de l’influence croissante de la société civile et profite de son expérience pour mieux s’attaquer aux problèmes de notre époque. Le Secrétaire général sera amené en automne prochain à présenter les conclusions des travaux du Groupe de personnalités éminentes devant l'Assemblée générale qui devra se prononcer sur les 30 propositions formulées aujourd’hui.
C’est
en février 2003, que le Secrétaire général
a constitué le Groupe de personnalités éminentes
sur les relations entre l’Organisation des Nations
Unies et la société civile en lui demandant
d’examiner les principes directeurs, les décisions
et les pratiques actuelles concernant l’accès
et la participation des organisations de la société
civiles aux délibérations et au processus
de l’ONU. Outre le Président Cardoso et les
personnalités qui ont participé à la
réunion d’aujourd’hui, le Groupe est
composé également de Manuel Castells (Espagne),
Birgitta Dahl (Suède), Peggy Dulany (États-Unis),
Juan Mayr (Colombie) et Arminata Traoré (Mali). ![]()
Les
organisations non gouvernementales ont toujours joué
un rôle à l’ONU. Il est écrit
à l’Article 71 de la Charte des Nations Unies
que : Le Conseil économique et social peut prendre
toutes dispositions utiles pour consulter les organisations
non gouvernementales qui s'occupent de questions relevant
de sa compétence. Ces dispositions peuvent s'appliquer
à des organisations internationales et, s'il y a
lieu, à des organisations nationales après
consultation du Membre intéressé de l'Organisation.
Le rôle et la présence des acteurs de la société
civile dans les processus de l’ONU ont considérablement
augmenté au cours des deux dernières décennies.
Il y a eu notamment un accroissement spectaculaire de leur
participation au cycle des grandes conférences tenues
dans les années 90. On estime à 30 000 le
nombre de personnes ayant participé aux fora des
organisations non gouvernementales (ONG) qui ont eu lieu
parallèlement à la Conférence de Beijing
sur les femmes en 1995 ; et 35 000 personnes ont participé,
à l’intérieur ou en marge, au Sommet
mondial pour le développement durable de Johannesburg
en 2002
Des milliers d’organisations de la société
civile (OSC) prennent désormais une part active aux
travaux de l’ONU et n’ont pas simplement un
rôle d’observateurs.
Les OSC ont prononcé un tiers des discours de la
plénière à la quatrième Conférence
mondiale sur les femmes à Beijing et ont utilisé
un tiers du temps du débat général
cette année au cours de la session de la Commission
des droits de l’homme. Elles ont pris la parole lors
de sessions extraordinaires et dans des comités de
l’Assemblée générale ; elles
ont, à diverses occasions, pris la parole devant
les membres du Conseil de sécurité ; elles
participent à des comités préparatoires
et siègent au conseil d’administration de divers
programmes et initiatives.
Le Groupe chargé d’examiner l’interactivité avec la société civile voit une Organisation des Nations Unies fonctionnant au sein d’un réseau
Les organisations associatives et les entreprises sont les acteurs clés des affaires politiques et sociales du monde, et l’ONU doit les faire participer plus activement aux processus qui mènent aux décisions que prennent les gouvernements, indique le rapport d’un groupe indépendant publié aujourd’hui. Ce groupe est dirigé par l’ancien Président du Brésil Fernando Henrique Cardoso.
Le Groupe de 12 personnalités éminentes nommées l’année dernière par le Secrétaire général, M. Kofi Annan et chargées d’examiner l’interactivité entre la société civile et l’ONU , a recommandé notamment que l’Assemblée générale fasse plus régulièrement participer les organisations de la société civile à ses travaux, que le dialogue de la société civile avec le Conseil de sécurité soit accru et approfondi et que les associations de la société civile participent de manière plus étroite au travail de l’ONU sur le terrain. Le Groupe propose également de créer un fonds spécial afin d’aider les organisations de la société civile des pays en développement à renforcer leur capacité à travailler efficacement avec l’ONU.
Dans une lettre communiquant cette étude à l’Assemblée générale, le Secrétaire général s’est félicité de la « précieuse contribution apporté par le Groupe au processus de réforme de l’ONU », et il a demandé aux Etats Membres de l’examiner avec soin, ajoutant que lui-même et son personnel en feraient tout autant, et feraient cet automne à l’Assemblée d’autres observations et propositions relatives à des mesures pratiques.
Changement de paradigme
L’idée centrale du rapport, intitulé « Nous, les peuples : la société civile, l’Organisation des Nations Unies et la gouvernance mondiale » est de promouvoir un changement de paradigme dans la façon dont l’ONU organise ses travaux – un changement, laisse entendre le rapport, qui est déjà en cours.
Le processus intergouvernemental traditionnel – des gouvernements qui négocient un accord mondial que les organismes et les Etats Membres de l’ONU mettent ensuite en application – est complété par des « réseaux décisionnaires mondiaux » qui rassemblent des groupes d’intérêt tels que les gouvernements locaux, la société civile et les entreprises, et les gouvernements centraux dans des initiatives conjointes à des fins d’analyse de la situation politique et d’action. Ces changements incitent l’ONU à entrer en contact avec d’autres interlocuteurs que les gouvernements centraux qui constituent la base de ses membres, tout en demeurant essentiellement un organe intergouvernemental multilatéral de prise de décisions.
Au
niveau de la procédure, la participation des réseaux
peut se faire par l’intermédiaire de tout un
éventail d’instances parrainées par
l’ONU : tables rondes interactives de haut niveau
pour passer les questions en revue ; conférences
mondiales pour définir des normes, fixer des objectifs
et mettre des mesures en marche ; partenariats multisectoriels
pour actualiser les normes et les objectifs ; auditions
multisectorielles pour veiller au respect des normes
et revoir les stratégies; et comités mondiaux
de politique publique pour susciter la participation des
experts parlementaires.
Voie à double sens : mondial et national
Le rapport préconise également un réalignement des relations entre les dimensions locale et mondiale des travaux de l’Organisation,
D’une approche allant essentiellement du sommet à la base – des accords mondiaux communiqués aux gouvernements en vue de leur exécution nationale – le Groupe cherche à passer à une voie qui soit davantage à double sens. L’ONU, les gouvernements et toute une gamme d’acteurs de la société civile travailleraient ensemble à des stratégies visant traduire des accords mondiaux en programmes adaptés au contexte national, tout en faisant connaître les enseignements tirés des processus nationaux aux instances supérieures afin qu’il en soit tenu compte au moment où est établi le programme mondial.
L’ONU devrait s’attaquer plus activement au « déficit démocratique » manifeste au sein de la gouvernance mondiale, indique le rapport. Dans la démocratie du XXIe siècle, déclare le Groupe, l’opinion publique, s’exprimant mondialement par la voie des communications numériques, devient une force considérable dans la définition des politiques et des priorités. Une meilleure intégration de la société civile et un renforcement du rôle des parlementaires dans les délibérations internationales permettraient de s’attaquer à une des principales incohérences du monde politique contemporain, á savoir que la substance de la politique est de plus en plus internationale, tandis que le processus de la politique (la façon dont on arrive aux décisions) reste essentiellement national. Le Groupe indique également que les organisations internationales devraient rendre davantage compte de leurs actes et être plus transparentes.
Le Groupe appuie également l’idée d’un bureau central qui superviserait les différents types d’interaction des organisations de la société civile avec l’ONU.
Informer les Etats Membres
Avant de présenter son rapport en personne au Secrétaire
général ce matin, le Président Cardoso
a fait un exposé aux délégations nationales
et aux représentants de la société
civile à l’ONU à New York et à
Genève par vidéoconférence.
« Au fil des ans, les liens de l’ONU avec la société civile se sont grandement affermis et multipliés, » peut-on lire dans le rapport du Groupe. Mais « des difficultés et des tensions se sont fait jour, en particulier dans le processus de délibération. Les gouvernements ne sont pas toujours très heureux de partager ce qui, traditionnellement, relevait de leur autorité…En même temps, nombreux sont ceux qui,dans la société civile, ont un sentiment croissant de frustration : ils peuvent prendre la parole à l’ONU, mais ils se demandent si on les écoute ou si leur participation a un effet quelconque sur les résultats. »
Le Groupe chargé des relations avec la société
civile avait été nommé en février
2003 dans le cadre de la réforme générale
de l’ONU lancée par le Secrétaire générale,
M. Kofi Annan. Outre le Président Cardoso,
il comprend 11 autres membres affiliés à des
gouvernements, à des organisations non gouvernementales,
à des universités et/ou au secteur privé.
Ce sont M. Bagher Asadi (Iran), M. Manuel Castells (Espagne),
Mme Birgitta Dahl (Suède), Mme Peggy Dulany (Etats-Unis),
M. Etré Erdös (Hongrie), M. Juan Mayr (Colombie),
Mme. Malini Mehra (Inde), M. Kumi Naidoo (Afrique du Sud),
Mme. Mary Racelis (Philippines), M. Prakash Ratilal (Mozambique)
et Mme Aminata Traoré (Mali).
ONG -ATELIER EN MATIERE DE COMMUNICATION

Le Fonds pour l'environnement mondial a organisé, en partenariat avec l’Association de Soutien à l'Auto Développement, l’Association Tunisienne des Journalistes et le Centre d'Information des Nations Unies à Tunis, le 10 mai dernier à l'Ile de Kerkenna, un atelier en matière de communication destiné à renforcer les capacités des ONG en la matière.

Support
de formation :
Communication et environnement
Par Anouar Moalla,
C onsultant en communication
Toute activité sociale postule des échanges d’information, soit entre les membres d’un même groupe, soit les membres de groupes différents. D’aucuns confondent information et communication. C’est pourquoi il y a lieu de les définir - Plus de détails
Les outils de la communication
Par Hafedh Hentati Plus de détails
Intervention de Amor NEKHILI
Chargé de
bureau
Centre d’information de l’ONU à Tunis Plus de détails
Une fresque murale au Centre
Hamadi Ben Saâd devant sa fresque
A l'occasion de la Journée des Nations Unies, le Centre d'information a offert ses murs à la création artistique, en invitant le peintre tunisien Hamadi Ben Saâd à porter son regard d'artiste plasticien sur les grands défis du nouveau millénaire, s'inspirant cete fois-ci des six valeurs reflétant l’esprit de la Charte des Nations Unies, à savoir la liberté, l’équité et la solidarité, la tolérance, la non-violence, le respect de la nature et la responsabilité partagée.
Ouverte et généreuse, bouillonnante de couleurs, la fresque de Hamadi Ben Saâd se présente comme un rendez-vous des peuples de la planète. Les personnages, à qui seule la parole manque, dialoguent et se croisent.
De la peinture, l'ariste plasticien ne garde que cet art du geste médité mais spontané. Sa fresque est une cible frémissante, vibrante, exigeante même. Elle nous contraint à notre tour à l'errance des yeux donc à nous interroger sur notre propre devenir. <Pour visualiser la fresque, cliquez ici>
Journée d'étude autour du Rapport du Millénaire du Secrétaire général
"Nous les peuples, le rôle des Nations Unies au XXIe siècle"
RAPPORT DU MILLENAIRE DU MILLENAIRE DU SECRETAIRE GENERAL
Lundi
3 avril 2000, le Secrétaire général des Nations Unies, M.
Kofi Annan a présenté devant les membres de
l'Assemblée générale son rapport du Millénaire intitulé "Nous
les peuples : le Role des Nations Unies au XXIe siècle". Cette
rencontre a été l'occasion, pour Kofi Annan,
de donner un avant-goût de sa vision de l'ONU au siècle prochain;
le rapport étant surtout destiné, à la prochaine session de
l'Assemblée générale dite "Assemblée du Millénaire" et plus
précisément au "Sommet du Millénaire".
Annoncé comme le plus grand rassemblement de Chefs d'Etat et de Gouvernement jamais vu jusqu'ici, le Sommet, qui se tiendra le 5 septembre, doit permettre aux dirigeants de ce monde d'amorcer une réflexion sur la manière dont l'ONU peut relever au mieux les défis du siècle. Pour son rapport, le Secrétaire général a choisi comme thème essentiel la nécessité de faire de la mondialisation un processus créateur d'opportunités pour tous.
A cette occasion, l'Association des études internationales, en collaboration avec le Centre d'information, a organisé le 26 juin 2000 à Tunis une rencontre , au cours de laquelle différentes personnalités tunisiennes de haut rang, dont l'ex-Premier ministre tunisien, M. Hédi Baccouche, et M. Noureddine Hached, Secrétaire général-adjoint de la Ligue des Etats arabes, ont passé en revue les grandes lignes de ce document de référence. Vous trouverez,ci-après, les interventions de l'ambassadeur Rachid Driss e celle du Professeur Khélifa Chater.<Cliquez ici pour la suite>
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Petite galerie de photos rendant compte de la visite officielle qu'a effectuée en Tunisie, M. Kofi Annan, Secrétaire général de l'ONU, les 2 et 3 décembre 1998.
Bref aperçu de l'action des Nations Unies et du Centre en direction des ONG.
Le Centre publie tous les mois des cahiers portant sur les grands dossiers politiques, économiques et sociaux analysés par le Secrétaire général, et examinés au sein de l'Assemblée générale, du Conseil de sécurité ou du Conseil économique et social. Ces documents sont à votre disposition à la bibliothèque du Centre.
Pour tous vos commentaires, prière de nous contacter à cette adresse: unic.tunis@planet.tn ou par courrier postal: Centre d'information des nations Unies à Tunis- 61, Boulevard Bab Benat. BP 863. Tunis-Téléphone: +216 71.560203-+216 71.567615- Télécopie: +216 71.568811





















L’Association
des Études Internationales (AEI) en collaboration avec
le Secrétariat 

