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Les
Conventions de Genève : la pierre angulaire du droit
international humanitaire
Les
Conventions de Genève et leurs Protocoles additionnels
sont des traités internationaux qui contiennent les
règles essentielles fixant des limites à la
barbarie de la guerre. Ils protègent les personnes
qui ne participent pas aux hostilités (les civils,
les membres du personnel sanitaire ou d’organisations
humanitaires) ainsi que celles qui ne prennent plus part
aux combats (les blessés, les malades et les naufragés,
les prisonniers de guerre). Liens vers certains documents
de référence.
Les Conventions de Genève et leurs Protocoles additionnels
font partie du droit international humanitaire, un ensemble
de garanties judiciaires qui se rapportent à la manière
de conduire la guerre et assurent la protection des personnes.
Ils protègent tout particulièrement les personnes
qui ne participent pas aux hostilités (les civils,
les membres du personnel sanitaire et religieux ou d’organisations
humanitaires) ainsi que celles qui ne prennent plus part
aux combats (les blessés, les malades et les naufragés,
les prisonniers de guerre).
Les Conventions et leurs Protocoles prévoient que
des mesures seront prises pour prévenir ce que l’on
appelle les « infractions graves » ou y mettre
un terme ; les auteurs de ces infractions doivent être
punis.
Plus de 190 Etats ont adhéré aux Conventions,
soit presque la totalité des pays du globe. >>>
3e
Convention
- traitement des prisonniers de guerre
4e
Convention
- protection des personnes civiles
en temps de guerre
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A L'AFFICHE
Journée
internationale de solidarité avec le peuple
palestinien
Tunis,
29 novembre 2006
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En
1977, l'Assemblée générale a demandé
que soit célébrée chaque année,
le 29 novembre, la Journée internationale de solidarité
avec le peuple palestinien (résolution 32/40 B).
Ce jour marque l'adoption, en 1947, par l'Assemblée
générale de la résolution sur le partage
de la Palestine (résolution 181 (II)).
Le
1er décembre 2004, par sa résolution 59/29,
l'Assemblée générale a prié
le Comité pour l'exercice des droits inaliénables
du peuple palestinien et la Division des droits des Palestiniens,
dans le cadre de la célébration de la Journée,
de continuer d’organiser une exposition annuelle sur
les droits des Palestiniens, en coopération avec
la Mission permanente d’observation de la Palestine
auprès de l’Organisation des Nations Unies.
De plus, l'Assemblée a encouragé les États
Membres à continuer de donner à cette manifestation
l’appui et la publicité les plus larges.
A
cette occasion, le système des Nations Unies à
Tunis et l'Ambassade de Palestine organisent, le 29 novembre,
au siège de l'ONU, une cérémoie, au cours de laquelle seront
lus les messages adressés à la communauté internationale
par le Secrétaire général de l'ONU et le Président de l'Autorité
palestinienne.
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Mercredi
29 novembre
19:00
Cérémonie
Siège
des Nations Unies
Tunis
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PERSONNE
NE PEUT FAIRE LA PAIX À LA PLACE DES ISRAÉLIENS ET DES PALESTINIENS,
OU LA VOULOIR PLUS QU'ILS NE LA VEULENT EUX-MÊMES, SOULIGNE
KOFI ANNAN
Message
du Secrétaire général
à l'occasion de la Journée internationale de solidarité
avec le peuple palestinien
New York, le 29 novembre 2006
Le règlement pacifique du conflit israélo-palestinien reste,
hélas, une chimère. Les occasions de faire avancer le processus
de paix qui se sont succédé sont restées vaines. Et la situation
sur le terrain est extrêmement préoccupante.
Les opérations militaires menées dans la bande de Gaza ont
entraîné une augmentation spectaculaire du nombre de victimes
civiles, des dégâts matériels et la destruction des infrastructures.
J'ai maintes fois exhorté Israël à faire preuve de la plus
grande retenue et à s'abstenir d'aggraver une situation
déjà sombre. J'ai également souligné, et je continuerai
de le faire, qu'Israël était tenu de protéger les civils
palestiniens, conformément au droit international.
Les Israéliens vivent eux aussi dans l'insécurité. Ils exigent,
à juste titre, que l'Autorité palestinienne prenne des mesures
crédibles afin d'empêcher les attaques dirigées contre eux
et contre leur territoire. Les tirs de roquettes incessants
des militants palestiniens contre des cibles civiles israéliennes
sont inacceptables et doivent immédiatement cesser.
L'Autorité palestinienne est elle-même affaiblie par une
crise politique et financière. L'état de délabrement inquiétant
des institutions, des écoles et des hôpitaux palestiniens
aggrave encore les souffrances de la population. La détérioration
de la situation humanitaire en Cisjordanie et dans la bande
de Gaza appelle une attention immédiate, et j'espère que
la communauté des donateurs continuera de faire preuve de
générosité.
L'impasse dans laquelle se trouve actuellement la situation
et les effusions de sang qui se produisent sont d'autant
plus tragiques que nous savons qu'une large majorité de
Palestiniens et d'Israéliens souhaitent une solution négociée,
prévoyant deux États - solution qui mettrait fin à l'occupation
qui dure depuis 1967, créerait un État palestinien indépendant
et garantirait la sécurité d'Israël. Je suis également persuadé
que les dirigeants de chaque camp - le Président Abbas et
le Premier Ministre Olmert - sont réellement déterminés
à mettre fin aux souffrances et à l'incertitude que connaissent
leurs peuples depuis des décennies.
C'est aux parties elles-mêmes qu'il incombe au premier chef
de trouver une issue au conflit, en s'engageant dans un
processus politique viable pouvant mener à la paix à laquelle
les deux peuples aspirent. Personne ne peut faire la paix
à leur place, leur imposer la paix ou vouloir la paix plus
qu'ils ne la veulent. La communauté internationale a cependant
joué un rôle crucial dans ce conflit depuis son origine
et il est donc aussi de sa responsabilité de contribuer
à trouver une solution.
L'Organisation des Nations Unies, fer de lance de cet effort
international depuis toujours, est profondément engagée
en faveur de la paix et dans les actions visant à soulager
les souffrances. Nous ne devons pas oublier que nous commémorons
aujourd'hui le jour où, en 1947, l'Assemblée générale a
proposé pour la première fois de créer deux États. Les résolutions
242, 338, 1397 et 1515 du Conseil de sécurité balisent toujours
la voie vers une solution juste et durable. Nos opérations
de maintien de la paix ont permis de créer un espace pour
la diplomatie. Le Coordonnateur spécial des Nations Unies
pour le processus de paix au Moyen-Orient reste en étroite
collaboration avec les parties en présence et avec les représentants
de la communauté internationale ouvrant dans la région.
Par ailleurs, nos organismes humanitaires et de développement
continuent d'assurer la survie de millions de Palestiniens
dans le besoin. Je salue le travail accompli par les hommes
et les femmes qui, au sein de ces organismes, s'acquittent
de leurs tâches dans des conditions de plus en plus périlleuses.
En cette Journée internationale, prenons l'engagement de
donner un nouveau souffle au processus de paix, pour que
les objectifs de souveraineté pour la Palestine et de sécurité
pour l'État d'Israël soient atteints avant que cette tragédie
ne fasse encore de nouvelles victimes.
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